‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 21 sur 72 · Vivant dans la débauche · texte numérisé non relu

Vivant dans la débauche

Tela refert nostras quam texit aranea leges'.

(La toile qu'a tendue l'araignée est l'image de nos lois.) Une toile d'araignée, qui retient une mouche.

Le tlian rompt les reths par mespris.

Qui retient le moucheron pris.

On dict que les gibets, les licols dangereux

Et les coups de canons sont pour les misérables. Les pauvres sont punis et les riches coulpables Eschappeni ayscment les supplices honteux.

Si queli]ue homme d'Estat, quelque avare impiteux -, Sent quelques fois les mains des bourreaux implacables, C'est un coup de canon, entre cent dissemblables, Qii! frappe par liazard quelque chef valeureux.

La penne de la loy seulement liurîe et chocque

Les simples colombeaux, mais le corbeau s'en mocquc, Emportant les liens où les autres sont pris.

La justice resemble et 5 toiles d'aragnée : Le than gros et puissant y passe par mespris, Mais la petite mousche y reste emprisonnée.

1. Ce mot est du philosophe scythe Anacharsis. Voyez la note I du sonnet XXI, page 74.

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