LES DÉCOUVERTES DE KARL MAUX ET LES FAITS
«le profit qu'il voulait se réserver, et ensuite sur l'ensemble de son prix de revient. Dans ce cas, il vend à perte, mais cette perte porte aussi bien sur les autres éléments du prix de revient que sur la part du travail. Il ne touche même à celle-ci qu'en dernier lieu.
Mais reste l'autre grande découverte de Karl Marx : celle de « la plus-value » ou du « surtravail ■>, qu'Engels a appelée « la clé de la production capitaliste ».
Elle n'est pas moins démentie par les faits que « la loi d'airain des salaires ».
Si tous les profits de l'industriel viennent du surtravail, l'industriel doit se livrer à deux opérations : 1° augmenter les heures de travail et diminuer les salaires; 2° augmenter le nombre de ses ouvriers et repousser tout progrès de l'outillage.
En raison de ces postulats, si les heures de travail diminuent et si les salaires augmentent, l'individu doit perdre ses bénéfices et tomber en déconfiture. Or, en Angleterre, pour ne prendre qu'un exemple, les salaires ont augmenté et les heures de travail ont diminué; cependant l'industrie anglaise, depuis un demi-siècle, a fait d'énormes progrès et d'énormes bénéfices. Il en a été de môme dans tous les pays. D'où cette conclusion : la théorie de la plus-value de Karl Marx est démentie par les faits.
Si le bénéfice de l'industriel résulte du surtravail de l'ouvrier, l'industriel doit multiplier le nombre de ses ouvriers. 11 doit refuser d'employer les machines qui ont pour résultat de le diminuer. Comment se fait-il donc que les industriels cherchent, au contraire, à diminuer le nombre de leurs ouvriers et à les remplacer par les
machines? Ils ne demandent pas l'augmentation de leurs profits à l'augmentation du nombre des salariés, mais au perfectionnement de leur outillage.
Que reste-t-il de la théorie de la plus-value de Karl Marx? Qu'est-ce que devient ce mot retentissant de « surtravail » et les malédictions contre l'exploitation de l'homme par l'homme! Et les socialistes qui continuent d'en parler ont-ils le droit de se réclamer de la science, quand la plus simple observation leur donne un démenti aussi flagrant?
Karl Marx est si bien un adepte de la « loi » d'airain » qu'il croit que le taux des salaires esl réglé par le taux des subsistances. Donc plus les Mibsistances sont chères, moins le capitaliste a de surtravail à sa disposition. La baisse des prix ne peul procurer que du surtravail au capitaliste T. I, chap. xn .
Voilà ce que Karl Marx écrivait vingt ans après l'aboli* tiondes Corn latvsen Angleterre, el ce seul exemple suliil pour montrer spn mépris des faits. Habitant l'Angle terra il restait adversaire du libre échange, alors qu'il pow vah <mi percevoir directement les résultats. Mais quand les agrariens allemands ont proposé l'augmentation des droits sur la viande el sur les céréales, Bebel el autre! marxistes allemands, qui se prétendent orthodoxes ej qui "ni condamné Bernstein, n'onl pas hésii<; à abam donner la « 1 « ►» - 1 1 i i n * du maître •■! à la combattre. Ils onj montréainsi que s'ils professaient encore la foi dans la plus-value, cependant elle était assez atténuée pou leur permettre l'hérésie de réclamer la \ i«' à bon marchi contre la vie chère.
Quant a l'assertion C, • à sure que les salaires haua