‹ Sonnets capricieuxChapitre 62 sur 259 · LES FRUITS DE L'ARBRE · texte numérisé non relu

LES FRUITS DE L'ARBRE

Vos disciples, Seigneur! s'en allaient par les routes.

Distribuant la grâce à tout le genre humain.

Ils allaient secourant, bénissant en chemin

Les corps pleins de misère et les cœurs pleins de doutes.

Ils ouvraient des abris, des retraites à toutes Les souffrances du Juif, du Grec ou du Romain ; Et, sur le pauvre peuple, ils élevaient des voûtes Où le temps jusqu'ici n'osa porter la main.

Voici que les enfants des nouvelles doctrines Ont fait d'autres travaux que le monde peut voir : Ils ont mis sous nos murs les flammes et les mines.

A Paris, c'est par eux que maintenant, le soir, Au-dessus des palais le ciel semble plus noir. Car on ne le voit plus qu'à travers des ruines!

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