‹ Sonnets capricieuxChapitre 64 sur 259 · L'HERBE TENDRE · texte numérisé non relu

L'HERBE TENDRE

Connaissez- vous Syrus ? On vante sa sagesse. Kuyant la grande ville et ses folles rumeurs, Il habite un faubourg, et travaille sans cesse A des livres qu'il porte ensuite aux imprimeurs.

Volontiers écrivant contre cette jeunesse Qui n'a plus désormais ni réserve ni mœurs, Il vit d'herbe et de fruits, et sa seule faiblesse , Quand revient le printemps, est d'aimer les primeurs.

Lise apporte le linge une fois par semaine. Solitaire, il connaît le jour qui la ramène : Elle a l'oreille rose, elle a le nez au vent.

11 ne lui déplaît pas de la voir, de l'entendre ,

Et tout cela finit, un jour, par un savant

Qui fait ce que fit l'âne auprès de l'herbe tendre!

PORTfJAIïS ET CARACTÈRES. 8<J

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