‹ Sonnets sur le SalonChapitre 3 sur 15 · COULON · texte numérisé non relu

COULON

En négligé galant, trônant dans son boudoir, La nouvelle épousée (elle est au moins marquise), Avec ses traits mutins et d'une grâce exquise, Regarde le mari qui vaque a son devoir.

Aux pieds de son Omphale Hercule a dû s'asseoir. Omphale exerce en plein l'autorité conquise, Et l'Alcide à jabot qu'elle mène à sa guise, Préparant fil, aiguille, atteste son pouvoir.

La rose est fraîche encor. Les désirs que fait naître Ce corsage entr'ouvert où le regard pénètre Rendent jusqu'à- présent vos ordres absolus.

Mais le temps fuit, madame ; on n'est pas toujours belle Dans peu, sachez-le bien, votre esclave rebelle, Même quand vous prieriez, ne travaillera plus.

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