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CHAPITRE II

La Répartition des industries aux États-Unis

I. — Difficultés du Census industriel. — Les Manufactures et les Hand trades. — Difficultés des comparaisons avec les Census précédents. — L'exclusion des établissements produisant moins de S uOO.

II. — Répartition des établissements industriels. — Nombre des établissements industriels de 1859 à 1900. — Nombre des établissements existants et nombre des établissements fondés en 1900. — Répartition des établissements par nature de propriété, individus, firms et sociétés par actions. — La sidérurgie. — L'industrie du bois. — Le cuir. — Le papier et l'imprimerie. — La métallurgie autre que celle du fer. — Le tabac. — L'industrie des liqueurs et boissons. — Les produits chimiques. — La céramique et la verrerie. — La carrosserie et le charronnage. — Les Hand trades.

III. — Dix-sept groupes indutriels en 18o0 et en 1900. — Dans douze, le nombre des établissements a augmenté.

IV. — Nombre des employés et ouvriers par établissement. — Catéu'iries d'établissements par nombre de salariés.

V. — Edward Atkinson. — Tendance vers l'Individualisme. — Le Massachusetts. — Travail individuel: — Conclusion.

La direction du recensement de l'industrie aux États- Unis avait été confiée à M. S. N. O. North, aujourd'hui directeur général du Census : et elle a été faite avec tout le soin possible. Mais loyalement, en homme convaincu que la vertu professionnelle du slatisticien est, comme

celle de toul homme qui s'adonne àdes recherches scientifiques, la découverte de la vérité, il indique dans l'important document intitulé : Plan, method ami scopc of tic Twelflh census of manufactures, les difficultés et les incertitudes que présente ce travail (vol. VII).

Dans les recensement préer-dents. la définition de l'établissement était laissée à la discrétion de l'agent de recensement. Le Census de 1900 fait une distinction entre les Manufactures et les Hand trades. M. North établit le critérium suivant pour les distinguer : il considère comme appartenanl à l'industrie manufacturière tout établissement qui produit des types uniformes, et il considère comme appartenant aux Hand trades lia va il individuel tout établissement dans lequel chaque objel a un caractère spécial. La confection des vêtements appartient à l'industrie manufacturière; le tailleur sur mesure appartient au travail individuel ou à façon.

La fabrication des roues, des essieux, des capotes de voilures appartient à la catégorie des manufactures : leur assemblage qui est fait, sur les lieux de consommation, dans de petits ateliers, selon les convenances de l'acheteur, rentre dans la catégorie des métiers à façon.

La construction aété rangée parmi les Hand ti parce qu'elle produit pour la consommation locale, selon le goûl du propriétaire, el qu'elle est répartie entre beaucoup de métiers divers.

Un terme susceptible de tant d'exceptions est difficile à traduire exactement : je lui donne comme équivalenl le mol u atelier ».

Les dentistes, au m aulne de 3214, qui fabriquent des râteliers el 'les dents artificielles, avaient d'abord été* rangés par le Census de 1890 dans la classe des manufacturiers, mais ils protestèrenl vivemenl que leur Ira-

vail n'était pas mécanique, mais personnel, et ils demandèrent à être rangés dans les « professionnels », catégorie que nous appelons les « professions libérales ».

Il y a d'intimes relations entre les Hand i rades, les ateliers et le commerce de détail. En 1900, on donna des instructions aux agents de ne pas s'occuper des restaurants et cafés, des entrepreneurs de pompes funèbres, des droguistes au détail, des bouchers, des blanchisseurs, des marchands de peaux salées, des nettoyeurs de tapis, des dentistes, des tailleurs, des modistes, des couturiers, des coiffeurs, etc. Certains agents se conformèrent à ces instructions, d'autres les interprétèrent de diverses manières. Il en résulte que, si le nombre des Hand t rades, ateliers mentionnés dans le Census, est très incertain, il est certainement très inférieur à la réalité (t. VII, p. xxxvm).

On ne sait pas exactement comment ils étaient comptés dans les Census précédents. Leur classification à part, dans le Census de 1900, leur assigne un chiffre de 215 800 établissements.

Pour les Census de 1840, 1850, 1800 et 1870, les agents ne devaient mentionner aucun établissement dont le total des produits ne dépasserait pas $ 500 (2 500 fr.). En 1890, on ne tint pas compte des fiches qui indiquaient des revenus inférieurs ; mais quelle certitude présente cette limite? Comment a-t-elle été tracée ? Chaque petit industriel établi donne le chiffre qu'il veut, en général moins que plus, par peur du fisc.

En 1900, sur les listes mentionnant 640194 établissements industriels, 127 419 s'appliquaient à des établissements rapportant moins de ,<! 500. Pour maintenir la comparaison avec les Census précédents, on les a comptés à part. Mais le mot « établissement » ne représente

pas des unités de même ordre : une fabrique qui comprend 7 000 ouvriers compte pour un établissement comme une manufacture qui en emploie cinq.

Voici, d'après lf Census de 1900, la répartition des établissements industriels :

Total 640.194

Ateliers lland trades) 215.814

Établissements avec un produit de moins de $ 500. VI' . il)

Autres établissements 296.440

Établissements de l'État 138

Établissements scolaires et pénitentiaires 3*3

En ne tenant pas compte des établissements dont les produits sontau-dessous de $ 500, ni des établissements du gouvernement, ni des établissements scolaires et pénitentiaires, voici le nombre des établissements industriels aux Etats-Unis de 1850 a 1900 :

Nombre

Accroisse-

Nombre

Ace:

Années.

îles

ments

Années.

des

monta

établissem.

établissem.

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