‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 49 sur 223 · éd. Livre VI. Ch. t · texte numérisé non relu

éd. Livre VI. Ch. t

Proudhonlinit son livre en montrant la confusion qui existait dans ses conceptions en disant que l'objet de la science économique est « la justice ». Pour l'établir, il faut faire une « équation générale » de toutes les contradictions de l'économie l.

« Ma pierre philosophale, dit-il, c'est la gratuité du crédit et la suppression de la monnaie. »

Il oppose aux divers partis deux partis, celui du travail et celui du capital. C'est la lutte de classes, dont il a développé la conception dans son livre : De la rapacité des classes ouvrières (1863).

Proudbon reprit l'affirmation d'Helvétius déclarant égales les aptitudes de tous les êtres humains, et différenciées seulement par les circonstances d'éducation et de milieu. Donc la valeur du travail de chacun à temps égal est égale ; et le juste salaire doit, être la division du produit par le nombre des travailleurs.

Il proclame la fin « du gouvernement de l'homme par l'homme » et « de l'exploitation de l'homme par l'homme ». Voudrait-il que l'homme fût gouverné par des singes ? Mais il est gouverné souvent par des femmes, des enfants et par ses propres passions. Il n'est pas seulement exploité par l'homme; il l'est par toutes les forces naturelles dont il doit triompher, par les microbes et les insectes contre lesquels il se défend si difficilement, et surtout par les préjugés et les charlatans qui savent s'en servir. Par un procédé d'homme qui aime à battre la grosse caisse, pour attrouper les enfants, Proudhon se sert de l'antithrse dont il s'était déjà servi pour la propriété, quand il s'écrie : « Le vrai gouvernement, c'est l'anarchie. » Et il a bien soin, pour achever l'ahurissement des badauds, d'expli-

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