‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 46 sur 72 · Voir la note i du sonnet IF · texte numérisé non relu

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■2. Rime normande.

Hospes alipes opes.

(Hôte, qui a des ailes aux pieds, richesses.) Un vase ailé et plein d'écus.

Les biens s'en vont d'un viste pas, Et partant ne t'y fonde pas.

Ne farrestc, mondain, es trésors de ce monde : Ce ne sont qu'excréments ' que la terre produit. Que longtemps le soleil a sous terre recuit, Avant que les tirer de leurs mine profonde.

La possession d'eux, plus coulante que l'onde, Passe de main à autre et plus viste s'enfuit Que l'oiseau passager qui n'a d'autre déduit - Qu'à roder les pays de la machine ronde.

Crois-moy, le bien du monde est un liostc léger Qui n'est si tost venu qu'il pense à desloger Et laisse à son desp.irt un regret perdureible.

Heureux qui le reçoit comme l'hoste d'un jour, Qiii se met au matin comme un autre à la table, Et, le soir arrivé, fait ailleurs son séjour.

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