‹ Sonnets sur le SalonChapitre 2 sur 15 · BAIGNEUSE ENDORMIE PRES D'UNE SOURCE · texte numérisé non relu

BAIGNEUSE ENDORMIE PRES D'UNE SOURCE

CHASSKKIAU.

Chut ! avançons sans hruit; gardons de l'éveiller. Nous pourrons contempler, sous le rideau des branches, L'imprudente dormeuse et ses épaules blanches, Et ses bras arrondis lui servant d'oreiller.

Elle a cru sans péril pouvoir se dépouiller De sa longue tunique aux onduleuses manches. Car nul ne devait voir le satin de ses hanches. Hormis le Ilot limpide, heureux de les mouiller.

Mais comment oses-tu, séduisante baigneuse, Du danger à ce point te montrer dédaigneuse. Dévoilant ton beau corps de la tête aux orteils

N'est-il plus de Sylvain, d'segipan, de satyre

Qui rôde curieux et lascif, et qu'attire

L'appât d'un sein de neige aux deux boutons vermeils?

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