‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 32 sur 223 · CABET ET LES [CARIES AMÉRICAINES. V · texte numérisé non relu

CABET ET LES [CARIES AMÉRICAINES. V

ballons dirigeables, grâce au communisme qui également avait supprimé les maux de dents. L'État dirigeant (but est en avant ,>ur tout, ce qui est le pins grand miracle dé l'icanc.

Il n'y a qu'un grand journal, le Journal National, car la liberté de la presse est inutile dans ce pays deliberté. Il n'y a aussi qu'une histoire nationale, caries enfants doivent être entraînés à l'unité morale. La statistique e>l le pins grand instrument de règne : elle règle les occupations, les vocations des jeunes gens, les approvisionnements et les besoins.

Le travail quotidien, d'une durée de sept heures en été, de six heures en hiver, est obligatoire pour les hommes jusqu'à l'âge de soixante-cinq ans et pour les femmes jusqu'à l'âge de cinquante ans. Celui qui refuse de travailler est enfermé dans un établissement public.

Le gouvernement appartient à un président et à quinze ministres directement élus tous les deux ans par le peuple. La souveraineté du peuple est assurée par deux mille représentants à raison de deux par arrondissement. Les fonctionnaires n*ont pas de traitement. Quinze comités spéciaux subordonnent lesquinze ministres à leur action et règlent toutes les conditions de la vie sociale, y compris les menus des repas en commun et les toilettes des dames.

Naturellement, il n'y a pas de droit civil, il n'y a pas déjuges. Comme il ne saurait y avoir que de petites Contraventions, le droit pénal est remplacé par quelques réprimandes.

Il y a des temples, des prêtres et des prêtresses qui peuvent seulement prêcher, car il n'y a pas de culte.

Cabet n'ose aller jusqu'à la conséquence nécessaire de sa conception sociale, la communauté des femmes.

Je laisse de côté l'histoire de la transition qui, à la suite d'une violente crise, a amené ce prodigieux état

de choses grâce au grand Icar, investi de la dictature. Cabet énumère les vingt-trois décrets grâce auxquels toutes propriétés restaient acquises au propriétaire existant mais sans mutation possible : la richesse sera restreinte, le sort des pauvres amélioré, le salaire et le prix des marchandises fixés, les dépenses de l'État limitées mais augmentées de 500.000.000 francs par an pour procurer de l'emploi aux sans travail et pour les loger, et de 100,000.000 francs pour la formation des travailleurs de l'avenir.

En 1847, Cabet lit un appel pour l'organisation d'une Icarie en Amérique. 11 recul beaucoup d'ollre*. de ser\ iee de marchands qui avaient des objets à vendre. 11 acheta, en janvier 1848, un million d'acres dans le Texas, el y expédia, le 9 février 1848, soixante-neuf enthousiastes qui, en arrivanl à la Nouvelle-Orléans le 27 mars, y apprirent la Révolution de 1848 et regrettèrent d'avoir quitté la France en ce moment. Cabet croyait avoir

acheté une terre d'un seul tenant el il avait acheté des lots éparpillés. Les Icariens atteignirent ces terrains an milieu <\r toutes sortes de difficultés. Un secoi d groupe de quatre-vingt-dix-neuf vinl les rejoindre, l's constatèrent qu'ils ne pouvaient vivre sur ce territoire et ils se di\ isèrent en petites escouades.

A la lin de 1848 et au commencement de 1849, cinq cents nouveaux Icariens, y compris Cabet, débarquèrent à la Nouvelle-Orléans. Ils n'avaient que s 17.000 s;,. nuit francs . Ils ne pouvaient songer a aller au Texas. Deux cents se séparèrent, deux cent quatre vingl environ, avec Cabet, trouvèrent une installation toute prête à Nauyoo Hancock County, Illinois que

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