‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 28 sur 72 · Sillonne · texte numérisé non relu

Sillonne

Tendit, non riimpit.

(Il tend, mais ne rompt pas.)

Un concert d'amateurs; à gauclie, un gentilhomme joue du luth; à droite, une femme, du clavecin; au milieu, un enfant chante.

Il ne faut rompre, mais bander, La chorde qu'on veut accorder.

Carnacier humesang qui n'as plaisir qu'à pendre, Qii'à brasier, quW trouver nouveau genre de mort, Pourquoy nimitc-tu le mcncstricr ' accort, Qiiand il voit de son luth les chordes se destendre?

■jS SONNETS FRANC-COMTOIS

Ores^ il en monte une, ores 5 il fait descendre

Une autre un peu plus bas, et, sans leurs faire effort. Il les bande, il les tire, il les tend, il les tord^. Et les fait à la fin à leurs devoir se rendre.

Voit-on un membre au corps se rompre et dislocquer, Il le faut par douceur en son lieu revocquer. Sans y mettre à l'instant le fer et le cautère.

Tel rougit de son sang un infasme eschaffaut Qui, doucement repris, amendant son deffaut, Pouvait cstre à l'Estat instrument nécessaire.

Page 1