LE ROMAN I>K PLATON
résident des fonctionnaires nombreux ainsi que des conseils. La police entre dans les détails de la vie intime de chacun : jusqu'à la quarantième année, les voyages sonl interdits. La police veillera à ce que le nombre des citoyens n'augmente ni ne diminue. Les professions industrielles sont exercées par des esclaves dirigés par une classe d'artisans libres, sans droits po; litiques; le commerce est laissé aux étrangers. In citoyen de la cité de Platon ne peut posséder de métaux précieux ni prêtera intérêt. Du reste, si Platon, pour mettre en pratique ses conceptions de la République, revient à la propriété individuelle, il continue de proclamer, que « les femmes communes, les enfants communs, les biens de toute espèce communs, la suppression dans le cours de la vie du nom môme de propriété, c'est le comble de la vertu politique ' ».
Les rêveries de Platon n'eurent aucune influence sur la législation et la politique de l'antiquité.
Xénophon de son côté traçait la conception d'un royaume idéal, dans la Cyropédie. Tout est conçu sur un plan utilitaire.
Trois siècles après Jésus, Plotin qui avait honte d'avoir un corps et voulait délivrer la divinité qui était en lui, songea à fonder en Campanie une République sur le type conçu par Platon. Il en rota au rêve.
Le communisme ne fut appliqué que dans les monastères dont l'existence était fondée sur les deux principes de la séparation des sexes et de la contribution des fidèles.