‹ Sonnets capricieuxChapitre 57 sur 259 · THEATRE · texte numérisé non relu

THEATRE

Terribles ou gais, farouches ou drôles, Tous les animaux de cet univers Se sont partagé les différents rôles Du drame terrestre aux actes divers.

Le lion, le tigre et l'ours blanc des pôles Représentent bien les princes pervers :

Ils ont le manteau royal aux épaules Et n'en sont pas moins sujets aux revers.

Après les acteurs de la tragédie.

On voit venir ceux de la comédie, Singes, perroquets, écureuils jongleurs.

Tout l'art dram:\tiqae enfin se consomme. Tout se réunit, le rire et les pleurs, Chez cet histrion qui s'appelle l'homme!

A UiN LÉZARD GRIS

Pourquoi partir ainsi comme un trait qu'on décoche? Pauvre animal peureux, ne crains aucun danger : •Ce passant que tu fuis, au bruit de son approche. N'est pas un ennemi , pas même un étranger.

11 tremble comme toi lorsque l'hiver est proche, Comme toi par un somme il voudrait l'abréger; Il aime comme toi le midi sur la roche : Reviens, la place est bonne et peut se partager.

A l'abri de ce mur, sous ces touiïes de lierre, Reprends à mon côté ta place familière ; Nous dormirons ensemble à ce tiède soleil :

Et l'astre, dans sa gloire et son indifférence. De riiomme et du lézard chauffera le sommeil. Sans faire entre eux de différence !

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