Plaisir
Attrahit ut magnes.
\ Elle attire comme l'aimant.)
Une main qui tient un morceau de calamiie, lequel attire une tige de fer.
La justice à soy sans mot dire Ainsi qu'un aimant nous attire.
Gouvernés, prxsidés aux Arabes félons,
Dominés, commandés les Turcz et les Tartares, Les Moscovites fiers et les Scythes avares, l'icessamm-mt battus des frilleux Aquilons,
Les Arabes, les Turcs, les Scythes, les Gelons, Si vous faites justice et n'estes point ignares, Despouillants aussy tost leurs naturels barbares, Suyvront obéissants l'ombre de vos talons.
Princes, notés cecy : l'homme est né raisonnable. Fuyant l'oppression, comme estant compagnahlc. Qui courbe rolunticrs sous un juste seigneur.
Et n'est si naturel voire à la calamithe
D'attraire à soy le fer qu'au Romain et au Scythe D'embrasser la justice et luy porter honneur.
Ante monet.
(11 avertit d'abord.) Une grande étoile.
Dieu nous admoneste premier Que de battre il soit coustumie' .
Bel astre chevelu cfui tristement présage Es peuples divisés de l'altération, Changements es estats, es loix mutation, Desordre en la justice, en la foy du naufrage ' ,
Ces crins de sangs esparts autour de ton lisage, Sont-ce pas les fourriers - de l'indignation Que Dieu souffle et respand sur nostre nation Qui s'obstine en sa faute et n'en devient plus sage^
Empereurs, princes, roys, la cornette reluit i. Retour né s-vous à Dieu 4, mort et perte vous suit. Demandés-luy pardon, votre gloire se passe.
Mais n'es-tu pas, Seigneur, tres-patient et doux, Qui pour nous amender longuement nous menace, Avant c]uc de lascher ta verge dessus nous^