A MA MLLE JEANNE C
Li vieille tour frissonne au vent frais du matin. Quand un soleil joyeux perce la brume et l'ombre; Le jour, elle sourit au doux bruit argentin Qiie font des grands troupeaux les clochettes sans nombre ;
Et lorst:]ue le jour meurt, lorsque le dernier chant De l'oiseau qui s'endort s'est éteint dans la plaine, Elle semble prier dans la paix du couchant,
En respirant du soir la tiède et douce haleine.
C'est ainsi que la joie inonde ma pensée Lorsque la douce enfant que le Ciel m'a laissée ' Entoure de ses bras mon corps endolori.
Je suis le vieux donjon féodal en ruine. J'écoute cet oiseau chanter dans la ravine, J'aspire les parfums de cet arbre fleuri.
Paris, 2 7 nov. 1892.
I . Allusion à la mort de ma fille aînée, Pauline, morte à Paris, à l'âge de seize ans, le 10 avril 1888.
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