‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 68 sur 72 · Autre sens : le goût a ses aberrations · texte numérisé non relu

Autre sens : le goût a ses aberrations

Ce feuillet a été complètement décliiié.

Prosperitas parit invidiam.

(La prospérité engendre l'envie.)

Un ours qui s'irrite d'un glaive qu'une main qui sort d'un nuage lui montre; a côté, un lapin paisible.

L'envie est fidelle compagne

Du bon heur qui nous accompagne.

Voulés-vous courroucer ceste beste sauvage, Cest ours, lourd animal de nature pesant, Monstrés-luy seulement un glaive reluysant : La fureur à l'instant saisira son courage.

Envieux à l'œil bigle', au paslissant visage, Soudain que la lueur du sort favorisant Reluit à nos desseins, ton esprit mesdisiint Desgorge dessus nous incontinent sa rage.

l56 SONNETS FRANC-COMTOIS

La misère te pLiit, et n\is plaisir, aucun

Qu'alors que le malheur, fondant dessus quelqu'un, Les roses de son bien d'amertume empoisonne.

Mais pour le comble entier de ton fatal malheur, Puissc-tu d'un chacun envier le bon heur, Sans cstre toutesfois envié de personne.

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