‹ Sorcellerie, magnétisme, morphinisme, délire des grandeursChapitre 10 sur 60 · VOMISSEMENTS QUI TERMINENT L A T T A Q U E · texte numérisé non relu

VOMISSEMENTS QUI TERMINENT L A T T A Q U E

Elirait do livre de A. Palinali. Ifj5?.

sédée dans d'horribles convulsions : la foule des voisins s'assemblait, et un procès criminel n'était pas loin, vous le pensez bien.

Une descriplion de ces crises des sorcières serait bien longue. J'emprunte à un traité de diableries publié en 1659, à Amsterdam, par Abraham Palingh, un certain nombre d'images qui vous feront voir ce qu'elles étaient.

.IITRR DKBllT D'UNE ATTAQUK.

l'xfrnit du li<TP de ra1in<;1i. 1659.

DÉLIRE CONSKCITIF A L'ATTAQUE.

Kilra'l du livre de Palinr.li. iCô").

Au milieu de son repas, je suppose, la sorcière tombait tout à

coup par terre en poussant un grand cri ; elle se tordait j sa figure

n'avait plus forme humaine, et le diable grimaçait par ses traits j

CONTRACTION DES POIGNETS PENDANT L'ATTAQUE, Exilait du livre de A. Palingli 1G59.

voyez, sur cette gravure, l'épouvante de tous les convives. Ses membres s'agitaient, elle hurlait, l'écume s'amassait à sa bouche. Enfin, le diable daignait partir et sortait généralement du corps au milieu de vomissements incoercibles.

Voici encore une gravure du même auteur qui vous montre une

LES SORCIERES.

autre sorcière dans le même état, mais la crise finit autrement, et les assistants ont toutes les peines du monde à empêcher cette malheureuse de se jeter par la fenêtre. En voici une autre qui tombe tout à coup au milieu d'une réunion de famille : je vous en

D K B U T D' U X E A T T A O U E P E \" D A N T U !V E G E U E M 0 X I E RELIGIEUSE. Extrait du livre de A. Palingh. IfjSP.

prie, voyez comme ses poignets sont contractures en arrière ; c'est un signe dont je vous reparlerai tout à l'heure.

C'est surtout au milieu des sermons et des cérémonies du culte que l'attaque de possession surv3nait. Voici encore une gravure empruntée à Palingh qui vous montre une attaque débutant à l'église même, et pendant qu'un prédicateur entretient son auditoire de la puissance du démon.

Quand on lit attentivement le récit de ces atlaques, on voit que les contorsions des possédés pouvaient atteindre des degrés

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inouïs ; regardez cette vieille estampe, elle vous montre un de ces malhem'eux qui se tient debout sur la tète, les jambes en l'air, au grand ébahissement de la fou!e. D'autres se plaçaient en arche de pont, ne reposant que sur la nuque et les talons, puis ils étaient pris de^ mouvements 'convulsifs dans lesquels ils se lançaient en

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