‹ Sonnets capricieuxChapitre 83 sur 259 · UN ORPHELIN · texte numérisé non relu

UN ORPHELIN

Le père n'est pas mort : il court à ses affaires; A tous les jeux de Bourse il exploite ses fonds. Pour vivre avec orgueil dans les brillantes sphères, Il faut puiser de l'or dans les calculs profonds.

La mère n'est pas morte : elle est à ses chiffons, Elle est à son miroir, à ses folles chimères-, Sans compter deux horreurs de petits chiens griffons Qui l'aident à passer les heures éphémères !

Oublié, délaissé, privé de tout amour,

Le maigre Chérubin, qu'on déclare incommode,

Porte ses vieux habits que Babet raccommode.

Pauvre enfant! sera-t-il plus heureux quelque jour? Dans le cœur maternel il peut avoir son tour. Lorsque les petits chiens ne seront plus de mode.

108 SONNLTS CAPRICIEUX.

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