‹ Sonnets capricieuxChapitre 85 sur 259 · TIMON · texte numérisé non relu

TIMON

Voilà plus de six mois que je n'ai vu personne. Ce monde est un enfer dont je me suis tiré; Dans mon petit recoin, sûr, verrouillé, muré, Je n'entends d'autre bruit que l'horloge qui sonne.

J'ai dit à mes amis tout ce que je soupçonne De leur âme sans fui, de leur esprit taré. Cette société, dont l'air vous empoisonne. N'est qu'un bois où je fus en passant égaré.

Je ne veux plus la voir, je ne veux plus l'entendre. J'ai dit à Callias, moa ami le plus tendre, Qu'il était ridicule avec son toupet noir.

Qu'il avait l'e-prit torno et froid comme la pluie... Conçoit-on que ce gueux, le; jo irs où je m'ennuie. Ne vienne presque plus me voir?

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