‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 49 sur 72 · Revenez à Dieu · texte numérisé non relu

Revenez à Dieu

LU

Vincitur et vincit.

(11 est vaincu et il vainc. )

Un éléphant, à côté d'un dattier, combat un seipent. Le serpent plonge sa tête dans la trompe de l'éléphant.

Tousjours la faction civile Desordonne toute une ville.

Quand le dragon bouffit d'une rage inhumaine Au grossier éléphant présente le combat, Il le presse, il l'estreint, il Vestrive, il le bat, Charge son ennemy que rudement il meine.

Se fourrant à la fin au tuyau de l'haleine, Faute de respirer l'elephant il abat, Qui se venge en tombant de celuy qui le bat, Que de sa pesanteur il escraze en la plaine.

Factieux citoyens qui, divisés en deux.

Vous livrés tous les jours mille combats hydcux, Quel fruict esperés-vous de vos guerres civiles?

La mort de vostre estât, voire vos propres morts. Le desgast de vos champs et le sac de vos villes, Seront-ce pas le prix de vos fascheux discors f'

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SONNETS FRANC-COMTOIS Il5

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