‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 140 sur 223 · LA GRÈVE DES. ÉLECTRICIENS · texte numérisé non relu

LA GRÈVE DES. ÉLECTRICIENS

la grève instantanée; et on aurait vu ce qu'aurait donné la jurisprudence.

Quand un événement du genre de la grève des électriciens survient, des gens s'agitent et demandent de nouvelles lois, et quelquefois le Parlement double celles qui existaient déjà ou en fabrique de mauvaises. Mais il faut examiner d'abord si la législation ne peut pas faire encourir de responsabilités à ceux qui en sont les auteurs.

En général, ce ne sont pas les lois qui manquent, c'est l'énergie morale de ceux qui devraient en user.

Sous ce rapport, la Confédération générale du travail donne un remarquable exemple. Elle a su agir. Elle a su conduire au doigt et à l'œil les électriciens; mais les industriels, les commerçants ont aussi des syndicats. Qu'ont-ils fait dans cette circonstance ? Ils sont restés passifs; et la Confédération générale du travail a pu justifier la grève en disant : « Il nous a suffi d'agir et nous avons obtenu ce que nous voulions. Tout le monde a capitulé devant nous. »

Si la loi est insuffisante, il faut la modifier.

Quand un concessionnaire ne peut pas, de par son contrat, interrompre un service, il n'est pas admissible que des tiers puissent l'interrompre. Le contrat ne dépendrait plus delà volonté des contractants, il dépendrait de personnes qui n'y sont pas partie et qui jusqu'à présent ont été déclarées irresponsables d'un acte que ne pourraient commettre les intéressés.

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