PREFACE
Je prends le mot sophisme dans le sens où l'emploie Bentham l.
« Le sophisme est un argument faux revêtu d'une forme plus ou moins captieuse. Il y entre toujours quelque idée de subtilité, quoiqu'il n'implique pas nécessairement celle de mauvaise foi. Le sophisme est mis en œuvre pour inlluer sur la persuasion d'autrui et en tirer quelque résultat. L'erreur est l'état d'une personne qui entretient une opinion fausse; et le sophisme est un instrument d'erreur. »
J'ai eu pour objet, dans les pages qui suivent, de réduire à leur véritable valeur les sophismes socialistes avec lesquels certains hommes habiles, souvent sans scrupules, amusent les badauds et entraînent les foules. Ils n'ont même pas le mérite de l'invention des arguments et des systèmes. Ils sont les plagiaires avec quelques variantes de tous les romans communistes, inspirés par Platon. Leurs plus grands docteurs, Marx et Engels, ont écbafaudé toutes leurs théories sur une phrase de Saint-Simon et trois phrases de Ricardo 2.
Que sont devenues les utopies de Fourier etdeCabet,