‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 29 sur 72 · Même observation · texte numérisé non relu

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4. Vers monosyllabique et d'une grande beauté. Ce sonnet est d'ailleurs un chef-d'œuvre.

SONNETS KRANC-COMTOIS

Terris petit ait a relictis.

( Il monte au ciel après avoir quitté la terre.)

Une terre désolée au-dessus de laquelle vole un oiseau sans pattes.

La foy n'a ses aisles guindées ' Que sur les cœlestes idées.

Puissance de la foy à nulle autre seconde!

Elle offusccjue, elle adfance, elle arreste au milieu De son cours journalier le tournoyant essieu De l'astre chevelu qui donne jour au monde.

En deux fermes remparts elle sépare l'onde, Elle y passe à pied sec, elle nous joint à Dieu, Elle transporte et sort les rochers de leurs lieu Et dompte des enfers la caverne profonde.

Non en terre, ains^ au ciel, elle loge et se tient. De là l'aveugle et foible elle esclaire et soustient Et ses thresorts cachés auxfidelles desserre.

Allcrion nouveau qui vit tous jours en l'air

Et n'a jambes ny pieds pour marcher sur la terre. Au contraire a le corps tout d'aisles pour voler.

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