‹ Sonnets capricieuxChapitre 81 sur 259 · LE PRONOM POSSESSIF · texte numérisé non relu

LE PRONOM POSSESSIF

llien qu'une poche vide et qu'une bourse plate.

11 a donc épousé, par excès de raison,

Une fille très-laide, ayant une maison

El des champs dont l'ampleur au soleil se dilate.

Dès lors, fermant le tout d'une cloison de latte, 11 dit à tout venant : u Mes arbres, mon gazon ! » Le pronom possessif, mon, ma, mes, cela (htte. Mon bois, mes rossignols, mon ciel, mon horizon.

L'autre jour, le digne homme, en longeant sa charmille,

Voit une blonde enfant, malicieuse fille

Qui portait à la main trois brins d'herbe flottants.

« D'où vient cela? dit-il, de mon jardin, sans doute? — J'ai pris ces fleurs, dit-elle, au bord de la grand' roule, Et n'ai pris que cela dans tout votre printemps ! »

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