L'AÏEUL
Nouant sa queue à la ficelle Qui pend à deux mâts assortis, Il vogue dans l'air, sans nacelle, Aux yeux des grands et des petits.
Puis il dévore sans vaisselle Ce qu'on jette à ses appétits ; Puis il se gratte sous l'aisselle, Devant les gamins divertis.
Triste animal dont l'homme joue, Fais ta grimace, enfle ta joue.
Montre-nous bien tes tics nerveux.
Je ne saurais, âme ufîensée,
Me résigner à la pensée
De n'être qu'un de tes neveux !