‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 22 sur 223 · Félix Alcan, édit., un vol. in-lN · texte numérisé non relu

Félix Alcan, édit., un vol. in-lN

^s UTOPIES ET EXPÉRIENCES COMMUNISTES.

né 1)ûii et que la société l";i corrompu : que le mal esl dans les institutions et non dans les hommes. Avec Helvétius, il considérait que tous les hommes avaient le même degré de réceptivité. Donc l'homme est le produit de son milieu. Il n'a ni liberté ni responsabilité. Donc il faut prévenir le mal et non pas le réprimer. Pour le prévenir il faut organiser une machine dans laquelle chaque individu sera engrené et, sans s'en rendre compte, fera l'œuvre qu"il doit l'aire.

Cette conception n'esl pas neuve. Tons les organisateurs de religions ont soumis leurs fidèles au dogme et au rite : par la foi, ils détruisent la pensée individuelle: par le rite, ils les soumettent à certaines pratiques mécaniques. La répétition des impressions emmagasine telle ou telle sensation dans telle ou telle série de cellules céréhrales. Elles provoquent l'accomplissement de tel ou tel acte déterminé. Les cultes, l'enseignement autoritaire, la discipline militaire n'onl été et ne sont que l'organisation plus ou moins systématique de ce phénomène qu'on appelle, en physiologie, l'action réflexe.

Robert Owen donne l'exemple. Il esl soucieux d'avoir les meilleures machines et les meilleurs cotons en laine. Mais il faut leur donner le maximum d'effet utile, en ayant un personnel bien entraîné, qui ne soit pas surmené, qui soit bien nourri, en bonne santé, qui ne soit pas affaibli par l'ivrognerie et une vie de désordre. 11 s'occupe du bien être de ses ouvriers et de leur discipline. Il prépare des recrues pour l'avenir en se chargeant de l'éducation des enfants. Il n'intervient ]i;i» directement, quoiqu'il soit mi- au courant de la situation personnelle de chacun «le ses ouvriers.

Bien qu'il ne tienne pas l'homme pour responsable et, par conséquent, pour punissable, il a recours a un châtiment moral. A chaque métier esl suspendu un

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