‹ Sonnets capricieuxChapitre 82 sur 259 · LES YEUX DE LA MERE · texte numérisé non relu

LES YEUX DE LA MERE

D'où vient-il? mal peigné, les cheveux en broussailles, Le drap de la culotte en maint endroit disjoint, Et par ses compagnons, qui cherchent les batailles. Meurtri de coups de pied, meurtri de coups de poing!

Ses doigts gercés et noirs semblent couverts d'écaillés; De je ne sais quel jus tout son visage est oint. 11 a frotte sa veste à toutes les murailles. Et sa chemise pend derrière le pourpoint.

Affreux échantillon des charmes du bas âge!

A voir ces mains, ces yeux, ce nez, tout ce visage,

On voudrait tout à coup le plonger dans un bain.

Respectez, cependant, cette horrible chimère. Tel que vous le voyez : « 0 mon beau Chérubin ! Viens m'embrasser, » lui dit sa mère.

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