‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 12 sur 21 · AE · texte numérisé non relu

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mondit seigneur, par ses lettres faictes et données à Paris, le XXIXe jour de décembre l'an mil CCCC et neuf, (voir le n° 200) ordonna et volt ycelui monseigneur de Roubais avoir et prendre de lui la somme de quatre vins frans d'or par mois toutes et quantes fois que lors en avant il seroit devers mondit seigneur en son

hostel et qu'il y demoreroit.

« Par sa quittance faicte le IX° jour de novembre l'an mil CCCC AL, pour le

mois d'avril, mai, juing, juillet, aoust ou dit an, HIT: frs. « Et par autre sa quittance faicte le II° jour de décembre pour le mois de no-

vembre, INIE** frs. »

1413, 20 décembre, a Gand. — Don de la haute, justice sur In terre et seigneurie de Herzelles fait par le duc de Bourgogne a Jean, sei-

gneur de Roubaix.

Archives du Nord, chambre des comptes, Sirième registre des Chartes, f° 29 vw.

Jean, duc de Bourgogne, donne à toujours à messire Jean, seigneur de Roubais, chevalier, son conseiller et chambellan, la haute justice sur la terre et seigneurie de Herzelles, située au comté d’Alost, laquelle avait été confisquée avec la dite seigneurie et l’'ammanscep de Dudzelles au profit de Louis, comte de Flandre, sur messire Sohier, seigneur de Herzelles, oncle dudit seigneur de Roubais, et avait été retenue par le duc lorsqu'il avait donné la terrede Herzelles au même sei-

gneur de Roubaix.

1414 (N. st.) février. — Le scigneur de Roubaix cn armes avec le duc de

Bourgogne s'avançant vers Paris. (1).

Monstrelet, Chronique; édition Buchon, T. III, chap. CXX.

(1) Après l’insuccès de son ambassade au roi et de nouvelles lettres qu'il lui avait adressées le 16 novembre 4413, « contenant les complaintes de lui, et ses excusations, et accusations qu'il faisoit contre ses adversaires, :» (Monstrelet, chap. CXVIIT) il ne restait plus au duc qu'à se préparer à la guerre. Il prit, en effet, toutes ses mesures, manda ses hommes d'armes et partit d'Arras en février 1414.

« Or est en vérité que le duc de Bourgogne, pour parfournir son entreprise à aller à Paris partant d'Arras, se tira vers Péronne, . . . .. passa la rivière de Somme à Esclusier et s’en alla à Roye en Vermandois. . . . .. Et au troisième jour alla de Roye, le dit duc de Bourgogne, à Compiègne.

« Et après qu'il eut eu convenance des plus notables de la ville de tenir son parti, prit son chemin pour aller à Senlis, où il avoit déjà envoyé le seigneur de Roubaix, pour savoir s'ils le recevroient ; mais ils le refusèrent à mettre en leur ville, pour la défense du roi qu'ils avoient eue : pourquoi le dit duc de Bourgogne prit son chemin par Barron à Dammartin, là où étoient jà venus au devant de lui, les seigneurs de Bourgogne, à grosse compagnie. » (4)

1414, 23 mai. — Jenn, scigneur de Roubaix, l'un des nwmbassadenrs chargés par le duc de Bourgogne de négocier le mariage d’une de ses filles avec le roi d'Angleterre.

Gachard, Rapport sur les archives de Dijon. Bruxelles 4843, p. 85.

« N° 1720. Long rouleau de parchemin, contenant la proposition faite par les ambassadeurs du duc de Bourgogne à ceux du roi d'Angleterre, pour le mariage d'une des deux filles dudit duc, Catherine et Anne, avec le dit roi, et la conclosion d'une alliance perpétuelle, avec les réponses de ces derniers, à Leycester, le 23 mai 4414. — Les ambassadeurs du duc étaient le prévôt de Saint-Donat, Pierre, seigneur de Vieuxville, Jean, seigneur de Roubaix, et Roland d’Uytkerke. — Orig. en latin. »

(1) Mais le duc s’était mépris en comptant sur les intelligences qu'il avait conservées dans Paris: ses tentatives pour y entrer furent toutes repoussées, et, n'étant pas en force, il dut reprendre la route de Flandre comme il était venu.

1414, 1° octobre, à Gand. — Institution de l'échevinage a Roubaix.

Archives du Nord, Septième registre des Chartes, f° 92,

Jean, duc de Bourgogne, octroie à son amé et féal chevalier, conseiller et chambellan, messire Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, de créer en sa terre de Roubaix sept échevins lesquels tiendront lieu des juges cottiers et jugeront, au conjurement du bailli dudit seigneur de Roubaix, toutes les causes qui appartenaient ci-devant à la connaissance desdits juges cottiers. — Donné sur la requête dudit seigneur de Roubaix par laquelle il expose, qu’en sa terre et seigneurie de Roubaix et appartenances, qu'il tient en fief du duc à cause de sa salle de Lille, avec toute justice de vicomte et en-dessous et grande quantité d'hommes de fief, hôtes et tenans, lui appartient, par ses dits hommes, au conjurement de son bailli, la connaissance de tous cas criminels et autres mouvans de connaissance de fief, et, par les dits hôtes et tenans qu'on appelle juges cottiers, au conjurement de son dit bailli, des werps et transports des terres cottières situées en sa seigneurie, de tous cas civils, de tous procès entre parties non concernant ou regardant les fiefs ou cas criminels. Mais parceque les dits hôtes et tenans sont simples gens, laboureurs, qui ont peu ou point de connaissances en fait de justice, ce qui fait que les parties courent le risque de perdre leurs droits ès causes pondantes pardevant eux ; que lesdits juges cottiers sont tenus d'aller de quinze jours en quinze jours aux plaids dudit seigneur de Roubaix, ce qui les - oblige d'abandonner leurs ouvrages et labours ; pourquoi ledit seigneur de Roubaix supplie le duc de décharger lesdits juges cottiers, et, au lieu d’iceux, lui permettre de créer et établir, toutes les fois qu'il lui plaira, jusqu'à sept échevins, qui, au coujurement de son dit bailli ou de son lieutenant, aient telle et semblable autorité que les dits juges cottiers ont eu jusqu’à présent.

1411-1415. — Eesefgncur de Roubaix, conseiller. D'Oudegherst, Annales de Flandre ; édition Lesbroussart, T. II, p. 649.

« Il (Jean, duc de Bourgogne) affranchit le franc-hoste de confiscation en touts cas, réservé (les cas) de lèse-majesté contre la personne du prince, de la princesse, de leurs enfans légitimes et du chancelier, .par ses lettres de l’an mil quatre cent quatorze, et ce moyennant une rente perpétuelle de cine cents livres parisis par an, présents le chancelier de Bourgoingne, le seigneur de Roubaix, messire Rouland de Vutkerke, Godefroid de Wilde, le seigneur de Montpreux et autres. »

Diegerick, Inventaire des chartes et documents appartenant aux archives de la ville d'Ypres, T. IL, p. 52.

A octobre 4444, à Gand. — Lettres par lesquelles Jean, duc de Bourgogne, apporte quelques modifications au mode de nomination des avoué et échevins de la ville d'Ypres. « Par monseigneur le Duc en son conseil auquel vous le seigr de Roubays, messire Roeland Duutkerke, Godefroy le Sauvage et plusieurs autres estoient. »

Ibidem, p. 54.

4er octobre 4444, à Gand. — Leitres par lesquelles Jean, duc de Bourgogne, prescrit le mode à suivre par les commissaires désignés par lui pour l'audition des comptes et le renouvellement du magistral d’Ypres. — « Par monseigneur le : duc en son conseil auquel vous le seigneur de Roubais et autres estoient. »

Ibidem, p. 58.

45 mars 4415, (n. st,) à Gand. — Lettres par lesquelles Philippe, comte de Charolais, ayant en l'absence de son père le gouvernement de ses états, déclare approuver et confirmer les lettres accordées par son père à la ville d'Ypres le 4er octobre précédent. — « Par monseigneur le Comte, les seig'* de Montperroux et de Roubais, Messre Roland de Huutkerke et autres présens. »

— A5 — Ibidem, p. 61.

45 octobre 4415, à Audenarde. — Philippe, comte de Charolais, reconnait avoir :

reçu des échevins d’Ypres la somme de douze cent cinquante écus de trente gros, nouvelle monnaie de Flandre, pour leur part dans la somme de 5000 écus d’or accordés à son épouse par les quatre membres de Flandre. — « Par Mons: le conte, le doyen de Liège, le seigneur de Colscamp et de Roubais et autres présents. »

1415, octobre. — Le seigneur de Roubaix gouverneur du comte de Cha-

rolaîis, conjointement avec le scigneur de la Viefville ; — approches

| de la bataille d'Arincouart.

Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin.

(Dom Plancher). T. 1IL, pages 434 et 435.

« Le comte de Charrolois étoit à l Écluse où il donnoit tous ses soins pour assembler en ce port un nombre de vaisseaux armez et bien équipez, suffisant

pour résister aux Anglois, faire échouer leurs desseins et leur donner la chasse.

Ce jeune prince avoit avec lui, pour ses principaux conseillers, chargez de faire exécuter ses ordres, les seigneurs de Roubais et de la Viéville. Le duc lui envoya depuis Guillaume de Bonnières, gouverneur d'Arras, avec le seigneur de Humbercourt, pour l'aider, avec les deux premiers, dans les préparatifs qu'il faisoit contre les Anglois et dans tout ce qu’il convenoit faire pour la défense et la conservation des villes d'Artois. Cependant les Anglois qui tenaient la ville de Har- . fleur assiégée, l'emportèrent’d’assaut et l'abandonnèrent au pillage. Le comte de Charrolois en ayant apris la nouvelle de Hesdin, où il étoit allé pour donner . quelques ordres, ainsi qu'il paroît par sa letire du 40 octobre, envoya Guillaume de Bonnières en porter la nouvelle au Roi, puis se retira à Aire avec les seigneurs de Roubais, de la Viéville et de Chantemerle, qui, par ordre du duc, demeurèrent là avec lui jusqu’au mnois de novembre. Le comte qui avoit exécuté avec beaucoup de zèle et d’empressement tout ce que le duc son père lui avoit ordonné de la part du Roi, s’attendoit à recevoir incessamment des ordres pour

aller joindre l’armée de France avec les secours qu'on lui avoit demandé et qu'il

tenoit prêts. Ces ordres à la vérité furent donnez bientôt après, mais ils n'allèrent pas jusqu'à lui parceque l’on avoit eu grand soin de fermer toutes les avenues par où il auroit pu les recevoir ou en avoir connoissance. »

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