‹ Sophronime, ou, La ReconnoissanceChapitre 2 sur 20 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

SOPHRONIME vêtu d'une ric&e tunique couverte par un manteau très- simple.

SUITE de SOPHRONIME. ( UsvUnrxudu côté de la mer. ) SOPHRONIME leg&rdant la métairie et Us arhres gui l'environnent. Qu'il esc doux de revoir son berceau , quand on approche de sa tombe ! (« ta suite- ) Eloignez-vous, (j* part.) Les souvenirs aiment la solitude, (seul. ) Heureux séjour de Déîos ! Azife des Arts et de {'Amitié , c'est dans ton sein que j'ai pris naissance... L'air de notre pays natal est aussi doux que le lait de notre mère... {monuant U métairie.) C'est-la que j'ai senti naître l'aurore du plaisir et de l'amour. J'étois alors esclave du faon Alcime; mais A Icime étoit vertueux, et la Tyrannie n'habite pas chez ia Vertu. " Mon cher Sophronime , me dit-il , un >• homme ne peut être ia propriété d'un homme. La »> Nature s'en indigne et la Raison le défend. Sois libre, » mon iîls; travailles et marches à la fortune par le ti sentier de l'honneur. » Les avis de l'honnête homme sont les conseillers de la félicité : depuis trente ans , j'en fais l'expérience. Mais la mort auia-t-ellc épargné mon bienfaiteur ? Sa famille est-elle heureuse ?-.. Ah! je lui toubakerois presque l'infortune y pour lui restituer le bonheur que je lui dois. Allons... {Il s'arrête plusieurs fois. ) Je ne pais faire un pas dans ces lieux, qui ne me rappelle un piaitir ou une vertu. ( // se liis<e tomber sur un banc de gc&n- ) A h ! quM est doux, au déclin d\iE beau jour, de se retracer les charmes du matin !

Je cueillois, dans mon premier âge/ Des fleurs au bi rd oc tes rui sesux. Quand ]t ci i.î^is sous leur ombrage , Ce: arbres n croient qu arbrisseaux.

Aujourd'hui leur feuillage immense Couvre ma tel I rue vieillie ;

>ls: .-unit

Des souvenir! oc son e: fanec.

Dans 1 incidence et i'esclivege ,

Je trou* • i ai Lté.

3'a* aïs biens en partage:

Innocence, paix et saute.

le bonheur n'est p«*s l'opulence j

C^u. id v e arrive , l'autre fuit.

Riche et vieux, on se rajeunit

Des souvenirs de ton enfance.

là j'ofris mon ccur $ Dakide;

Là je lui demandai le i

Là sa bouche simple er timide

M . ?co/ca le sien pour le mien.

Amour , céleste jouissance,

Seule j«mais cl ne vieil!

A cent ans, tu nous rajeunis

De '• aveu de n^tre enfance.

'Vit lève.) Je brûle et je tremble d'apprendre de*

nouvelles c'Akime. ( ].i !., .,. i ; iU t e .u mcuir.e. Boiiddc

son un -mi' m nprji lui* ) .'.h ' faisons jaser ce jeune homme,..

>lutôt cette vieille ieinme. Evan.ire i'cloiyic d'un air

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