‹ Sources d'histoire parlementaire [microforme]Chapitre 1 sur 4 · OTTAWA · texte numérisé non relu

OTTAWA

Secrios L., 1911, | Mioines SR, C

Sources d'Histoire Parlementaire Par Errot Bovcaerre.

Lu le 17 Mai 1911

Personne ne contestera au Parlement de In Grande-Bretagne le titre que lui a décerné l’histoire, Cette auguste assemblée est bien ‘la mère des parlements.” De tous les anciens comires féodaux c'est la seule qui se soit normalement développée. Depuis ln conquête nor mande, on peut suivre son évolution de siècle en sièele jusqu'à nos jours. Nous possèdons pour cette étude deux documents prérieux: L'Histoire parlementaire,” compilation de Cobbett, en trente-six volumes, publiée en 1806, et embrassant la période de 1058 à 104, et les comptes rendus parlementaires de Hansard et de ses successeurs, formant une suite ininterrompue de 1804 jusques À aujourd'hui :(1)

L’historien soucieux de la précision scientifique peut accepter presque sans réserve les comptes rendus du dix-neuvième siècle. Is sont suffisants; les lacunes graves, les erreurs absolues v sont rares, On ne sauraïs en dire autant de l’histoire parlementaire de Cobbett, et cela pour plusieurs raisons. Cette œuvre considérable devait nécessuirement s’appuyer sur des sources plus anciennes, dont elle n'est en fait qu’ure collection ordonnée et jusqu’à un certain point contrôlée par les compilateurs. Les “journaux” (procès-verbaux) de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes, dont la publication commença vers le milieu du dix-huitième siècle—mais dont la série authentique remonte beaucoup plus loin—nous donnent bien le texte des motions et des amendements, ainsi que le résultat des votes ou divisions; et à ce point de vue “l’histoire parlementaire ” est irréprochable. Elle laisse, par contre, beaucoup à désirer pour ce qui est des débats proprement dits duns les deux Chambres, jusqu’à la fin du dix-huitième siècle, L'absence des discours historiques de certains grands parlementaires est particulièrement regrettable.

Avant le dix-neuvième siècle celui qui osait publier les débat: du Parlement se trouvait par ce fait coupable d’un délit et passible d’amende et d'emprisonnement. Pour être admis à assister aux séances, il fallait obtenir un permis spécial, et cette faveur était, la plupart du temps, réservée à de grands personnages, parmi lesquels il faut mentionner particulièrement les diplomates accrédités des puissances étrangèr

(1) Luke Hansard n'était que l'imprimeur des débat:, mais la série n'en porte pas moi :s son nom.

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