‹ Sonnets capricieuxChapitre 76 sur 259 · GUIGNON · texte numérisé non relu

GUIGNON

On partait pour le bal : Madame était coiffée; Trois gerbes de rubis ornaient ses cheveux blonds, Magnifiques cheveux de déesse ou de fée, Qui, tout à l'heure encor, pendaient jusqu'aux talons.

Les souliers étaient mis et la robe agrafée ; Quelle robe! un jardin semé de papillons. Jamais reine de bal ne fut mieux attifée. Le triomphe était sûr, l'heure sonnait, allons !

Tout à coup, elle apprend d'un serviteur qui pleure. Elle apprend que son père est mort, frappé sur l'heure. Désespoir! pâmoison ! cris contre le destin!

Hélas! voilà qu'on rentre et qu'on se déshabille,

Et qu'on regrette bien ce père de famille,

Oui, certe, aurait pu vivre au moins jusqu'au matin !

PORTRAITS ET CARACTÉRKS. 101

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