Y. Les Conflits du travail et leur solution
YVES Gl'YOT. 17
du Congres, déclara que ces accusés étaient des « hommes non désirables ». Ces paroles redoublèrenl le zèle de leurs partisans. A leur tête se trouvait V. Debs, qui s'était fait connaître, en 1893, par ses violences, comme président de Y Amalgamated ftailway union, au moment de la grève contre Pullman.
Ils reprochèrent au Président de risquer d'influencer le jury, comme si les conférences el les meetings faveur des accusés avaient pour but de ne pas agir sur lui. Cependant, ils déclarent qne « la mort ne peut pas atteindre, qu'elle n'atteindra pas leurs frères ». Ces frères ont-ils tué ou non le gouverneur Stenenberg ' Là n'est pas la question. Il n'y a que celle que le pi Vident Roosevelt, dans sa lettre au président Jakson, qualifiait de la manière suivante : Vous et vos associés ne demandez pas un procès loyal, mais vous dictez un verdict, ce qui doit être condamné. » Ce qu'ils exigeaient, c'était un nouveau crime à ajouter aux crimes précédents, et pour obtenir ce résultat, ils se rendaient coupables d'excitation à la violence et à L'assassinat. Peut-on considérer comme de- travailleurs des hommes qui se livrent à ces occupations coupables? el méi itentils une autre qualification que celle de citoyens non désirable- ?
Le premier procès, celui de Haywood, secrétaire de la Western Fédération of miners, eut LieuàDoise.
Orchard, dent la cause était séparée, lut entendu comme témoin. 11 raconta la complicité d'Haywood, de Moyer el de Pettibone, dans le meurtre d'un détective, ;i Detivei . de deux surveillants de mine-, dans le déraillement d'un train, à Independence, Colorado, qui causa la morl de treize non-unionistes, dans l'assassinai du gouverneur Stenenberg. Il recul de- chefs de la Il estern Fédération <</" minen dessommes d'argenl pour chacun de ces crimes. Il lit de- tentatives qui ne réus-