‹ Sonnets sur le SalonChapitre 4 sur 15 · LA FILLE DU DOGE · texte numérisé non relu

LA FILLE DU DOGE

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Si le doge est son père, ou si c'est quelque autre homme C'est ce dont, pour ma part, je m'inquiète peu. Dès qu'elle a pris naissance, il n'importe en quel lieu. Que ce soit à Venise, ou dans Naple, ou dans Rome.

Elle est belle, voilà l'intéressant, en somme. Vivante, elle serait un chef-d'œuvre de Dieu, Et chacun devant elle, empli d'un soudain feu. Voudrait comme à Vénus lui décerner la pomme.

Certes, ce ne sont pas ses perles, ses joyaux , Ses tissus de brocart, ses vêtements royaux, Qui frappent l'œil tandis qu'elle se déshabille;

C'est son bras virginal, son corps d'un blanc de lait. Son beau petit pied nu, son buste rondelet. Sa grâce de naïve et douce jeune lille.

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