CAN ALES
cœurs doux et patients appartiennent la terre et Je ciel.
Arrêtons-nous donc à cette unique ieçon :
Apprenez de moi que je suis doux el humble de cœur. Vous serez bien heureux si vous faites ainsi, car Dieu, qui ne se plait que dans les cœurs approfondis par l'humilité et élargis par la charité, habitera votre cœur et y régnera en toute tranquillité
Courage, courage ! Jésus est vôtre; continuez de vous unir de plus en plus à ce Sauveur; abimez votre cœur dans la charité du sien; son Cœur est grand, il veut que le nôtre y aït place; demeurons-là en ce saint domicile: ‘Qui demeure en mai et moi en lui, dit-il, sorte beaucoup de fruit, car sans moivous ne pouvez rien faire." 11 m'est bien avis que nous ne demeurerons plus en nous-mêmes et que, de cœur, d'intention ou de confiance, nous nous logerons pour jamais dans le côté percé du Sauveur; car sans lui nonseulement nous ne pouvons, mais quand nous pourrions, nous ne voudrions rien faire. Tout en lui, tout par lui, tont avec lui, tout pour lui, tout lui.
Vivez joyeux et courageux, vous verrez que ce cœur deviendra un vrai cœur selon le Cœur de Dieu ! Qus ne noùs arrive-t-il comme à cette bénite sainte Catherine de Sienne, que le Sauveur nous ôtât notre cœur et mît le sien en lieu du nôtre ! Mais n'aura-til pas plus tôt fait de rendre le nôtre tout sien, absolument sien, purement et irrévocablement sien ? Oui, qu'il le fasse, ce doux Jésus. Je l'en conjure par le sien propre et par l'amour qui l’y confirme.
Que s’il ne le fait,—oh ! mais, il le fera sans doute puisque nous l'en supphons, au moins ne saurait-ii empêcher que nous ne lui allions prendre le sien, puisqu'il tient encore sa poitrine ouverte pour cela ; et, si nous devions ouvrir le
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nôtre, pour, en 6tant le nôtre, y loger le sien comme un roi dans un petit royaume, ne le ferions-nous pas ? Et, bien que le sien soit plus grand que le nôtre, cependant il leracourcirait pour J'y accommoder,
Que ce Cœur vive toujours dans nos cœurs !
Que ce sang bouillonne toujours dans les veines de nos âmes ! Que Notre-Seigneur vous arrache le cœur pour vous donner le sien tout divin, par lequel vous viviez tous de son saint nom !
O beau soleil de nos cœurs, vons vivifez tout par les rayons de votre bonté ! Nous vaici à demi morts devant vous ; nous n’en sortirons point que votre chaleur ne nous échauffe, Seigneur Jésus !
Oh ! que je souhaite ce Cœur du Sauveur pour roi de tous les nôtres !
Dieu soit béni !