A MADAME LA MUSICIENNE
Vous avez désiré, Madame, Lire noire premier Glaneur-,
1 Pour plus de détails sur le Glaneur de Madopolis , voyez le travail de Seiito-.ix. Paris, 1867. . : >
Et pour nous tout désir de femme
Est un honneur :
Aussi dimanche, à la soirée, J'enrageais de vous refuser Notre prose trop admirée.
Pour m' excuser,
Hier donc , j'ai fait l'écriture Que je vous offre en ce moment; Et je l'ai faite, sans ralure,
En peu de temps.
Puisse ma copie illisible Atteindre cependant le but De celui qui fut irascible
Dès le début!
Car ce but est d'être agréable .
A qui sait charmer nos loisirs; A qui pour chacun est aimable
En ses plaisirs :
Et si le Glaneur qu'on accuse D'avoir plus d'esprit qu'il n'en a, Vous fait rire , ma pauvre Muse
Aussi rira.
Cette activité exubérante n'était pas profitable, il faut l'avouer , à M. Z... 11 brutalisait tout le monde et injuriait ses collaborateurs; aussi les articles ne venaient-ils plus au Glaneur, qui, en revanche, était rempli des siens. 11 abordait tout : la prose, les vers. Laissez-moi vous citer une pièce vraiment étonnante, qu'il fit à un moment oii il était dans un état d'effrayante excitation. De Charenton on aperçoit le chemin de fer de Lyon et la ligne d'Orléans : ce ne sont que sifflets, que passages de convois j c'est une distraction pour tout le monde, le Glaneur ne pouvait manquer d'en parler.