FRAGMENT D'UNE LETTRE DE PARALYTIQUE
Collection de M. le doclear Loys.
lèbre à son médecin. Ce malheureux a souligné tous les mots jusqu'à deux et trois fois, et il ne s'est servi que de lettres majuscules.
Ce besoin d'écrire, de noircir des rames de papier [est trèsfréquent chez les paralytiques, au début. Je me souviens d'avoir
VU à la Salpêtrière une femme, prophétesse de son état, qui, chaque matin, me remettait une main de papier écolier couverte de mots à peu près sans suite. Quand le temps ou les idées lui faisaient défaut, elle se contentait, pour finir la tâche qu'elle s'était imposée, de tracer des zigzags sans suite et sans aucun sens jusqu'à ce que tout le cahier fût rempli.
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