‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 7 sur 72 · C. DE Vergy · texte numérisé non relu

C. DE Vergy

(Bibl. Nat., Fonds français 8547, f' 280. Original sur papier.)

Voici quelle fut la réponse de l'arcliiduc Albert : Au Comte de Champlite.

Mon Cousin,

Nous avons veu la vostre du xxix^ du mois passé traictant au long de l'octroy qu'avons accordé aux villes de nostre comté de Bourgongnc, qu'elles vous avoient envoyé communiquer par leurs députez, et du faict des cslcuz, et ayans considéré de prés les moyens et raisons

que nous y avez représenté pour l'un et l'aultre chef, nous avons faicl despescher un acte interprétatif dudict octroy, par lequel il sera souffîsamment pourveu aux inconveniens par vous remarquez, ainsi que vous verrez par l'original que vous en envoyons cy joinct. Au reste nous demeurons fort satisfaictz de recognoistre la continuation de vostre zèle et affection au bien de nostre service. Et Dieu vous ait, mon cousin, en sa continuelle garde. A Mariemont ', le xxu^ juing 1612.

(Bibl. Nal., ibidem, f" 282. Copie ancienne sur papier.) I. Marimont, province de Hainaut (Belgique).

3o PREUVES ET NOTES

(Voir page i i .)

En 1624, Cléiiadus de Vergy était âgé de 45 ans ; il n'avait pas eu d'enfants de Madeleine de Bauffremont, avec laquelle il était marié depuis 24 ans, et il avait à peu près perdu toute espérance d'un avoir. Il vit sans doute avec mélancolie que son nom allait s'éteindre avec lui, que ses archives de famille pouvaient être détruites plus tard, et il songea à faire écrire l'histoire de sa maison '. A qui pouvait-il confier cette tâche à la fois ardue et délicate, si ce n'est à André du Chesne, qui avait déjà publié l'Histoire des maisons de Luxembourg (161 7), de Châtillon-sur-Marne et du Breil de Rays (162 1), de la Rochefoucauld (1622), de Montmorency et de Laval (1624)?

Le comte de Champlitte n'était pas en relations directes avec le célèbre historiographe ; le savant historien de Besançon, Jean-Jacques Chifïlet, lui servit d'intermédiaire, comme on peut en juger par la lettre suivante, écrite par ce dernier à André du Chesne, de Bruxelles, le 20 avril 1624 :

I . « Ce n'a pas esté aussy la moindre de ses actions d'avoir fait recueillir toutes celles de ses ancestres. » (Oraison funèbre de Clériadus de Vergy, par Ant. Brun.)

Monsieur,

Je n'ay point fait de response aux vosires dernières, croyant que nous serions bientost expédiez et que je la ferois de bouche; mais, comme noz affaires se tirent en longueur, il me sen^ble que vous ferez bien de passer au plus tost à Grey vers M'' le comte de Champlite, à l'effet que vous sçavez, afftn que avant la Sainct Jean vous puissiez avoir expédié ce voyage. Je luy en escriray par le premier ordinaire qui partira la sepniaine prochaine, outre le mot cy joint que vous lui donnerez de ma part. Il ne faut pas que vous manquiez de passer à Besançon, où vous trouverez M'' de Sainte-Germaine et mon frère, et ne prenez point d'autre logis qu'en nia maison, autrement je croiray que vous ne m'aymeray pas ; on vous y traitera en amy et sans cerenwnies

Faictes moy savoir de voz nouvelles et de la resolution que vous avez prinse, et je seray toujours. Monsieur,

Votre tres-affectionné aniy et serviteur,

J.-J. Chifflet.

(Bibl. Nat., Coll. Clairambault, vol. 1021, p. 144, papier original.)

André du Chesne se rendit donc à Gray, où il demeura quelque temps, et prit copie ou analyse des documents qui lui^ étaient nécessaires, ainsi qu'il ré-

suite de cette autre lettre que le comte de Champlittc lui écrivait le 2S juillet 1624 :

Monsieur,

Un peu ctprés que vous fûtes party d'icy, il se trouva des papiers dont ion ne s'étoit pas souvenu. Je les envoyay à M'' de Sainte-Germaine, qui en a fait un rcceul qu'il vous envoyé ; vous verres son extrême travail. J'espère de vous en envoyer bien tost des autres, servants tousjours à ce que vous me voulés obliger de drcser. Je croy que j'aurey encore plus de cognoissance avec quelque tans, mais il vous sera tousjours plus de peine et à moy davantage d'obligation à vous témoigner que je veux estre toute nia vie

Vostrc tres-affcctionné à vous faire service,

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