‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 130 sur 223 · GRÈVES ET SYNDICATS · texte numérisé non relu

GRÈVES ET SYNDICATS

national et à la forme républicaine du gouvernement, est nulle et de nul effet. »

En fait, le syndicat est une association anarchiste, qui fait ses affaires comme l'entendent ceux qui le conduisent; et ceux ;'i qui la manière d'agir des administrateurs du syndicat n'agrée pas, n'ont qu'un moyen de montrer leur désapprobation, c'est de se retirer.

Les Trade-unions anglaises doivent indiquer leurs ressources, l'usage qui en sera fait, les conditions d'admission et de radiation de leurs membres, le mode de nomination du conseil d'administration, les règles à observer pour le placement des fonds et la vérification périodique des comptes. Toute société enregistrée, et chaque branche d'une société doit envoyer chaque année, avant le 1er juin, un compte dressé d'après une forme déterminée, de toutes ses opérations financières. Tout membre de la société a droit d'obtenir gratuitement un exemplaire de ce compte. Les Trade-unio ns sont administrées par des trustées, mandataires responsables qui peuvent être poursuivis pour malversations et pour vol.

L'act de 1871 fut complété en 1875, parle Conspiracy and protection property act, dont j'ai déjà cité les sections IV et V : « Si des personnes employées dans une usine à gaz ou dans une compagnie d'eau rompent méchamment leur contrat dans le but de priver une ville ou une localité de gaz ou d'eau, elles seront punies d'une amende de 20 liv. sterl. (500 fr.) et d'un emprisonnement de trois mois avec ou sans travail forcé. »

Il est évident que la grève des électriciens était une atteinte portée à l'ordre public : elle n'avait pas, par conséquent, le caractère économique de la grève ordinaire. Il est clair que les grèves de l'alimentation, des chemins de fer, du gaz, dont on nous menace, ne sont pas des grèves d'ordre économique : ce sont des grèves politiques.

Les meneurs de ces grèves mettent en pratique la théorie de la violence, exposée par M. G. Sorel. Il faut faire peur à la bourgeoisie, et par cette peur, dominer les services publics.

Plus ils seront désorganisés, plus cette opération sera facile '.

Les chefs du mouvement socialiste de l'action directe ont fort bien manœuvré. Ils ont pénétré parmi les instituteurs qui, à l'École normale, ayant appris quelques manuels, sans en contrôler les assertions par les faits, sont admirablement préparés à recevoir quelques formules complémentaires, socialistes et anarchistes mêlées.

Ils ont essayé de s'attaquer aussi à l'armée et nous ne savons encore jusqu'où ils ont pénétré.

L'exemple des instituteurs a encouragé la grève des employés des postes. Nous voyons s'agiter diverses associations de fonctionnaires qui, quelque nom qu'elles portent, indiquent un mouvement qui dous conduira à la dissolution administrative et politique de ce pays, s'il n'est pas entraxe.

Comme première et facile mesure, le gouvernement doit rappeler nettement à tous ses employés les principes suivants :

1° Au moment où il- obtenaient une place dan- l'administration, ils en connaissaient les avantages et les charges, si 1rs conditions ne leur conviennent pas. ils peuvent la quitter. L'Étal ue les retient pas de force; Ce ne ^<>nt pas les remplaçants qui manquent.

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