Fief innommé à la Madeleine lez Lille
37. Fief innommé à Marcq. 3 bonniers tenant au fief de la Rousserie et à la terre de la Sommellerie.
38 et 39. Fiefs innommés à Croix.
&0. Calonne , à Néchin , tenu par Colard d’Avesnes , bourgeois de Tournai. 2 bonniers tenant au chemin qui va d'Hem à Néchin.
&i. Le Camp Grardiel, à Roubaix, tenu par Hugues Wafflars. 2 bonniers 610 verges.
&2. (Grardiel), à Roubaix, tenu par le même. 946 verges tenant au précédent et aux terres de la Pontenerie.
43. Fief innommé à Roubaix, tenu par messire Guillebert de Lannoy. 3 bonniers A cent entre Gorghemez et le Pétoire , tenant au fief de Mgr. de la Haye et aux terres de Beaurieu.
k&. Fief innommé à Roubaix. 6 cents de terre entre la Pontenerie et la planche de la (Petite) Vigne.
&5. La Dime de Favreules, à Roubaix, (4) tenue par Gérard de Mastaing, comprenant toute la dime de la terre de Favreules, le long du chemin de Favreules à la Maklerie, avec un bonnier appartenant au chapelain de Mastaing.
£G et 48. Fiefs innommés à Hem, tenant aux terres de la Rondrie et à celles de la Haye.
47. (Grimbrie), à Roubaix, fief demi-lige tenu par messire Jolaing à cause de Madame sa femme, consistant en rentes sur des héritages tenant au Quesne-Baudet et aux terres des Barbieux.
(1) Il y avait une autre dîime de Favreules qui se levait sur des héritages sis à Flers et à Annappes 3 ; mais celle-là faisait partie du fief même de Favreules et relevait de la seigneurie de Croix.
£9. Fief innommé à Roubaix. 44 cents tenant aux terres de Beaurepaire avec le 30° courant sur la dime du lieu de Beaurepaire.
50. Quint de la couture du Triez, à Hem, tenu par la demoiselle d'Hem. 3 quartiers d'héritage sis au-dessus de Lampepont. « Et doit ly dis fiefs por se » part de pourchiel xv1 deniers et maille par an et doit le dit fief relief a le mort » tel qu’à quing apiertient. » (1) !
« Item me doivent tout my homme et my hoste et my tenant dissime à le vente, relief à le mort. »
« Item ia en men dit fief x ponchiaux l’un appiellé le ponchiel de le Kauchie :
et l'autre le ponchiel de Foukencrois asquels n ponchiaux j’ay wuiage et parmi tant suy tenu de les (entretenir. »
« Ce fu fait le n° jour de novembre quy fu en l'an de grassce mil 1nr cens et ung. En tiesmoing de tout ce que dessus est déclaré et devissé j'ay mis et pendu men proppre seeyel a ce présent raport et dénombrement. »
Sceau de Jean de Roubaix : D'hermines sous un chef chargé à dextre d'une étoile.
1402, 14 juin. — Les quatre hommages de Warcoing.
Archives du Nord , Znventaire des titres et papiers concernant les biens du prince d'Épinoy dévolus à Sa Majesté par confiscation, ancien 4, 86, f° XXXVI ; — extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ. 484.
« Récépissé donné par le seigneur de Warcoing au seigneur de Roubaix, le xun de juing 4402, à cause de quatre fiefs tenus de la seigneurie de War-
coing. » (2)
(1) Le quint de la Couture du Triez et les nos 32 et 33 formaient originairement un seul fief, l'un de ceux qui devaient au seigneur de Roubaix un pourceau de rente par an de la valeur de 14 sous ; le n° 82 chargé d’un demi-pourceau ou 7 sous, le n° 33 de 5 sous 8 deniers ; celui-ci du complément ou 16 deniers.
(2) Les seigneurs de Roubaix possédaient et conservèrent jusqu'à la Révolution quatre fiefs mouvant de la seigneurie de Warcoing et pour lesquels ils étaient tenus de faire foi et hommage, rapport et dénombrement au seigneur dominant qui en donnait récépissé. — De ces quatre hommages de Warcoing relevaient entre autres les arrière-fiefs de la Lampardrie, à Dottignies, et du Val, à Mouscron.
4402, décembre. — Le seigneur de Roubaix cn armes à Paris avec le duc de Bourgogne.
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin (Dom Urbain Plancher), T. II, p. 573.
« Note XXIIT, qui contient les noms des vassaux du duc et autres qui se trouvèrent à Paris en armes, pour le secourir contre les entreprises du duc d'Orléans , assisté du duc de Gueldres , qui avait avec lui 500 gens-d’armes, au mois de décembre 1402, et de plusieurs autres troupes de diverses provinces du Royaume. — Extrait du compte de Jean Chousat, pour l'année 1404, fol. 130. »
« Le seigneur de Roubais, avec #& écuyers. »
1405, août - octobre. — Jcan, scigneur de Roubaix, en nrmes avec le
duc de Bourgogne,
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin (Dom Urbain Plancher), T. III, p. 578.
« Note XXVII, contenant le rôle des gens-d'armes qui servirent le duc en l'armée par lui assemblée pour le service du Roi, dans les mois d'août, septembre et octobre 4405. Tiré du compte cinquième de Jean Velery, receveur général des finances du duc.
« Chevaliers bacheliers :....... Jean, seigneur de Robois. »
1406, mai, à Paris. — Don de la terre et seigneurie de Herzelles fait par le duc de Bonrgogne à Jean, seigneur de Ronbaix, conseiller et chambellan dudit duc. |
Archives du Nord , Chambre des comptes , Cinquième registre des Chartes, f° 28 v°.
Jean, duc de Bourgogne, comte de Flandre, donne à son amé et féal chevalier, conseiller et chambellan, messire Jean de Roubais, neveu de feu messire Sohier, seigneur de Herzelles, à cause de sa mère, sœur germaine de Sohier, la terre et seigneurie de Herzelles située dans le comté d’Alost, confisquée sur ledit Sohier pour conspirations et rebellions contre feu Louis , comte de Flandre, aïeul dudit duc. En mémoire de laquelle rebellion le duc retient pour lui et ses successeurs la haute justice en toute la terre de Herzelles et la propriété de l'ammanscep de Dudzelles également confisquées sur le sire de Herzelles.
1406, 11 mai, à Paris. — Récépissé de Jean , seigneur de Roubaix, de In terre et seigneuriîic de Herzelles.
Archives du Nord, Ghambre des Comptes, Cinquième registre des Chartes, f° 78 v°. — Copie aux Archives de Roubaix, JJ. 44.
Jean, seigneur de Roubais, chevalier, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, comte de Flandre, reconnait la grâce que si grandement et si bénignement lui a faite son seigneur le duc de Bourgogne en lui donnant à toujours la terre et seigneurie de Herzelles qui avait été confisquée sur feu messire Sohier, son oncle. Il le remercie humblement et, en acceptant icelle grâce selon le contenu des lettres du duc données à Paris en ce présent mois de mai, il déclare renoncer pour lui, ses hoirs et succosseurs, à tout droit sur la haute justice de ladite terre
de Herzelles et sur la propriété de l'ammanscep-de Dudzelles. Il renonce également à la rente de mille livres parisis que le duc lui avait assignée sur la recette générale de Flandre , ainsi qu'aux arrérages qui pourraient lui être dus à cause de cette rente. « En tesmoing de ce j'ay seellé ces lettres de mon propre seel. Faictes à Paris, le XI° jour dudit mois de may l'an de grâce mil CCCC VI. »
Suivent les lettres d'approbation du seel dudit seigneur de Roubais passées sous le Châtelet de Paris, 4406. — Ce scel n'y est pas décrit.
1406 (V. st.), 6 fevrier. — Le fief de Gourguemez, à Roubaix.
Archives du Nord, Recueil des titres de l'abbaye de Marquette, tome IX, titre 57, page #45.
Hugues de Lannoy, chevalier, déclare que Bauduin de Langlée, demeurant à Lille , a acheté naguère le fief et la terre de Gorghemés , à Roubaix, tenus des religieuses de Marquette et de lui Hugues, (4) sans qu'il y eut dans l'acte de vente aucune séparation de mouvance du fief et des terres de Gorghemés , ni de la basse-cour du lieu, pour la perception des droits seigneuriaux ; il consent, pour cette fois et sans que cela tire à conséquence, à recevoir la moitié des cinq francs déposés au change à Lille. (2)
(1) On a vu par les deux actes nos 91 et 96 comment la terre de Gourguemez avait été acquise, en 1235, par l'abbaye de Marquette et donnée en arrentement et en fief par ladite abbaye, en 1237. Postérieurement , sans doute , cette terre s'était accrue de quelques parties tenues de Hugues de Lannoy, qui possédait plus d’un fief dans les environs.
(2) D’après Goethals, ce Bauduin de Langlée serait fils d'Antoine et d’Isabeau Arazières , et époux de Jeanne d'Oignies, fille de Colard et de Catherine de Molembaix. (Généalogie de Wavrin, p. 136).
41407, 26 juillet et 4er décembre. — Jean, seigneur de Roubaix, chambellan du due de Bourgogne, sa pension.
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin (Dom Plancher), T. IL, p. 246.
« Par lettres adressées aux gens des comptes de Dijon et de Lille, il (le duc Jean) éteint et retranche toutes les pensions à volonté et à vie, qu'il a données à grand nombre de chevaliers et écuyers de Bourgogne, de Flandres et d’ailleurs, depuis la mort du duc et de la duchesse, ses père et mère......... »
« Ce retranchement général de toutes les pensions , ayant été publié, surprit beaucoup et donna lieu à bien des remontrances ausquelles le duc ne put être insensible ni résister longtemps. C’est pourquoi il donna, dès le premier décembre de la même année , d’autres patentes par lesquelles , s’il ne les rend et ne les rétablit pas toutes, il en excepte au moins un assez grand nombre qu'il veut être payées dans la suite, comme elles l’avoient été auparavant. Les pensions ainsi exceptées du retranchement général éloient s... celle du seigneur de Roubais, l’un de ses chambellans. »
1407. — Le sirc de Roubaix àa Gand avec le duc Jean de Bonrgogne apres le meurtre du duc d'Orléans.
Chronique de la Pucelle ou chronique de Cousinot, publié par Vallet de Viriville ; Geste des Nobles, chap. 97, p. 117. |
« En la ville de Gand fist le duc de Bourgoigne grant assemblée de haulx seigneurs à son retour de Paris, et pour ce qu’il fut en doubte que pour la mort du duc d'Orléans, le roy son frère lui deust mener guerre, tint illec grant conseil ouquel furent l’'évesques de Liège , les ducs de Braibant et de Hollande , le conte de Nevers, le séneschal de Haynau , le sire de Helli, le sire de Crouy, le sire de
Roubois , Mons. Renier Pot, M. Gauchier de Ruppet , Messire Jehan de Merles, Maistre André Cotin, Maistre Nicole de Savigny et Maistre Jehan Petit. Et pour couvrir le péchié du duc de Bourgoingne fut composée par ledit Maistre Jehan Petit, qui docteur fut en théologie, une proposicion dampnable , coulourée de mançonges contenant faulse doctrine et erronée en la foy catholique, concluant que pour avoir murdri le duc d'Orléans, le roy son frère et son royaume estoient tenuz lui remunérer en biens et en honneur. »
1408, 23 septembre. — Le seigneur de Ronbaix avec le duc Jenn de Bourgogne à la bataille de Liège.
Jean Juvenal des Ursins , Æistoire de Charles VIT, roy de France ; collection Michaud et Poujoulat, T. IT, p. 448.
« Le duc de Bourgongne pendant ces choses estoit ès marches de Liège, et en sa compagnée le comte de Hainaut, l'évesque de Liège, et bien dix à douze mille combattans : les Liégeois s’estoient aussi mis sus, ayans grande volonté de combattre ; ils saillirent hors de la ville du Liège, en intention de résister aux autres, qu'ils tenoient pour leurs ennemis, et approchèrent tellement , qu'ils se virent les uns les autres : les Liégeois estoient de trente quatre à trente six mille testes armées : au regard des gens de Bourgongne c’estoient gens de guerre : et y avoit des archers du Boulonnois, et autres de Picardie. Les seigneurs et capitaines du pays de Bourgongne estoient le prince d'Orenge, les seigneurs de Sainct George, de Vergy, d'Espagny, et autres. De Picardie les seigneurs de Croüy, de Rasse, et de Hëly. De Flandres, les seigneurs de Guistelles, de Fouckemberg, de Duinckerke, et de Robois......... Et quand ils virent les Liégeois , ils ne s’effrayérent de rien, et leur sembloit bien que ce n’estoient pas gens, quelque multitude qu'ils fussent, qui arrestassent guères, et qui ne fussent bien aisez à desconfire, et ainsi en advint. Car après que les batailles. s'assemblèrent , les Liégeois n'arrestèrent comme point, et furent desconfits. Et y en eut bien de vingt à vingt quatre mille de morts, et fut ladite bataille le vingt-troisiesme jour de septembre audit an. » (1408).
Jean Lefèvre, dit Toison-d'Or, seigneur de Saint-Remy, Mémoires ; édition Buchon, chap. 1”.
« Touttes fois il n’est pas à oublier les seigneurs qui furent en icelle bataille avec les dessusdits princes (Jean de Bavière, évêque élu de Liège ; Guillaume de Bavière, comte de Hainaut, son frère, et le duc Jean de Bourgogne, son beaufrère), au moins aulcune partye : lesquels ne sont point mis par ordre, mais ainssy que les ay trouvez par escript........ le seigneur de Roubais........ .»
Épitaphe de Jean de Roubaix (ci-après, 4449).
« Et passa les périls mortels de plusieurs batailles. ........ et à la querelle de ses naturels seigneurs feux de noble mémoire les ducques de Bourgoigne Philippe le Hardy et Jean, son fils, ès batailles de Rosebecques et de Liège. ..... »
41408, décembre, à Paris. — Don de l’ammanscep de Dadzelles falt par le duc de Bourgogne à Jean, selgneur de Roubaix.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, Cinquième registre des Chartes, fol. 94 v°.
Jean , duc de Bourgogne , donne et transporte à son amé et féal chevalier, conseiller et chambellan, messire Jean , seigneur de Roubais, l'ammanscep de Dudzelles, de la valeur annuelle de 200 livres parisis, monnaie de Flandre, lequel ammanscep avait été confisqué sur défunt Sohier, seigneur de Herzelles, chevalier, pour par ledit seigneur de Roubais et ses hoirs jouir dudit ammanscep à toujours el le tenir en hommage des comtes de Flandre.
41409, 23 avril. — Le seigneur de Roubaix assiste aux noces da comte de Nevers, frere du duc de Bourgogne.
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin (Dom Plancher), T. III, p. 284. |
« Dans le même mois (avril 4409), ce prince (le duc Jean) avoit fait faire 16 robes rouges, dont les manches et les chaperons étoient chargez de 51 marcs 6 onces d'or préparé et divisé en 41986 petites parties unies les unes aux aütres, en façon de losange. Toutes ces robes étoient égales. Le duc en prit une, et les autres furent distribuées de sa part au duc de Brabant et au comte de Nevers,
ses frères ; au comte de Penthièvre, son gendre ; aux seigneurs de la Trimouille,
de Saint-George, de Courtiambles, de Waurin, de Bours, de Craon, de Helli, de Saligny, de Roubois , d'Uutkerke , du Bois et de Courcelles, qui parurent tous avec ces robes à la cérémonie des nôces du comte de Nevers. »
1409, octobre. — Le seigneur de Roubaix présent à l'arrestation de
Montaigu. \ Enguerrand de Monstrelet, Chroniques ; édition Buchon, T. Il, chap. LXIIT.
« En ces propres jours, les seigneurs du sang royal étant à Paris,........ et eux bien informés que Charles, roi de France, étoit de tout appauvri de ses finances par ses officiers et gouverneurs, et mêmement que sa vaisselle, et la plus grand'partie de ses joyaux étoient en gagé, exposèrent un jour à la personne du roi l’élat et pauvre gouvernement de son hôlel,......... raquérant qu'il fût content qu'aucun d'eux pût avoir la puissance de réformer tous ceux généralement qui, depuis le commencement de son règne, avoient eu le gouvernement desdites finances et de ses offices, sans nuls en excepter, et qu'ils pussent iceux destiluer, corriger, punir el condamner, selon les cas qui seroient trouvés sur eux ; laquelle requête fut par le roi accordée......... Et firent tant qu'à bref
— Ai —
dire, ils aperçurent clairement que ceux qui avoient gouverné les dites finances du royaume, depuis seize ou vingt ans paravant , s'étoient très-mal acquittés, et avoient acquis pour eux et leurs amis ou prochains, innumérables finances au préjudice de sa seigneurie. Et par espécial, Montagu, qui avoit été un des principaux gouverneurs fut fort questionné , et tellement qu'il fut ordonné qu'on le prit et mît en prison en Châtelet avec aucuns autres.
Et pour parfaire cette exécution, fut commis messire Pierre des Essarts, prévôt de Paris, et avec lui plusieurs de ses sergents , et pour l'accompagner, lui furent baillé, de par ledit duc de Bourgogne, les seigneurs de Heilly et de Rubais , et messire Rolant de Hutequerque. » (1) |
1409 ., 29 décembre , à Paris. — Jean, seignenr de Roubaix et de Her-
zelles, est gratifié, par le duc Jean, d’ane pension de quatre-vingt francs d'or.
Archives du Nord, B. 1903 : Compte de la recette générale des finances, f° 52 vo,
« Par ses lettres faictes ct données à Paris le XXIX° jour de décembre l'an mil CCCC et neuf, mondit seigneur, (Jean, duc de Bourgogne et comte de Flandre,) pour considération des grans , notables et loyaux services que messire Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelle, chevalier, conseillier et chambellan de mondit seigneur, lui avoit fait longuement en plusieurs mauières , et fesoit de jour en jour, voulant pour ce pourveoir à son estat pour le souslenir honnestement entour lui et affin qu'il feust plus tenu et astraint de lui servir el y continuer diligemment, ordonna et volt, tant qu'il lui plaira, ycelui monseigneur de Roubais avoir et prendre de lui la somine de quatre vins frans d'or par mois, à commencier le premier jour de janvier ensuiant, toutes et quantes fois que lors en avant il seroit devers mondit seignenr en son hostel et qu'il y demoreroit. »
(4) L'arrestation du grand-maître était un coup hardi, mais le duc ne l'avait risqué qu'après l’arrivée des gentilshommes qu'il avait mandés de Flandre. Montaigu eut la tête tranchée et son corps fut attaché au gibet de Montfaucon, « le dix-septième jour du mois d'octobre, » dit Monstrelet, qui ajoute que cette
exécution fut faite principalement, comme il fut commune renommée , à l'instance ct poursuite du duc de Bourgogne. |
1409 (V. st), 16 janvier. — Grange de la dime de Roubaix.
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire J, p. 93, où le document est intitulé : « Sententia lata contrà Jacobum Carette pro certis arboribus per dictum Jacobum scissis retro grangiam de Roubais. » — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC. 477, n° 44.
Sentence de Ja Gouvernance de Lille condamnant Jacques Carette de Roubaix à payer au chapitre de Tournai un écu d’or à la couronne, pour la valeur de deux arbres, un chêne et un frêne, croissant sur l'héritage que ledit chapitre possédait à Roubaix, tenant à l'héritage dudit Carrette, lesquels arbres ce dernier avait fait abattre au grand dommage du chapitre.
4410, 28 octobre. — Jcan, scigneur de Roubaix, chevalier, chambellan du Roi.
Bibliothèque nationale, Fonds Clairembault, titres scellés, vol 197, p. 8067. (1)
— « Je Jehan, seigneur de Robays, che’, chambellan du Roy n°s. . . . .. receu de Alixandre Le Boursier, recev" géna des aides ordonnez pour la guerre se. (400) frans (2) que le Roy n° dit seigr, par ses lettres données le XITIT: jour de septembre derr” passé, m'avoit et a donn., de grace esp“, à. . . . prendre se pour une foiz, des den’ des diz aides, pour moy aïdier à armer, monter et abill", pour le s"" et accompaigner en sa p"* armée. Roubais. »
Sceau. — Écu penché : d’hvrmines sous un chef chargé à dextre d'une étoile. Heaume. Supports : deux sauvages. Légende gothique :.. han sire de Roubais (3).
(4) Copie due à l'obligeance de M. Félix Brassart de Douai.
(2). Il faut multiplier par quarante cette somme pour avoir une idée approximative de l'équivalent de notre monnaie actuelle.
(3). M. Demay, des archives nationales, a pris une empreinte du sceau ci-dessus pour sa publication des sceaux du fonds Clairembauit.
1411, juin - janvier 1412 (N. st.) — Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, chevalier, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne ; ses gages ordinaires; ses gages de capitaine condacteur des communes de Flandre ; ses étrennes da jour de l’an 1412.
Archives du Nord, Chambre des comptes, B. 1894. Premier compte de Robert de Bailleux, receveur général des finances de Monseigneur le duc de Bourgogne.
Fo 74 vw. « A messire Jehan, seigneur de Roubays et de Herzele, chevalier, conseillier et chambellan de mon dit seigneur le duc III: LX frans qui deuz lui estoient pour ses gages de III frans par mois qu’il prent de mondit seigneur lui estant en son service, c'est assavoir depuis le XVEe jour de juing mil CCCC et XI jusqu'au XVe jour d'aoust ensuivant inclux, qui sont deux mois et depuis le XVE jour d'octobre ou dit an jusques au derrenier jour de décembre après ensuivant tout inclux, qui sont II mois et demi, pour tout ITIT mois et demi qui au dit fuer valent III: LX frs. » (4).
F° 72. « Audit monseig' Jehan de Roubais, chevalier devant nommé, la somme de III frans qui deuz lui estoient pour deux mois qu'il a vacqué en l'office de cappitaine et conduiseur des communes de Flandres qui ont esté ou service et mandement de mon dit seigneur, pour lequel office de cappitaine et conduiseur mondit seigneur lui a ordonné prendre et avoir de lui pour chacun mois qu'il vacqueroit ou dit fait la somme de Ile frans, ou quel fait et office de capitaine et conduiseur ledit chevalier a vacqué par deux mois commençans le XVIe jour d'aoust CCCC et XI et finissant le XV° jour d'octobre après ensuiant, (2) qui
(4) Dans l'intervalle du 46 août au 15 octobre, le sire de Roubaix avait joui comme capitaine conduiseur des communes de Flandres, de gages supérieurs repris dans l’article suivant.
(2) Le duc Jean s'était mis en campagne pour résister aux armements des Orléanais. Toute la noblesse de Bourgogne, de Flandre et d'Artois s'était rendue à ses ordres. Îl avait aussi demandé le secours des bonnes villes de Flandre et elles avaient consenti assez volontiers à faire marcher leurs milices avec lui, sous la conduite du sire de Roubaix, paraît-il du compte dont cette note est extraite. Mais on sait qu’au moment où le duc de Bourgogne disposait son armée pour recevoir ou livrer bataille, les communes notifièrent au duc leur volonté de s’en retourner sur-le-champ, disant qu’elles avaient fini leur temps, et rien ne put les retenir. Leur service s'était borné au sac et au pillage de la ville‘de Ham. Néanmoins le duc put rentrer triomphant à Paris.
— Ali —
valent au dit pris la dite somme de Ille frans, et laquelle somme mon dit seigneur, par ses lettres données le II° jour de novembre CCCC et XI veult à lui estre payée par sondit recepveur général ou par autre de ses recepveurs particuliers, par rapportant ses dites lettres et certiffication du maistre de sa chambre aux derniers que durant iceux deux mois ledit chevalier n’a prins aulres gaiges ne livrée de mon dit seigneur que les devant dis gaiges, et pour ce a. . . . IX: frs. »
Fo 499 ve. « A messire Jehan, sire de Roubays et de Herzelle, chevalier, conseillier et chambellan de mondit seigneur la somme de Il: frans que mondit seigneur lui a donnez de grace spécial ceste fois, tant pour considération des bons et agréables services qu'il a faiz le temps passé à mondit seigneur en pluseurs armées, voiages et chevauchées, et fait chacun jour incessaument, comme pour ses estraines du jour de l’an CCCCXI (v. st.) et pour convertir en vaisselle, laquelle sommé mondit seigneur par ses lettres données le derrenier jour de janvier de l’an dessus dit a voulu et mande estre paiée audit chevalier et icelle estre allouée ès comptes du dit receveur général sans contredit par mes seigneurs les gens de ses comptes à Dijon, non obstant autres dons ou bienfaiz à lui autrefoiz faiz par mondit seigneur n6on exprimez ès dites lettres, pour ce a par vertu d'icelles lettres et quittance, 44° frs. »
1412 (vers le mois de mai). — Jean, seigneur de Roubaix, au voyage de Bourges en Ia compagnie du due Jean.
Archives du Nord, Chambre des comptes, original B. 4930, n° 15.
« Je Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelles, conseillier et premier chambellan de mon très redoubté seigneur monseigneur le duc de Bourgoingne, certiffie à tous que en l’an mil llcet XII ou environ ceux de la ville de Torquoing me délivrèrent ung char à INT chevaulx pour aler ou voyage de Bourges en le compagnie de feu mon très redoubté seigneur monseigneur le duc Jehan qui Dieu pardoint. Tesmoin mon seel cy mis le XVI: jour de mars mil INT: vingt trois. »
Monstrelet, chronique ; édition Buchon, T. If, chap. XCVI.
« Comment Charles, roi de France, à grand'puissance, se partit de Paris pour aller à Bourges. — Or est vérité qu’en ce temps, Charles, roi de France, pour
mettre ses ennemis en obéissance, par la détermination de son grand conseil, manda, par tout son royaume, gens d'armes et gens de trait à venir devers lui vers Paris à Melun ; et avec ce fut mandé très grand nombre de charrois et charrettes. Et pareillement les duc d'Aquitaine et de Bourgogne firent très grand mandement. . . .. Lequel roi issit de Paris en noble arroi, le jeudi cinquième jour de mai de cet an. » (4412) (1).
2412, octobre. — 1413, septembre. — Le seigneur de Roubaix chargé de diverses missions pres du duc de Brabant.
Archives du Nord, B. 4903 : Compte de la recette générale des finances, f° 77 v°.
« À monseigneur de Roubais, chevalier, conseillier ct chambellan de mon dit seigneur (le duc de Bourgogne), la somme de deux cens cinq frans monnoye royal, en quoy mondit seigneur estoit tenu à lui pour les voyages par lui fais en la manière qui s'enssuit, c’est assavoir pour estre allé par le commandement et ordonnance de mondit seigneur ou mois d'octobre M CCCC XII deviers monseigneur de Brabant pour faire oster certain bollewere qu'il avoit fait faire. Item pour estre alé de rechief ou dit mois octobre deviers mondit seigneur de Brabant, pour faire l’appointement devant les villes de Malines et d'Anvers, jusques à la Saint-Jehan ensuiant, esquels deux voyages il vaqua c’est assavoir ou précédent par trois jours entiers et au subséquent par XV jours. Item pour estre alé deviers monseigneur de Charolois faire son rapport de ce qu’il avoit trouvé deviérs monseigneur de Brabant où il vaqua par trois jours. Item pour estre alé de rechief devers mondit seigneur de Brabant, lui remonstrer que ceux dudit lieu d'Anvers ne vouloient tenir l’appointement qu'il avoit seellé, où il vaqua par VII jours fenis le XXX° jour de mars ou dit an mil CCCC XII, (v. sl.) et pour estre alé de la ville de Lille dont il party le VII° jour de septembre mil CCCC XIII, deviers monseigneur de Brabant à Anvers où il vaqua par XIII jours entiers ; font par tout les dis voyages XLI jours qui montent, au pris de cinq frans, dite monnoye, II° V frans. »
(1) Au mois de janvier de cette année 1412, le seigneur de Roubaix était avec le duc de Bourgogne à Paris. (Hist. générale et particulière de Bourgogne, T. IIE, p. 278).
1413, 19 septembre. — Le seigneur de Roubais falt partie d'une ambassade envoyée vers le roi par le dac de Bourgogne. (i)
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin (Dom Plancher), T. III, p. 390.
« Il (le duc de Bourgogne) envoya des ambassadeurs au roi ; savoir, l'évêque d'Arras, le sire de Saint-George, avec les seigneurs de Roubais, de Dours, de Bours, du Bois et quelques autres de son conseil qui partirent de Bruges le 49° et arrivèrent à Paris le 25 septembre. Ils furent reçûs honorablement et entendus dans un conseil où assistèrent tous les princes du sang. L'évêque d'Arras qui portoit la parole, entreprit, mais inutilement, de justifier le départ inopiné du duc, et de détruire l'impression qu'il avoit fait sur presque tous les esprits, tant à la cour qu’à la ville. »
1413, 9 novembre et 11 décembre. — Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles; sa pension de quatre-vingt francs d'or par mois.
Archives du Nord, B. 4903 : Compte de la recette générale des finances, f* 52 ve.
« A messire Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelles, chevalier, conseillier et chambellan de mondit seigneur (Jean, duc de Bourgogne et comte de Flandre), la somme de quatre cens quatre vins frans, monnoye royal, auquel
(1) Les effroyables atrocités commises dans Paris par les partisans de Jean-sans-Peur, composés en partie de la redoutable faction des Cabochiens avaient soulevé l'indignation des bourgeois. Beaucoup de serviteurs du duc s'étaient, par crainte, éloignés de ce théâtre sanglant. « Et pareillement se partirent plusieurs notables personnes pour la cremeur des mutations (crainte des émeutes) dessusdites ; c'est à savoir Jacques de Châtillon, les seigneurs de Croy et de Roubaix, . . . . .. et très grand nombre d'autres. » (Monstrelet, chsp. CX). — Le parti bourguignon, affaibli, avait été maltraité, et le duc luimême avait dû quitter furlivement Paris où il ne se croyait plus en sûreté.