‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 154 sur 223 · I. EXPLOITATION DE LA PEUR · texte numérisé non relu

I. EXPLOITATION DE LA PEUR

ouvrier, ils baissent quand deux ouvriers courent après un patron. Votre politique, qui a pour objet de faire peur au capital, produit un effet certain, c'est de le faire fuir. S'il fuit, il ne se transformera pas en salaires et la grève violente amènera un effet certain, ce sera la grève de l'industriel. Elle changera les sans-travail fictifs en sanstravail positifs.

Le Confédéré — Tant mieux. Ce sera le commencement de la liquidation.

M. Faubert — Enfin nous avons fait faillite! Voilà donc votre idéal ?

Le Confédéré. — Oui, la faillite de la société capitaliste !

M. Faubert. — Mais expliquez-nous donc la constitution de votre société collectiviste.

Le Confédéré. — Vous êtes trop curieux. Mais quand je vous ai demandé si vous aviez lu V Humanité, c'était à propos de la phrase suivante de M. Marcel Sembat :

« Ce pauvre Yves Guyot avait dénoncé depuis longtemps la tyrannie socialiste, mais on ne l'écoutait guère. »

M. Faubert. — Eh bien! mais il me semble qu'il avait raison et que les autres avaient tort de ne pas l'écouter.

Ceux qui profitent de la tyrannie socialiste font comme tous les tyrans : ils en abusent, et ils font en sorte qu'on commence à entendre celui qui l'avait dénoncée au moment où des hommes comme M. Goblet se mettaient à la tête de l'Union Socialiste. C'est un résultat des menaces et des violences de vos amis.

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