‹ Sonnets capricieuxChapitre 59 sur 259 · L'AÏEUL · texte numérisé non relu

L'AÏEUL

Nouant sa queue à la ficelle Qui pend à deux mâts assortis, Il vogue dans l'air, sans nacelle, Aux yeux des grands et des petits.

Puis il dévore sans vaisselle Ce qu'on jette à ses appétits ; Puis il se gratte sous l'aisselle, Devant les gamins divertis.

Triste animal dont l'homme joue, Fais ta grimace, enfle ta joue.

Montre-nous bien tes tics nerveux.

Je ne saurais, âme ufîensée,

Me résigner à la pensée

De n'être qu'un de tes neveux !

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