C^ S. DE BARTHELEMY
CaurmeloiSf 21 novembre {816.
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M"* do Scudéry ci Godcau sont ccrlainomôni doux des individualités les plus originales du xvn* siècle : tous deux ont aim6 passionnément les lettres. M"* de Scudéry a été peut-être le type le plus accompli de la Précieuse intelligente et instruite ; Godeau, tout en étant un prêtre excellent, peut être regardé comme le modèle du bel esprit, le plus « honnête homme » des ruelles et des assemblées de son temps.
Tous deux étaient assurément faits pour s'entendre, et Ton comprend aisément qu'ils se soient mutuellement recherchés et qu'ils aient entretenu un long et intime' commerce intellectuel.
Il nous a paru qu'il ne serait pas sans intérêt d'esquisser un peu plus nettement ces deux figures, en les plaçant à part, dans un cadre où elles ne fussent pas confondues dans la foule précieuse de leur siècle. Nous avons pu trouver les éléments de ce travail dans les inépuisables
archives du grand archiviste de la préciosité, nous voulons dire dans les portefeuilles de Valeçtin Conrart, qui fut aussi bien le secrétaire perpétuel de cette société lettrée et polie que le secrétaire perpétuel de T Académie française.
Une correspondance active s'établit entre W de Scudéry et Godeau, relégué dans son lointain diocèse ; Gonrart nous en a conservé do nombreux et curieux échantillons. C*est avec ces documents et quelques autres épars dans ces volumes, que nous allons essayer de pénétrer plus avant dans cette intimité et de dessiner un peu plus nettement quelquqs-uns des Iraits du caractère de M"* de Scudéry.
Chemin faisant, nous avons rencontré un autre personnage notable de la préciosité, sur lequel les biographes sont presque muets, quoiqu'il ait laissé une œuvre.qui a conservé Testime des lettrés, nous voulons parler d*Isam, Tauteur du Louis (tOr. Nous avons eu la curiosité do vouloir connattro cet homme si recherché dans les ruelles et, entre tous les alcévistes., de recueillir ses œuvres, de reconstituer eu un mot, autant que cela nous a été possible, sa biographie* Nous espéroqs y être parvenu et ne
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pas avoir employé inutilement notre temps en mettant en pleine lumière cet original aimable et galant.
Nous n*avons certes pas eu la prétention d*écrire un chapitre de la grande histoire ; nous avons voulu essayer seulement une étude qui initiAt nos lecteurs à une foule de détails piquants sur une société dans le raffinement, peut-étro puéril, aura cependant, sans conteste, fondé la sociabilité moderne.