‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 48 sur 223 · Kail Mai \ 1/ . re de I" philosophie, trad. lï.. p · texte numérisé non relu

Kail Mai \ 1/ . re de I" philosophie, trad. lï.. p

phiques sur lr droit de propriété et le vol (1780). avait dit : « La propriété exclusive est un vol dans la nature. Le propriétaire est un voleur. » Sur ce point, la doctrine de Proudhon se résume en ces deux affirmations : I ■ le droit d'occuper est égal pour tous; 2° l'homme ne peut travailler qu'à l'aide d'instruments de travail. Donc tous les hommes ayant le droit de travailler, ont un droit égal à la possession des instruments de travail; 3° donc ces instruments ne peuvent devenir l'objet d'une propriété exclusive. Mais, dans la Théorie de la propriété (publiée après sa mort en 1866), il dit : « La propriété, si on la saisit à l'origine, est un principe vicieux en soi et antisocial, mais destiné à devenir, par sa généralisation même et par le concours d'autres institutions, le pivot et le grand ressort de tout le système social. »

Dans ce mémoire de 1840, il lança cette autre idée singulièrement contradictoire avec la première : « Le travailleur conserve, même après avoir reçu son salaire, un droit naturel de propriété sur la chose qu'il a profinît'* ! » Autant dire que le marchand quia vendu une pomme à un acheteur conserve un droit sur sa marchandise, même quand elle a été mangée. Cependant il est évident que l'ouvrier reçoit un salaire, en échange d'un produit ou d'un service, et une fois le produit livré, le service rendu, le salaire reçu, le contrai a reçu sa pleine exécution. Toutes les obligations sont remplies.

Proudhon, peut-être sous l'influence de Rodbertus, dénonce la propriété comme rendant impossible au travailleur le rachat de son produit. Si 20 millions d'ouvriers ont fourni pour 20 milliards de produits, ils sont obligés d'en acheter pour 25 milliards de francs. Les travailleurs qui ont dû vendre ces produits pour vivre sont forcés de payer 5 ce qu'ils ont acheté 4. « Ils doivent jeûner un jour sur cinq. »

yves oinroT. 5

Les ouvriers qui font partie de Sociétés coopératives ont dû apprendre qu'ils ne peuvent pas non plus racheter leur propre produit au prix où il aura élé payé. 11 y a en plus un tant pour cent sur la matière première, nécessaire pour couvrir les frais généraux et le profit, compenser les achats onéreux par le bénéfice résultant des achats opérés dans de bonnes conditions, intérêt él amortissement du capital, commission payée aux vendeurs, remises faites aux marchands en détail, intérêl des capitaux à courir entre le moment de la fabrication et le moment de la vente, assurances, etc.

Cependant des écrivains récents, comme MM. Gronlund, Hertzka et Hobson, ont cherché à montrer que de là vient la surproduction universelle '.

Les Contradictions Economiques deProudbon ne sont qu'un entassement de digressions où il parle de tout sous prétexte d'appliquer les antinomies de Hegel. En réalité, il fait reposer toutson livre sur l'opposition faile parJ.-B. Say entre la valeur utile et la valeur échangeable "2. Nécessaires l'une et l'autre, elles sont en raison inverse l'une de l'autre. A mesure que la production de l'utilité augmente, la valeur diminue. Proudlion ajoutait : cette contradiction est nécessaire. Donc, plus les peuples travaillent pour s'enrichir, plu* ildeviennent pauvres. Et il donnait comme sous titre à son ouvrage : Philosophie de la misère

J'ai expliqué, dans la Science Economique ;. •■uniment se posait ce problème el j'en ai donne la solution que voici : Le progrès économique u pour critérium l'augmentation de lu valeur absolue et relative des capitaux fixes, la réduction de la valeur des unités des capitaux circulants et l'augmentation d<- leur valeur globale.

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