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1416, 10 mars. — Le seigncur de Roubaix châtelain de Lille.
Archives du Nord, Comptes du domaine ordinaire et des assis du comte en la ville et châtellenie de Lille, n° 479 de l'État général des registres de la Chambre des Comptes relatifs à la Flandre.
« À messire Witace de Bours, chastellain du chastel de Lille, qui prent VIe livres par an pour la garde dudit chastel, pour ses gaiges depuis le premier jour de juillet M CCCC XV jusques au XXV° jour d'octembre en suivant que lors à la bataille de Rousseauville ledit de Bours ala de vie à trespas. .... son...
« A Jehan de Locques, lieutenant dudit chastel , lequel a eu la garde d'icellui chastel depuis le XXV* jour d'octembre jusques au X° jour de mars ensuivant, que le seigneur de Roubais fist serment comme chastellain dudit chastel par vertu de lettres de retenue de monseigneur......... ..
« Audit S. de Roubais, de nouvel retenu chastellain, aux gaiges, droit, prouffis et émolumens acoustumez depuis ledit X° jour de mars que il fist le serment d'icellui office jusque au darrain jour de juing mil CCCC XVI, c mn nu |. us. vit d. ob. » (1)
(1) Chaque année jusqu'au dernier jour de juin 4449, c’est à dire jusqu’à sa mort, on trouve dans les comptes du domaine la mention des « VIe livres payées à monseigneur de Roubais, chastellain du chastel de Lille, pour la garde dudit chastel. »
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1416, 18 mai. — Le seigneur de Roubaix, chambeHan du duc, envoyé à Bruxelles, avec le seigneur de la Keytulle, au sujet de la mainbournie du Brabant,
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin, (Dom Plancher) T. III, p. 449. | |
Le duc de Bourgogne avait déjà fait représenter à plusieurs reprises, mais sans succès, aux États de Brabant « le droit qu'il prétendoit avoir, comme plus proche parent, de prendre la défense et le gouvernement des personnes, des États et des biens des deux jeunes princes, Jean et Philippe, enfants du duc de Brabant, son frère, qui avoit été tué à la bataille d'Azincourt. . . . . . Il ne laissa pas d'envoyer, le 43 du même mois de mai, (1416) de Keytulle (l’un de ses conseillers) avec le seigneur de Roubais, son chambellan, à Bruxelles, avec ordre de n'y paraitre que comme simples particuliers, parlant comme d'eux-mêmes, et faisant sentir aux uns et aux autres le tort qu'on avait de ne pas reconnaitre son droit. » (1)
1416, 13 novembre. — Le seigneur de Roubaix assiste à la conférence tenue À Valenciennes entre le danphin (2) et le duc de Bourgogne.
Monstrelet, Chroniques ; édition Buchon, T, II, chap. CLXVIII.
« Ledit dauphin renvoya devers le duc de Bourgogne lettres écrites de sa main, par lesquelles lui mandoit qu'il allât devers lui à Valenciennes. Lequel duc. . . . .. y alla le douzième jour de novembre, . . . . et le lendemain furent faites entre le dauphin, le duc de Bourgogne et le duc Guillaume les
(f) Voir Gachard, Rapport sur les archives de Dijon, p. 96.
(2) Le dauphin, duc d'Aquitaine, avait succombé à une courte maladie ; le comte de Ponthieu, second fils de Charles VI, qui devait être chargé du gouvernement restait en Hainaut chez le comte Guillaume, son beau-père.
choses ci-après déclarées (4) en la présence de la dame de Hainaut, du comte de Charrolais, du comte de Conversan, et de plusieurs autres notables chevaliers, écuyers, et grand conseil des trois parties, c'est à savoir. . . , ., le seigneur de
Roubaix. . . . . »
1416 (V. at), 27 janvier à Lille. — Le seigneur de Roubaix, censofiler.
Manuscrit n° 19099 de la Bibliothèque de Bourgogne, à Bruxelles, p. 274.
Jean, duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, déclare en présence du sieur de Fosseux, de M° Euslache de Laittre, du sieur de Robais, du sieur de Humbercourt et de plusieurs autres, que par ses lettres données à Cambrai, le 5
d'octobre 4414; il a accordé aux gens d'Arras, en considération des pertes sup-
portées par eux pour le siége de ladite ville, en ladite année, la moitié des menus tonlieux d'icelle ville pendant huit ans.
1417, 16 juillet. — Le seigneur de Roubaix et de Herzelles, avec d'autres conseillers, négocie un emprunt au nom du duc de Bourgogne.
‘Archives du Nord, /ntentaire- sommaire, B. 14317.
Mandement du duc de Bourgogne aux gens de la chambre des comptes de Lille, pour leur enjoindre de connaitre de l'emprunt négocié, en son nom, par le seigneur de Roubaix et de Herzelles, par Godefroy le Sauvage et par Jean Mainfroy, ses conseillers, avec plusieurs marchands des nations de Gênes, de
Vénise, de Florence, de Plaisance, de Milan, de Catalogne, de Lucques et de Piémont.
(1) Le duc de Bourgogne promit ses services au dauphin qui jura de son côté d’aider le duc et de le défendre de tout son pouvoir contre ses ennemis. Ensuite le dauphin requit le duc de Bourgogne d’aider le roi à garder et défendre le royaume contre les Anglais ; laquelle chose il jura, et promit aussi d’entre-
tenir bonne paix dans le royaume. Malheureusement le dauphin mourut presqu’aussitôt, empoisonné, dit-on; son jeune frère Charles était l'espoir des Orléanais.
1417, août. — Le seigneur de Roubaix et sa compagnie à Beauvafs.
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin, (Don Plancher), T. IX, p. #74.
« Le duc de Bourgogne, qui étoit près de Montdidier avec son armée, en décampa le 25 août 4417, pour marcher avec elle vers Breteuil et de là à Beauvais, où il fut reçu le 26 avec honneur. Il y séjourna le reste et jasqu’au 2 du mois suivant. Son armée étoit campée autour de la ville, et c’est là que s’en fit la revüë ainsi qu’il paroît par les procès-verbaux des montres qui en furent dressez alors et par les certificats de Jean de Vergy, seigneur de Fouvans, chevalier, conseiller, chambellan du duc et son maréchal de Bourgogne, par lui commis pour faire cette revûë de toutes les troupes qui composoient son armée. Les compagnies qui passèrent en montre ou en revûë devant lui, l'une après l’autre, à Beauvais , étoient celles. . . . . . . . . . . . Le sire de Roubais, une aütre (compagnie) de 42 écuyers et de 8 tant archers qu'arbalètriers.
Monstrelet, Chroniques ; édition Buchon , T. IV, chap. CLXXXHL.
« Ledit duc de Bourgogne, entre Pontoise et Meulan, fit mettre tous ses gens en bataille, pour les voir tous à une fois en ordonnance, comme s'ils eussent été en la présence de leurs ennemis. Et étoient en une belle pleine au dessous d’une montagne, laquelle chose lui fut moult plaisante à voir, car il y avoit grand nombre de gens moult bien habillés et désirant de le servir eontre tous ses ennemis, desquels , c'est à savoir des principaux qui avoient charge de gens, les noms s'ensuivent : ..........
« Et de la comté de Flandre : le seigneur d'Estenhuse, le seigneur de Commines, le seigneur de Gruthuse, le seigneur de Roubaix......... »
1417 (V. st), 12 mars. — Le seigneur de Roubaix, conseiller du duc | de Bourgogne. | |
A. Pruvost, Chronique el cartulaire de l'abbaye de Berques Saint- Winoc, p. 298. — Archives communales de Bergues , Znvenfaire-sommaire, EE, 20 et 94.
Accord et appointement conclu entre l'abbé et le couvent de Saint-Winoc d'une part, et le magistrat de Bergaes d'autre part, à l'intervention des seigneurs de Coolscamp et de Roubaix, conseillers du duc de Bourgogne, commis à cet effet, relativement à la réunion de l’abbaye à la ville.
1418, 1° juillet. — Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles , châtelain de Lille.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original, B. 1946, n° 9.
« Je Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelle, conseillier et chambellan de Monseigneur le duc de Bourg” et chastellain du chastel de Lille, confesse avoir eu et receu de Guy Guillebaut, trésorier de Boulonnois, la somme de huit vins dix-neuf escus et vint six gros de XL gros vielle monnoie de Flandre l'escu, qui deuz m’estoient par mondit seigneur tant pour les despens de bouche de messire Jehan de Lomme?, chevalier, prisonnier oudit chastel de Lille depuis le V° jour de juillet M CCCC et XVII jusques au dernier de may dernier passé, comme pour robes, linges, chausses et autres choses par moy livrées pour ledit chevalier, et aussi pour son touraige durant ledit temps, qui montent ensemble à ladite somme de VIII XIX escus XXVI gros, comme contenu est plus à plain ès lettres de mandement de mondit seigneur le duc sur ce faites et données à Dijon le VII: jour de juing dernier passé. De laquelle somme de VII XIX escuz et XXVI gros monnoie dite je me tieng pour content et en quitte mond. seigneur, ledit trésorier et tous autres. Tesmoing mes seel et seing manuel cy mis le premier jour de juillet l'an mil CCCC et XVIII. » {Le sceau manque ainsi que le seing manuel).
1418 , juillet. — Le bâtard de Roubaix à Paris. Monstrelet, Chroniques ; édition Buchon, T. IV, chap. CXCVIII.
« Esquels jours, (4) par le commandement de messire Jean de Luxembourg, comme il fut commune renommée , fut mis à mort à la Chapelle, entre Paris et Saint-Denis, un nommé Jean Bertrand, capitaine dudit Saint-Denis , lequel avoit été un des meneurs de compagnies avec messire Gastelinas , Jean de Gingin et Jean de Clau , et étoient bouchers. Pour la mort duquel les Parisiens furent très mal contents...... . Si en firent grand'plainte au duc de Bourgogne, lequel demanda au dessusdit de Luxembourg, s’il avoit fait cette œuvre, et il répondit que non : toutefois il demeura mort. Et comme il fut informé, les principaux facteurs de cette besogne, furent Lyonel de Vendôme, le bâtard de Roubaix, (2) et autres leurs complices , jusques au nombre de douze compagnons , mauvais garcons. » (3) |
1418, 9 août, à Paris. — Le sire de Roubaix, châtclain de Lille. Archives du Nord , Septième registre des Chartes , fo A3 ve et 445 ve.
Mandement de Jean-Sans-Peur au sire de Roubaix, châtelain de Lille, ainsi qu'aux gens des comptes, de réunir au domaine ducal les terres qu'il avait cédées en dernier lieu à Jeanne de Champigny, et de faire rendre à celle-ci le prix de la vente.
(1) Le duc de Bourgogne venait d'entrer à Paris, le 14 juillet 1418, y amenant Isabeau de Bavière, cette reine factieuse et débauchée, qui s'était liguée avec lui pour assurer sa vengeance contre le nouveau dauphin et le comte d’Armagnac qu’elle accusait tous deux d'avoir causé la perte de son favori Bois- Bourdon. |
(2) Jean de Roubaix avait un frère bâtard, Oste de Roubaix, qui avait alors 64 ans environ ; ce n'est pas de lui sans doute qu'il est ici question. Serait-ce un fils de Jean de Roubaix, alors âgé de 49 ans ?
(3) Voir aussi les Mémoires du Sr de Saint-Remy, chap. LXXXVI.
1419, 1er octobre. — Jean, seigneur de Roubaix, gouverneur dé Blaton et Feignies.
Archives du Nord, /nventaire-sommaire, B. 160%; — Septième registre des Chartes, fol. &6. |
Nomination par Philippe, devenu dac de Bourgogne , du seigneur de Roubaix au poste de gouverneur des terres de Blaton et Foignies.
1419 , 22 octobre. — Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles , chevalier, conseiller et chambellan, châtelain de Lille.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original, B. 4922, n° 24.
« Je Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelles, chevalier, conseillier et chambellan de monseigneur le duc de Bourgoingne, conte de Flandres, et chastellain de son chastel de Lille, confesse avoir eu et receu de Berthelemi à la Truye et Berthelemi le Vooght, commis de par feu mon très redoubté seigneur monsgr le duc derrenier trespassé, cui Dieu pardoint, à recevoir l'ayde de C" doables escuz à lui de son vivans octroyé par led. commun pays de Flandres, la somme de deux cens livres parisis, nouvelle monnoye d'icellui pays, qui deuz m'estoient pour les causes et raisons plus à plain contenues et déclarées ès lettres patentes de mondit seigneur le duc sur ce faictes et données à Lille le second jour de ce présent moys. De laquelle somme de 1x livres parisis , dite nouvelle monnoye, je me tieng pour content et bien payé, et en quicte ycellui mondit sgr, lesdiz commis et tous autres qu’il appartient. Tesmoing mon seel cy mis le XXII jour d'octobre l’an mil CCCC et dix neuf. (Le scel manque).
1419, 27 novembre. — Le sire de Roubaix au conseil tenu à Arras.
Archives du Nord, /nventaire-sommaire, B. 14592.
Noms de ceux qui assistèrent au conseil du duc tenu à Arras, le 27 novembre, sur le fait du traité d'Angleterre (probablement celui qui livra la France à l'étranger) :....... Le sire de Comines, le sire de Roubaix, Hue de Lannoy,
1420 (N. st.), 17 janvier. — Jean, scigneur de Roubaix et de Herzelles, chAtelnin de Lille; — quittances de ses gages.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, originaux, B. 1922, n°* 44, 44° el 44°.
« Je Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelle, conseillier et chambellain de monseigneur de Bourgongne et chastellain de son chastel à Lille, congnois et confesse avoir eu et receu de....... receveur dudit Lille, la somme de cent et cinquante livres parisis nouvelle monnoye de Flandres , qui deubz m'estoient à cause de mes gaiges de vis livres monnoye dite que je preng par an sur ladite recepte pour le garde dudit chastel et ce pour trois mois fenis le derrain jour du mois de décembre derrain passé. De laquelle somme de C et L livres parisis monnoye dicte pour ledit terme et de tous termes précédens je me tiens pour content et en quitte ledit receveur et tous autres. Tesmoing mon seel cy mis le XVII° jour de janvier l’an mil Ile et dix neuf. » (4)
(1) Mêmes quittances des £4 mai et 22 juillet 4420, la dernière avec fragment de sceau : écu penché, d'hermines sous un chef ; l’état du sceau ne laissant pas voir si le chef est chargé, comme précédemment, d'une étoile à dextre. — Autres quittances des 8 octobre 1433 et 1er janvier 1443.
4420 (N. st.), 19 janvier, à Lille. — Le sire de Roubaix, conseiller du duc Philippe.
Diegerick, /nventaire des chartes et documents appartenant aux archives de la ville d'Ypres, T. IT, p. 93. |
l'hilippe, duc de Bourgogne, comte de Flandre, reconnaît que les échevins de la ville d’Ypres lui ont prêté une somme de deux mille écus de quarante gros, nouvelle monnaie de Flandre, sous condition qu'ils seront autorisés à retenir cette somme sur les premières aides à accorder au duc. — « Par Monsgr le Duc, le sire de Roubais et messire Athis de Brimieu présents. »
1420 (N. st.), 24 janvier, — Le seigneur de Roubaix, conseiller du due Philippe de Bourgogne.
Gachard, Rapport sur les archives de l'ancienne Chambre des comptes de Flandre à Lille. Bruxelles, 4844, p. 415. Annexe P. Extraits analytiques des comptes du grand Bailliage de Hainaut. II. Compte rendu par le sire d’Audregnies.
« Rendage d'argent pour les messagers à cheval, envoyés tant hors du pays qu'au dedans. — À Jean Le Carpentier, pour avoir, le 2& janvier 4420 , porté lettres à Monseigneur le duc de Bourgogne à Lille, par lesquelles les gens du conseil du duc de Brabant, à Mons, lui disaient avoir appris que son intention était de se mettre prochainement en armes, pour aller en France, (4) en traversant le Hainaut; ce qui causerait de très-grands dommages à ce pays : ils le priaient d'avoir ledit pays pour recommandé, etils écrivaient dans le même sens à messire Jean de Luxembourg, messire Hue de Lannoy et au seigneur de Roubaix. Le duc leur répondit comme le firent aussi ses conseillers, qu'il aurait égard à leur demande, et il remit à leur messager des lettres patentes par lesquelles il mandait à tous ses capitaines de n’entrer ni laisser entrer leurs gens au pays de Hainaut. »
(1) Jean-Sans-Peur venait d'être assassiné traitreusement à Montereau, par Tanneguy du Châtel et les partisans du duc d'Orléans, le 10 septembre 1419. Le jeune duc Philippe avait juré de venger la mort de son père, et il s’y préparait en effet ; de là les craintes des gens du Hainaut.
1420 (N. st.), janvier. — Jean, seigneur de Roubaix, l’un des procureurs chargés de poursuivre près du Roî la vengeance de l'assassinat du duc Jean.
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux bénédictin (Dom Plancher), T. IN, p. 546.
« Elles (la duchesse de Bourgogne et ses trois filles) prirent [e parti de nommer des procureurs puissants et zéléz, pour faire en leur nom et pour elles les poursuites les plus pressantes et les plus capables de déterminer le Roi à leur rendre toute la justice qu'elles demandoient contre les assassins du duc. Les procureurs qu'elles nomment pour faire ces poursuites de leur part, sont Philipe, duc de Bourgogne, fils du feu duc et frère des trois princesses ; Jean de Luxembourg ; Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-George ; Jean de la Trimoüille, seigneur de Jonvelle ; Antoine de Vergy, seigneur d'Autrey ; Regnier Pot, seigneur de la Prune ; Jean, seigneur de Roubais; Guy de Pontaillier, seigneur de Talmay; Jacques de Courtiambles ; David de Brimeu, seigneur d'Humbercourt et Philibert de Saint-Léger, tous chevaliers......... La procuration pour agir en leur nom fat donnée par les deux dames, veuves des ducs de Bourgogne et de Guyenne, au château de la Perrière, et par les demoiselles Anne et Agnès de Bourgogne , au château de Rouvre, dans les premiers jours de l'année 4420. »
1420 (N. st.), février. — Le seigneur de Roubaix accompagne le duc Philippe allant à Troyes.
Monstrelet, Chroniques; édition Buchon, T. IV, chap. CCXXVIII.
« Comment le duc Philippe de Bourgogne partit d'Arras, el alla à grand'puissance mettre le siége devant Crespy en Laonnois; et de là à Troyes en Champagne devers le roi. (4)
(1) C'est là que se fit ce fameux traité dans lequel il fut stipulé qu'Henri Ÿ, roi d'Angleterre, épouserait Catherine , fille de Charles VI, et qu'après la mort de ce prince il succéderait à la couronne de France, Rex Angliæ, hœres Francie. | ;
« Si étoient lors avec ledit duc plusieurs capitaines, qui Lout leur temps avoient servi le duc Jean, son père, c’est à savoir......... Et étoient adonc de son plus privé conseil ; et ses féables gouverneurs, messire Athis de Brimeu, chevalier, et le seigneur de Roubaix, avec l’évêque de Tournai, son chancelier. »
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1420, An de mai, - 3 juin. — Le seigneur de Roubaix assiste au mariage du roi d'Angleterre et de Catherine de France, et signe, avec ses bsaux-frères, Hugues et Gilbert de Lannoy, le traité de Troyes.
Monstrelet, Chroniques ; édition Buchon, T. IV, chap. CCXXXIII.
« Comment Henri, roi d'Angleterre, atout sa puissance, vint à Troyes en Champagne, pour lui marier, et parconclure la paix finale avec le roi de France.
« Finablement , après le dit accord parfait, selon la coutume de France , la dessusdite dame Catherine fiança , et le lendemain du jour de la Trinité épousa icelui roi en l'église paroissiale, dessous laquelle il étoit logé ; si furent faites ce jour par lui et ses princes anglois, grands pompes et bobants, comme si présente-
ment dût être roi de tout le monde. ,
« Et là étoit, de la partie du roi de France, Philippe, duc de Bourgogne, par le moyen et à l'instance duquel tous les traités et alliances dessusdites se faisoient. Si étoient avecque lui........... le seigneur de Croy, le seigneur de Longueval, messire Athis de Brimeu et messire David , son frère ; le seigneur de Roubaix, le seigneur de Humbercourt, baïlli d'Amiens ; messire Hue de Launois, et son frère, messire Gilbert , et moult d'autres notables chevaliers des pays du duc, avec aussi aucuns prélats et gens d'église ; entre les quels y étoient des plus avancés, maitre Jean de Torsy, évêque de Tournai et chancelier de Bourgogne,......... et aucuns autres, qui tous ensemble, ou au moins la plus grand'partie, furent consentant, et promirent, avec le dessusdit duc de Bourgogne, d'entretenir perdurablement icelui traité. » (1)
(1) Voir aussi les Mémoires de Saint-Remy, chap. C.
4420, 1: juin a Troyes. — Octroi, par le duc Philippe-le-Bon, de Ia haute justice sur tous les fiefs et arrière-fiefs de la terre de Roubaix.
Archives du Nord , Septième registre des Chartes , f 95 ve.
Lettres de Philippe, duc de Bourgogne et comte de Flandre , par lesquelles il accorde à son amé et féal chevalier, conseiller et chambellan messire Jean , seigneur de Roubaix et de Herzelles, la haute justice et échevinage sur tous Îles fiefs et arrière-fiefs de ladite terre de Roubaix, telle et semblable que autres hauts justiciers tenans de la Salle de Lille ont communément coutume d’avoir. Et avec ce que ledit seigneur de Roubaix aura, au lieu de tous les juges cottiers qu'il avait auparavant, sept échevins qu'il créera et renouvellera ou fera créer et renouveller par son bailli ou son lieutenant une fois l'an; lesquels échevins, au conjurement dudit bailli, auront connaissance de toute justice haute, moyenne et basse sur le gros dudit fief de Roubaix et sur toutes les terres renteuses et coltières tenues nuement dudit seigneur de Roubaix. |
1420, 4 septembre. — Jean. seigneur de Roubalx, gouverneur de Blaton et Feignies.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original, B. 1924, n° 39.
« Sachent tout que je Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelle, chevalier, conseillier et chambellan de mon très redoublé seigneur Monsgr le duc de Bourg”, conte de Flandre , confesse avoir eu et reçu de Sauvage de Vaucheul, bailly el receveur de le terre et seigneurie Daublaton et de Fignies la somme de deux cens et cincquante frans , trente sept gros et quatre deniers monnoie de Flandre pour le francq, qui deue m'estoit par mond. seigr à cause du gouvernement de ladite terre Daublaton et de Fignies où je preing chacun an ordinairement sur ladite receple cincq cens frans à deux termes et paiemens c’est assavoir au Noël et à la Saint Jehan Baptiste, et lesquelx mond. seigr a volu et ordonné que je aye et
prende sur ladite recepte, comme il appert plus à plain par ses lettres patentes sur ce faites, et ce pour le terme du jour de Saint Jehan-Baptiste derrenier passé. De laquelle somme de deux cens et cincquante frans, monnoye et du pris dessus dits, je me tieng pour content et bien paiez et en quitte mond. seigr, son dit receveur et tous autres qu'il appartient. Tesmoing mon seel cy mis le IIT° jour de septembre l'an mil CCCC et vint. » (1)
1420, 28 septembre, en la Chambre des Comptes à Lille. — Le seigneur de Roubaix, châtelnin de Lille.
Archives du Nord, Septième registre des Chartes, f° 138 ve.
Traité entre Daniel Alart, conseiller du duc de Bourgogne , d'une part, le seigneur de Roubaix et les gens de la Chambre des Comptes, d'autre part , au sujet de la réunion au domaine ducal de la terre et seigneurie de Capricke,
qu'icelui maître Daniel avait naguère achetée du duc Jean et que le duc Philippe reprenait. :
1420, 18 novembre. — Jenn, sire de Roubaix, à la capitulation de Melun.
Manuscrit n° 19,099 de la Bibliothèque de Bourgogne , à Bruxelles, p. 310.
« Le 18° jour de novembre 4420, se rendirent les ville et château de Melun après avoir capilulé avec Wautier de Hanguefort, Jean, sire de Robais, Jean de
(1) De semblables quittances, données successivement par le seigneur de Roubaix, établissent qu'il conserva jusqu'à sa mort l'office de gouverneur de Blaton et Feignies. Celle du 1er août 1443 est encore munie de son sceau : d’hermines sous un chef qui ne paraît plus chargé, comme précédemment , d’une étoile à dextre.
Courchelle et le sieur de Saint-Liebaut, chevaliers, conseilliers des rois de France et d'Angleterre. Et estoit le premier point de la capitulation que s’il y avoit quelcun des assiégés coupable de la mort du duc Jean, il debvoit estre mis en justice; que tous les assiégés demeureront prisonniers tant qu'ils aient donné assurance, ceux étrangers au royaume de ne jamais porter les armes contre les dits rois, les autres de demeurer fidèles ausdicts rois. » (4)
1420, 183 décembre. — Jean, seigneur de Roubaix, à Paris avec le due Philippe.
Archives du Nord, /nventaire-sommaire , B. 1927.
« Quart compte de Guy Guilbaut , conseillier, receveur général de toutes les finances de monseigneur le duc de Bourgongne. » Fol. 2146. « Pour un disner que monseigneur fist faire en l’ostel de l'évesque de Beauvais à Paris, le venredi XIIIe jour de décembre l'an M CCCC XX, auquel disner furent monseigneur l'évesque de Tournay, chancelier de mondit seigneur le duc, mondit seigneur de Beauvais, monseigneur l’évesque d'Amiens, messire Jehan, seigneur de Roubaix, messire Hue de Lannoy, chevaliers, conseilliers et chambellans de mondit seigneur, maistre Pierre de Marigni , maistre Nicolle de Savigni , maistre Nicolas Moulin, conseilliers de mondit seigneur,....... plusieurs maistres en théologie. ...... et plusieurs clercs notables de la dicte ville de Paris, tant licenciés comme bacheliers, oudit hostel assemblez à la requeste de mondit seigneur, pour adviser et escripre les proposicions qui estoient à faire par mondit seigneur, et pour sa complainte au Roy nostre sire sur la mort et occision de feu monseigneur le duc son pêre, que Dieux absoille. »
(1) On lit dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France et de Bourgogne, (Delabarre) p. 242, qu'après la capitulation de Melun, le duc de Bourgogne, satisfait de ses officiers, leur fit des gratifications, et que le seigneur de Roubaix fut compris dans cette distribution pour 2600 livres.
14290 (V. st.), 8 février. — La Hurperie, (1) a Roubaix. — Procès soutenu par Simon Hespel réclamant de Jacques des Plancques la réparation ou la reconstruction de la Hurperie, incendiée par Ia faute de ce dernier.
Archives nationales, Parlement de Paris ; lettres, arrêls et jugés, registre X. 63, fol. 290.
« Cum a quadam sentencia per Gubernatorem suppremi Bailliviatus Insule, Duaci et Orchiare ad utilitatem Symonis Hespiel, actoris, contra Jacobum des Plancques , defensorem , ratione reparationis et reedificationis certe domus edificiorum et hebergagiorum cujuslibet loci dicti la Hurperie in parochia de Roubaix situatorum, ad dictum actorem pertinentium, .nuper culpa dicti defensoris incensorum et combustorum, in quorum edificiorum reparatione et reedificatione aut pro ipsorum edificiorum et aliorum rerum in eisdem deperditarum et combustarum valorem summa centum quinquaginta scutorum auri aut alio tal valore seu estimatione prout ratio suaderet dictus actor prefatum defensorem condempnari pecierat, lata per quam dictus Gubernator predictum defensorem ad solvendum pro valore et reparatione dictorum edificiorum et carpentagiorum dicto actori C lib. debilis monete Flandrie summa acin ipsius actoris expensis condempnaverat, fuisset pro parte dicti defensoris ad nostram Parlamenti curiam appellatum.
Auditis ijitur in dicta curia nostra partibus antedictis in camera appellationis predicte processuque inter prefatos Jacobum des Planques appellantem ex una
(1j La Hurperie se trouvait au-dessus des Trois-Ponts vers Leers, près de Pévèle. En 1452, 604 verges de terre tenues du fief de Courcelles et données à l’église pour la fondation des messes de Pierre de Vernay, curé de Roubaix, tenaient « à le terre les hoirs Willaume de le Plancque et au quemin quy maisne de » le Huspière vers Maulfait. » (Archives de Roubaix, Cartulaire de l'église, GG. 109, fo 1.) — Au XVIIe siècle, Huppière (Registre des communians de l'an 1673, GG, 104). Au siècle suivant, Hupisre et Pévèle. (Dénombrement de la population en 1764, BB. 17).
parte et Symonem Hespiel irtimatum ex altera, an bene vel male fuerit appellatum ad judicandum recepto, eo vis et diligenter examinato, per judicium prefate nostre curie dictum fuit predictum Gubernalorem bene judicasse et dictum defensorem male appellasse et emendabit appellans ipsum in expensis hujnsmoti cause appellationis condempnando earumdem expensarum taxatione prefate nostre curie reservata. — Pronunciatum VIII: die februariü, anno Domini M CCCC XX°. » (1)
1421, 25 mars. — Le seigneur de Roubaix présent à Ia remise de la régale de Besançon.
Histoire générale et particulière de Bourgogne, par un religieux. bénédictin, (Plancher) T. III, p. 280.
Philippe , duc de Bourgogve , rend à Thibaut de Rougemont, archevêque, la régale de Besançon. « Cette remise est faite en présence de l'évêque de Langres et des seigneurs de Saint-George , de Jonvelle, de Roubois ,......... »
1421 , 6 juillet. — Le seigneur de Roubaix À Arras. . ,
Manuscrit n° 19,099 de la bibliothèque de Bourgogne, à Bruxelles, p. 311.
« Le 6 juillet 4424, M° Jean Le Sot fit rapport de devers Mons’ de Bourgogne que par l'advis de Mons" de Roubais et Mons’ le gouverneur qu'ils estoient d'accord que les maire, eschevins et officiers de l'Eschevinage (d'Arras) présens, et ceux de l'autorité précédente soient quictes de aller à la guerre présente. »
(1) Copie communiquée par M. Henri Frémaux, de Lille.
1421, vers le moiïs d'août. — Le bâtard de Roubaix au siège de Saint- Riquier.
Pierre de Fenin, Mémoires ; collection Michaud et Poujoulat, T. II, p. 609. {1}
« Item, en tant que le siège fut devant le Pont-de-Remy, il y eut armes faites de six Doffinois contre six Bourguignons pour rompre chacun trois lances l’un contre l'autre ; et fut jour prins de les fournir dessus Saint-Riquier. Et là alla messire Jehan de Luxembourg, atout six cens hommes d'armes, tous gens d'eslite. Et le seigneur d'Offremont vint pareillement au devant de messire Jehan de Luxembourg, atout ses gens, au dessus de Saint-Riquier, vers le Pont-de-Remy : et avoient baillié sauf conduit l’un à l’autre pour eux et pour leurs gens. Quant le seigneur d'Offremont et messire Jehan de Luxembourg furent venus ensemble, ilz firent grant chière l’un à l'autre , el firent armer ceux qui devoient faire les armes. Et estoient de la partie de messire Jehan de Luxembourg messire Lyonnel de Bournoville, le bastard de Robais, Henriet Lalemant, ung nommé de Recourt et deux autres avecquez eux. Quant ilz furent prez pour fournir leurs armes, ilz commencèrent à courre les ungs contre les autres ; et eut ledit de Raucourt son cheval tué dessoubz luy d'un Doffinois , et aussi eut Henriet Lalemant ; donc messire Jehan de Luxembourg fut mal content et cuida que les doffinois tuassent les chevaux de fait avisé. Là y eut de biaus coups férus et mout de lances rompues de checune partie, sans qu'il y eût homme bléchié d'un costé ne d'autre : et parce que la nuit vint trop tost, il y en eut deux de checune partie qui ne peurent fournir ce qu'ilz avoient entreprins. » (2)
(1) Voir aussi Monstrelet, Chroniques, chap. CCLIV.
(2) Le bâtard de Roubaix , qu'on a vu en 1418 avec Jean de Luxembourg à Paris, se retrouve ici plus honorablement, mais son origine ne se révèle point. C’est sans doute le même personnage qu’Alard ou Alardin, bâtard de Roubaix, écuyer, échanson, qui figure au chapitre Dons et recompensacions et au chapitre Achat de chevaux, dans le quart compte de Gui Guilbaut, receveur général des finances du duc de Bourgogne , du 3 octobre 4422 au 2 octobre 1493. (Inventaire-sommaire des archives du Nord, B. 1927).
4421, novembre. — Les seigneurs de Roubaix et de Croy prennent possession, au nom du duc Philippe, de la ville de Saint-Riquier.
Monstrelet, Chroniques ; édition Buchon, T. IV, chap. CCLX.
« Au mois de novembre, (4421) le duc de Bourgogne, qui étoit moalt désirant de bouter hors les Dauphinois de la ville de Saint-Riquier, lesquels moult détruisoient les pays à l'environ, fit un certain jour appeler aucuns de ses prisonniers, qui étoient au châtel de Lille ; c’est à savoir des capitaines qui avoient été pris à la journée de Mons en Vimeu, sur leur rançon et appointement de la ville dessusdite, non pas tant seulement une fois, mais plusieurs. Finablement , la matière fut tant pourparlée, que les deux parties entendirent ouiïr traité, lequel, en conclusion, fut fait entre le duc de Bourgogne d'une part , et le seignèur d'Offemont , et ses capitaines élant à Saint-Riquier d'autre part. Par lequel traité fut ordonné que ledit duc mettroit à pleine délivrance tous les prisonniers que lai et ses gens avoient pris depuis qu'ils étoient venus à Saint-Riquier. ...... et avec ce rendroient en la main dudit duc la dessusdite ville de Saint-Riquier.......
« Et enfin envoya ses prisonniers sous bonne garde de Lille à Hesdin ; et de là, par sauf-conduit, allèrent à Saïnt-Riquier, devers le dessusdit seigneur d'Offemont, qui délivra, comme promis l'avoit, ses prisonniers qu'il tenoit ; et rendit la ville ès mains des seigneurs de Roubaix et de Croy, à ce commis par ledit duc de Bourgogne....... Et les dits de Roubaix et de Croy, après qu'ils eurent visité ladite ville, et reçu les serments des habitants, y commirent capitaine....... »
Archives du Nord, Znventaire-sommaire, B. 1925 : Tiers compte Guy Guilbaut, receveur général de toutes les finances de monseigneur le duc de Bourgogne, fol. 37 v..
« À maistre Quentin Menart, archediacre de Bruxelles , premier secrétaire de monseigneur, la somme de XXV livres X sols à quarante gros de Flandres la livre, pour certain voyage qu'il a fait de Gand ès villes de Lille, Arras et Hesdin, en la compagnie de Monsieur de Roubays, premier chambellau, (4) pour traittier,
on
(1) Jean de Roubaix est déjà qualifié premier chambellan dans le 2 compte de Barthélemi Le Vooght, du 24 juin 1418 au 6 février +420 (N. st,), fo 188 vo. (No 249 de l'Etat general des registres de la s Chambre des comptes, à Lille).
par le moyen d’aucuns prisonniers , c'est assavoir le sire de Conflans, messire Gilles de Gamaches, messire Rigant de Fontaines, messire Louis Bournel et Ponton de Senterailles, (Xaintraille), avecques le sire d'Offemont et les autres cappitaines qui occupoient et detenoient la ville de Saint-Riquier, de et sur la reddition de ladite ville en l'obéissance du Roy et de mondit seigneur. »
Ibidem , f* 422.
« À monseigneur de Roubais, conseiller et premier chambellan de mondit seigneur et pluseurs autres, la somme de trois cens vint huit escus d’or du prix de XLII gros, nouvelle monnoie de Flandres pièce , la quelle du commandement et ordonnance de mondit seigneur leur a esté paiée, baillée et délivrée comptant pour les causes tout ainsi et par la fourme et manière qui s'ensuit, c'est assavoir audit monseigneur de Roubais qu'il avoit paié pour mondit seigneur en extraordinaire , tant pour les frais, missions et despens de pluseurs gens de conseil, chevaliers, escuiers et autres qui, par l'ordonnance et commandement d'icellui seigneur, ont esté pluseurs fois assembléz avecques lui à Hesdin et ailleurs pour l’accompaignier et conseillier ou fait de la reddition de la ville de Saint-Riquier, que lors firent audit monseigneur de Roubais, à ce commis de par mondit segneur, les adversaires d’icellui seigneur, comme pour menus dons fais à pluseurs héraulx poursuians et messagiers qui par pluseurs fois estoient alez et venus d'un costé et d'autre, la somme de Ile X escus d'or. »
1421, 24 novembre. — Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles , che- . valier, possesseur de la pairie du Bræœucg, à Lille et Fives.
Inventaire-sommaire des archives hospitalières de Lille ; Hépital -Comtesse, n° 505 ; analyse d’un titre original scellé.
« Pierre Dou Bos, bailli de Jean , seigneur de Roubaix et de Herzelles , chevalier, pour le fief appelé la pairie du Broecq, (4) déclare qu'en sa présence en
(4) La pairie dont il est ici question était un démembrement de la seigneurie du Brœucq à Flers, opéré en 1291. Cette seigneurie a donné son nom à une noble lignée dont on trouve de nombreuses mentions dans le cartulaire du prieuré de Fives ainsi que dans les chartes des XIIe et XIlle siècles.
Hugues de Bruech qui en 1132 souscrit un charte du comte Thiérry constatant que Bernard de Roubaix
celle des juges de la dite pairie , Jacquemart Boullet a reconnu avoir vendu à Jacques Carpentier, prêtre, la motte sur laquelle est érigé le moulin de Heppignies, contenant un eent de terre située en la paroisse de Fives. »
a faitdon d'une terre à l’abbaye de Saint-Nicolas des Prés de Tournai (Voir le no 10), était fils de Frumalde et père de Henri Du Brœucq ; ce qui résulte d’une charte de 1150 dont le cartulaire de Fives offre la traduction romane. « Sçavoir faisons que Hughe , filz de Frumault , et Henri, filz du dit Huges » du Brœucq, ont donné la terre au clos de la Croix saint-Martin gissant + (Cartulaire de Fives, n° 12). Il était aussi père de Hugues du Brœucgq dit le Jeune < Hugo juvenis du Bruc », qui en 41149 souscrit une charte de l’abbaye d’Hasnon (Cartulaire d'Hasnon, fo 75).
À la fin du règne de Philippe d'Alsace, Hellin du Brœucq et Sarra, sa femme, font, comme leurs prédécesseurs des donations au prieuré de Fives. (Cart. n°s 6 et 48) — Pierre du Brœucgq, chevalier, probablement fils de Hellin, paraît dans les actes de 1199 à 4226; son sceau figure un plein à un franc quartier. (Douët d'Arcq, Collection de sceaux n° 10,359.) C'est le dernier et le plus illustre de sa race. Il eut pour successeur Péronne, sa fille, épouse de Gérard de Marbais, chevalier.
Puis viennent Gérard II et Henri, sires de Marbais et du Brœucq. Ce dernier, époux de Mahaut, châtelaine de Bruxelles, laissa, outre Gérard III, son fils ainé , sire de Marbais et du Brœucq, Jean qui suit, Marie et Ade de Marbais. Jean de Marbais épousa en 1291 Jeannin , fille de Baudon Le Borgne, bourgeois de Lille. A l’occasion de ce mariage, Gérard III vendit au dit Baudon, de l'assentiment du comte Gui et pour le prix de 4000 livres les héritages dépendant du Bruech, à Lille et dans les paroisses et hameaux de Fives, de la Phalecque (à Fives), de Ronchin, d'Ancoisne (à Houplin), de Faches, de Marcq, de Marquette, du Fau et du Plouich (à Flers); 25 hommages liges, 8 hommages demi-liges et 4 plus petits ; 40 bonniers de terre à labour à Fives, le tout estimé 320 livres de rente, dont Jeannin fut adhéritée. 11 donna à son frère le restant du fief du Bruech y compris le manoir de ce nom. Mahaut, veuve d'Henri, et ses deux filles renoncèrent à tous les droits qu'elles pouvaient avoir sur le fief qui se trouva ainsi divisé bien que restant dans les mêmes mains. La partie qui était la dot de Jeannin Le Borgne et dont le siège était à Lille et à Fives devint la pairie du Brœucq.
De Jean de Marbais et Jeannin Le Borgne vint Gérard IV qui n’eut pas d'enfants et laissa la pairie et la seigneurie du Brœucq à « ses frère et sœur, Bauduin d'Auberchicourt, chevalier, et Mahaut de Marbais, dame d'Ingelmunster, ses hoirs. » (Cartulaire de Fives, n0 1). — Le 2 mars 1372, Bauduin d’Auberchicourt, seigneur d'Estaimbourg et de Bernissart, probablement fils du précédent , servait le rapport et dénombrement de la pairie du Brœucq , en même temps (3 mars 1372) que Jean de Ghistelles , époux d'Isabeau de Rode, dame d'Ingelmunster, servait le rapport de la seigneurie du Brœucgq, à Flers. — Suivant le manuscrit de Jean Scapelinck, greffier du Bailliage de Lille, Jean Canart, évêque d'Arras, aurait aussi fait rapport de la pairie du Brœucq, le 8 mai 1407. (Recueil général des fiefs tenus de la Salle de Lille). Gui Lescot avait ensuite possédé ladite pairie et c'était de ses mains qu'elle avait passé, par acquisition, en celles de Jean de Roubaix , qui en étsit seigneur dès 1413. {[nventaire-sommatire des Archives du Nord , B. 1415).
1422. — Mort de Ia duchesse de Bourgogne; le seigneur de Roubaix faussement impliqué par les Gantois dans l'accusation d'empoisennement.
Monstrelet, CAroniques ; édition Buchon, T. IV, chap. CCLXXYV.
« Comment la duchesse de Bourgogne, Michelle, alla de vie à trépas, en la ville de Gand....... Pour la mort de laquelle tous ses serviteurs, et universellement tous ceux de Gand et de la comté de Flandre n’entendirent pas à joie, mais à pleurs et profonds gémissements ; car elle étoit moult aimée de tous les sujets, et généralement des pays du duc Philippe , son mari......... Toutefois , il fut lors assez commune renommée en icelle ville de Gand, que sa mort avoit été avancée. Et de fait en fut soupçonnée une sienne damoiselle , nommée Ourse, femme de Coppin de la Viefville, née d'Allemagne, laquelle étoit à la dite duchesse moult famillière, portant scn seel ; et durant sa maladie l'avoit congiée de son hôtel, et s’étoit retraite en la ville d'Aire......... Et d'autre partie, nonobstant que le seigneur de Roubaix fût et eût toujours été durant les besognes dessusdites au pays de Bourgogne , en la compagnie dudit duc , néanmoins le bannirent à cette cause les dessusdits Gantois de leur ville et de la comté de Flandre; mais quand ledit duc y fut retourné depuis, lui rendit ledit pays et lui fit sa paix, certains temps après à iceux Gantois : car il n'avoit quelque suspicion contre ledit seigneur de Roubaix pour le cas dessusdit, parce qu’il savoit avoir été en sa compagnie entretemps que ce étoit advenu. Si se passa ainsi la besogne , et n'en fut procédé ni enquis plus avant. »
Archives du Nord , /nventaire des titres et papiers concernant les biens du prince d'Épinoy, dévolus à Sa Majesté par confiscation, ancien 4, 46. — Extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ. 44 (addition). (4)
F° XXXIV: « Lettres patentes par laquelle le ducq Philippes de Bourgoigne descharge messire Jean de Roubaix et de Herzelles de la mauvaise renommée qu'il avoit d’avoir faict mourir par poison la duchesse de Bourgoigne, femme du dessusdict seigneur Ducq, en l’an 4422. »
(4) J'ai omis, aux nos 74, 75, 80, 81, 108, 111, 113, 157, 188 et 192, de faire suivre les cotes JJ. 13 et 14 du mot (addition) qui indique que les documents repris sous ces cotes ont été recueillis après la rédaction de l'Inventaire-sommaire des archives de Roubaix. Je regrette cette omission, car on se reporterait en vain à l'inventaire imprimé qui, pour cette série, s'arrête à JJ. 12.
F° III XII. « Lettres de rémission données par Philippes, ducq de Bourgoigne, etc., au seigneur de Roubaix et de Herzelles, lequel avoit esté banny 50 ans hors du pays de Flandres, en daite de l’an 4422. » (4)
1422, 31 juillet. — Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles ; son dessein d'acquérir la terre de Léciuse.
Archives du Nord , Inventaire-sommaire, B. 1602; — Septième registre des Chartes, fol. 180.
Cession à Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, de tout le droit qui appartient au duc sur la terre de Lécluse (près Douai), afin de favoriser le dessein que ledit Jean a d'acquérir ladite terre. (2)
(1) Mention de ces lettres figure dans les manuscrits de Dom Lepez à la bibliothèque d'Arras, vol. 319 : Familles de Flandre et d'Artois.
(2) Il paraît que Jean de Roubaix acquit en effet la terre de Lécluse et qu'après avow assigné cette seigneurie en dot à sa fille Liévine, épousant Wallerand, seigneur de Wavrin, de Lillers et de Mallannoy, il la donna en mariage à son autre fille Jeanne qui s’alliait- à Antoine de Croy, comte de Porcean et de Guines, seigneur de Renty, de Beaumont , de Fumaing et de Revin. L'Inventaire des titres et papiers concernant les biens du prince d'Épinoy dévolus à Sa Majesté par confiscation , (Archives du Nord, ancien 1, 46.) mentionne au fo XXXI, des « lettres en parchemin pour Monsieur de Wavrin contre Monsieur de Roubaix touchant une assignation que ledict seigneur de Roubaix debvoit donner au lieu de la terre de l’Escluse lez la ville de Douay qu'il avoit promis en mariage à dame Jenne de Roubaix, de l'an 1439. » (Extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ. 14 addition). Voir ci-après un acte du 1er mars 1443 (v. st.).
41428 , 18 juillet. — Le seigneur de Roubaix, chevalier, conseiller et premier chambellan da duc de Bourgogne, aux conférences et aux
fètes d'Amiens.
Archives du Nord, B. 4927 : Quart compte de Guy Guilbaut, conseillier, receveur général de toutes les finances de Monseigneur le duc de Bourgongne.
F° 493 v°. « À monseigneur.de Roubais, chevalier, conseillier et premier chambellan de mondit seigneur la somme de huit vins ung escu du pris de XL gros monnoie de Flandres l'escu , à lui deue pour la vente d'une haquenée baye à longue queue que icellui seigneur de Roubais mist en foire à un des chapperons de mondit seigneur à l’encontre de lui quant il fu derrain à Amiens à cerlain jeu et esbatement que lors il fist illec, laquelle haquenée mondit seigneur donna à monseigneur le duc de Bretaigne estant audit lieu d'Amiens, si qu'il puet apparoir par mandement de mondit seigneur sur ce fait, donné à Gand le XIII jour de juillet M CCCC XXII, garni de quittance, VIP I escus de XL gros. |
1428, 22 juillet, a Lille. — Union des palirics de Longneral et du Brœucq a la scigneurie de Koubaix.
Archives du Nord, Chambre des Comptes , n° 81 de l'Etat général des registres relatifs à la Flandre, fol. 216 v°.— Copie aux archives de Roubaix, JJ. 13 (addition).
Philippe , duc de Bourgogne et comte de Flandre, fait savoir que son amèé et féal chevalier, conseiller ct premier chambellan, messire Jean, seigneur de Roubais et de Ilerzelle, en vue d'augmenter et d'accroître en valeur sa seigneurie de Roubaix, a acquis naguère de Roland de Huvès {alias Huvesq) (1) un fief appelé
(1) Jnventaire-sommaire des Archives du Nord, B 1349 : Roland de Huvesq donne quittance, en 1402, d'une rente à lui due, à cause de son fief de Longueval, sur le change de Lille. — On trouve aussi, en juin 1407, Roland de Huvech, seigneur de la pairie de Longueval. (Inventaire-sommaire des archives
hospitalières de Lille, Hôpital-Comtesse, nos 474 et 475).
la pairie de Longueval sise à Lille, (4) et de Guy Lescot un autre fief appelé le fief et pairie du Broeck sis en partie à Lille et en partie dans la châtellenie, (2) l’un et l’autre tenus de la Salle de Lille en justice foncière sur les héritages compris dans la ville et en justice vicomtière sur les héritages s'étendant dans la châtellenie. Le duc, considérant les grands et notables services rendus à feu son père et à lui-même par le sire de Roubais et attendu que ledit seigneur et ses hoirs seront tenus de le servir d'autant mieux, à l'avenir, que leur seigneurie aura plus de valeur, unit el incorpore à loujours , par ces présentes, les dites pairies du Brœucq et de Longueval à la seigneurie de Roubaix pour être tenues en un seul fief et hommage de la Salle de Lille à 40 livres de relief et à telle justice que possède ladile seigneurie de Roubaix , (3) sauf toutefois que « ce qui est en nostre dicle ville de Lille et eschevinage d'icelle, tant du fief de Longueval comme dudit fief de Broecq, sera gouverné en fait de justice par ung bailli et douze eschevins tout ainsi que ladicte parrye du Brœæcq a esté gouvernée jusques aujourdui. » Le duc fait remise au seigneur de Roubaix de ce qu'il pourrait lui devoir à raison de cet incorporement. « Donné eû nostre ville de Lille le XXIE jour de juillet l'an de grace mil quatre cens vingt et trois. »
(41) La pairie de Longueval était entièrement située dans l'enceinte de la ville de Lille « et non dehors ». Elle consistait en rentes justiciables sur plusieurs maisons et héritages tenus de ladite pairie à Lille, savoir : 15 livres 8 sous 10 deniers et 3 parties, 22 chapons en plumes et 3 livres de poivre. — Nezre d’Anvillers, le 9 mars 4372 : Henri de la Vacquerie, le 4 juillet 1389, servaient successivement le raprfort et dénombrement de la pairie de Longueval. D'après l'acte ci-dessus, c'était des mains de leur successgur Roland de Huvès que ladite pairie était passée, par acquisition, en celles du seigneur de Roubaix. ‘e
(2) On appelait pairie un fief ou , dans l'espèce , la partie d’un fief située dans la ville de Lille et sùr laquelle l'échevinage de cette ville avait haute et moyenne justice ne laissant au possesseur que la justice foncière; hors de la ville le fief conservait sa nature ct sa justice propre. Ainsi le Brœucq était pairie à Lille et fief à Fives et dans les autres paroisses où s'étendaient les hérilages qui en relevaient. Cette
distinction est bien établie dans l'acte ci-dessus. — Voir pour le Brœucq ct ses seigneurs l'acte du 24 novembre 1421.
(3) C'est-à-dire la haute justice concédée à Jean sur tous les fiefs et arrière-fiefs de la terre de
Roubaix.
1428, 9 août. — Alard, batard de Ronbaix, écuyer, échanson du duc de Bourgogne: don que lui faît ce prince. — Autre mention du mème Alard, |
Archives du Nord, Chambre des Comptes, B. 4927 : Quart comple de Guy
Gutilbaut, conseillier, receveur général de toutes les finances de Monseigneur le duc
de Bourgongne. °
F° 412 r°. « À Allard, bastart de Roubais, escuier eschanson de mondit seigneur, la somme de cinq cens frans du pris de XXXIII gros monnoie de Flandres chacun franc, laquelle somme mondit seigneur tant pour considération des bons, notables ei agréables services que pluseurs de ses parens et amis et lui lui avoient fais ou temps passé ou fait de ses guerres et autrement, faisoient chacun jour et espéroit que encores feissent ou temps avenir, comme pour le bien de lui et en avancement de son mariage, lui a donné de sa grâce , si qu’il appert par ses lettres de mandement de descharge sur ce faites, données à Ypre, le IX° jour d'aousl M CCCC XXII, garnies de quittance dudit bastart de Roubais, V° frans de XXXIII gros. »
F° 421 v°. « À Alardin, bastart de Roubays, escuier eschançon de mondit seigneur la somme de trente deux escus du pris de XL gros monnoie de Flandres chacun escu à lui deue pour la vente et délivrance d’un cheval de poil gris bay à longue queue que mondit seigneur a fait prendre et acheter de lui......... XXXII escus de XL gros. » (1)
(1) On retrouve le bâtard de Roubaix en 1435, aux joutes de la fête de l'Épinette, à Lille. (Lucien de Rosny, Des nobles rois de l'Épinette, p. 55). |
1428 (V. st.), 4 janvier. — Le Fontenoy, à Roubaix; dime des dames de Flines.
Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, DCCCXIT, p. 756.
Jean Le Fêvre, au nom et comme receveur des dames de Flines, afferme pour douze ans « toute une certaine disme que mesdiles dames ont courant en le paroisse de Roubaix,....... appellée le disme de Fontenoit, » à condition d’en rendre chaque année vingt-deux rasières de blé, livrables à Lille. — « Faittes et escriptes le IFTTe jour de janvier, l'an mil quatre cens vingt-trois. »
1424, 29 avril. — Achnt de In terre de Fontenoy, À Roubaix.
Archives du Nord, Zntentaire des titres et papiers concernant les biens du prince d'Épinoy, dévolus à Sa Majesté par confiscation, ancien 4, 46, fol. III" v°. — Extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ. 14 (addition).
« Lettres d'achapt originelles que fit Jean, seigneur de Roubaix, de la terre de Fontenoit en Roubaix , en dalte le pénulliesme d’apvril 1424. » (1)
tort = —— me ee ms nn
(4) A la mort de Jeanne de Montreuil en 1274 (voir l'acte de mai 1272, n° 114, en note), le fief du Fontenoy était passé à Mahaut de Ligne, sa sœur ainéc et héritière, épouse du sire de Werchin. Leur fils Jacques, sire de Werchin, sénéchal de Hainaut, avait, en 1293, assigné sur ce fief du Fontenoy une rente de 60 sous en accroissement de la chapellenie fondée par sa tante en l'église de Flines ; ce qu'il avait lui-même confirmé en 4323 (voir les n°s 132 et 150). Il avait cessé de vivre ainsi que sa femme. Catherine de Jauche, avant 1335 (Saint-Génois , Monumens anciens , p. 366). — Après eux avaient été seigneurs du Fontenoy : Gérard , sire de Werchin ct sénéchal de Hainaut, puis Jean, dit le Gouteux, marié à Jeanne de Walincourt, héritière de Cysoing. Celui-ci avait fait , le G avril 1372 , rapport et dénombrement de son fief du Fontenoy. Jacques de Werchin , fils de Jean et de Jeanne de Walincourt, seigneur de Walincourt, de Cysoing , et ber de Flandre depuis la mort de sa mère en 1369, sénéchal de Hainaut après son père, vers 1373, avait épousé Jeanne d'Enghien et était mort avant 1383, laissant en bas âge Jean de Werchin, sénéchal de Hainaut, et ses sœurs. Jean avait fait rapport de sa seigneurie du Fontenoy le 20 mars 1392 ; il avait épousé Marguerite de Luxembourg , fille de Guy et de Mahaut de Châtillon, et était mort à Azincourt en 1415. C'est de sa sœur et héritière que Jean de Roubaix avait acquis la terre du Fontenoy.
1424, 26 mai, à Lille. — Union du fief de Fontenoy a la seigneurie de Roubaix. |
Archives du Nord, Chambre des Comptes, Dixième registre des Chartes, F8 v.
Philippe, duc de Bourgogne et comte de Flandre fait savoir que son amé et féal chevalier, conseiller et premier chambellan, Jean, seigneur de Roubais et de Herselle, ayant naguère acquis de la sénéchale de Hainaut le fief de Fontenoit . gisant en la paroisse de Roubais, l'a supplié d'unir et incorporer ce fief à sa seigneurie de Roubais pour icelle augmenter et accroitre en valeur et pour le tout *. être tenu en un seul fief de la Salle de Lille à 40 livres de relief. (1) Le duc, considérant que ce faisant il n'éprouvera aucun préjudice vu que les reliefs des fiefs tenus de la dite Salle appartiennent aux religieux de Saint-Jean-de-Jérusalem, (2) et ayant égard aux grands et notables services du suppliant, unit et incorpore, par ces présentes, le fief de Fontenoit à la seigneurie'de Roubais, et renonce en faveur dudit Jean à tous droits seigneuriaux qui pourraient lui être . dus à cause de cet incorporement. « Donné en nostre ville de Lille le XXVI° jour de may l’an de grâce mil CCCC vint quatre. »
(1) Suivant les rapports de 1372 et de 1399, le fief du Fontenoit, « séant ès paroïsses de Roubaix et » Wattrelos, ès lieux qu'on dit au Hault-Fontenois et à le Biecque », tenu de la Salle de Lille à 40 livres de relief et à justice de vicomte, comprenait, avec le manoir, le bosquet y attenant et la terre de Le Becque annexée en 1272, 42 bonniers et demi d'héritages, 95 sous 2 deniers, 19 rasières de blé , 56 rasières d'avoine, 26 chapons, 11 auwes (oies sans doute, de avis, oiseau) de rente, et six hommages.
(2) On sait que le 13 septembre 1128 , Thierri , comte de Flandre , donna aux chevaliers du Temple, pour le salut de son Ame et de celles de ses prédécesseurs, un droit funeste Quoddam funeste munus, dit le relief de Flandre Relicum Flandrie, (Tardif, Monuments historiques, cartons des Rois, page 293.) et que c'était par suite de cette libéralité que les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, héritiers des biens des Templiers, possédaient les reliefs des fiefs relevant, au moment de la donation, du comte de Flandre. — En 1365, Louis de Male, moyennant 500 livres à assigner sur des terres françaises, racheta cette charge ainsi que le droit qu'avaient les Hospitaliers d'établir un de leurs frères en l'hôtel du comte et à ses dépens pour assurer la perception des reliefs : mais la châtellenie de Lille, faisant alors partie intégrante du royaume de France, ne pouvait être comprise dans le marché, ct les souverains de notre contrée restèrent, quand elle fut rendue à la Flandre, soumis à la redevance des reliefs. (Archives du Nord, Chambre des Comptes, Registre des fiefs de Flandre dont les reliefs ont été cèdés au comte de Flandre par les Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem).
1424, 22 juin. — Jenn, seigneur de Roubaix, chevalier et conseiller da roi Henri d'Angleterre tenant le royaume de France, reçoit en don de ce monarque le chateau de Dossemer avec scs dépendances.
Archives nationales, Trésor des Chartes, registre JJ. 172, charte 504. « Don fait à mess. Jehan, seigneur de Roubair. »
« Henry, par la grace de Dieu roy de France, et d'Angleterre, savoir faisons à tous présens et advenir, que pour considéracion des grans notables et aggréables services que nostre amé et féal chevalier et conseillier Jehan, seigneur de Roubaiz a faiz le temps passé à feu nostre très chier seigneur et ayeul le roy Charles derrain trespassé que Dieu absoille, tant ou fait de ses guerres comme autrement en plusieurs et diverses manières, fait de présent à nous et espérons que encores face ou temps advenir et pour certaines causes et considéracions à ce nous mouvans, à icellui Jehan, seigneur de Roubaiz, nostre conseillier, par l’advis et délibéracion de nostre très chier et très amé oncle Jehan, régent nostre royaume . de France , duc de Bedford , avons, de nostre grace espécial, pleine puissance et auctorité royal, par ces présentes, donné et octroyé, donnons et octroyons les chastel , terres et revenus de Dossemer avecques leurs appartenances et appendances quelzconques qui furent et appartindrent à Jaques , conte de la Marche jusques à la somme de deux cens livres parisis de revenue par an que voulons estre extimez eu regart au temps de l’an mil IUI< et dix ; les quelz chastel, terres, revenues, appartenances et deppendances de Dossemer sont à nous confisquez, escheuz et forfaiz, parce que le dit Jaques de tout son povoir a favorisé et favorise le party de Charles de Valois et de ses aliez et complices noz ennemis et adversaires rebelles et désobéissans , avons et voulons que diceux chastel, terres , revenues , appartenances et appendances dudit Dossemer nostre dit conseillier joysse et use duresenavant plainement et paisiblement à toujours mais perpéluelment et héréditairement par lui et par ses hoirs masles légitimes venans de lui en directe ligne. Pourveu quilz naient esté donnés à autres par feu nostre dit seigneur et père que Dieu absoille ou par ladvis et délibéracion de nostre dit oncle, et aussi quil paiera les charges et fera les devoirs pour ce deuz et accoustuméz. Si donnons en mandement par ces présentes à noz amez el féaulx conseil-
liers les gens de noz comptes à Paris, trésorier général gouverneur de toutes nos finances, les commissaires par nous ordonnez sur le fait des confiscacions et forfaitures , au bailly de Tournay et de Tournesis et à tous nos autres justiciers, officiers et subgiéz ou à leurs lieux tenans présens et advenir et à chacun deulx si comme à lui appartendra que de noz présens don et cession et transport facent, sevffrent et laissent nostre dit conseillier et ses diz hoirs joir et user dosrenavant plainement et paisiblement par la manière que dit est sans en ce leur faire ou donner ne souffrir estre fait ou donné destourbier ou empeschement en quelque manière que ce soit, mais saucun lui estoit fait, mis ou donné leur mectent ou facent mettre chacun en droit en soy en plaine délivrance. Et afin que ce soit chose ferme et estable à tousjours nous avons fait mettre nostre seel à ces présentes, sauf en autres choses nostre droit et lautruy en toutes. Donnè à Paris le XXII jour de juing, lan de grace mil HI XXII et de nostre règne le second. Ainsi signé : Par le Roy à la relacion de Monsg' le Régent duc de Bedford, J. de Ruiel. (1)
; 1424, 22 octobre. — Jean, scigneur de Roubais, chevalier, premier . chambellan du duc de Bourgogne , consciller du roi Henri d’Angleterre tenant le royaume de France, reçoit en don de ce monuarque les villes, châteaux, terres ct scigneuries de Louviers, Toutencourt,
Mery, Donoyer et La Loyre avec leurs dépendances.
Archives nationales, Trésor des Chartes, registre JJ. 172, charte 565. « Don fait à messire Jehan de Robais, chevalier. »
« Henry par la grace de Dieu, roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous présens et avenir, que pour considéracion des grans et notables services que nous a faiz et fait un chacun jour nostre amé et féal conseillier Jehan, seigneur de Robaix, chevalier, premier chambellan de nostre très chier et très amé oncle et cousin le duc de Bourgogne , et pour certaines autres causes et raisons à ce nous mouvans, nous à icellui par l'advis et délibéracion de nostre très chier et très amé oncle Jehan, régent nostre royaume de France, duc de Bedford . avons
(4) Copie communiquée par M.'H. Frémaux, de Lille.
donné, cêdé, transporté et délaissié, donnons, cédons, transportons et délaissons par ces présentes les villes, chasteaulx, terres et seigneuries de Louviers, Toutencourt, Mery, Donoyer et la Loyre, ensemble toutes les autres terres, seigneuries, cens, rentes, revenues et possessions avec leurs appartenances et appendances quelzconques quelque part qu'ilz soient situées et assises ou Baiïlliage damiens et ailleurs en nostre royaume de France ; qui estoient et appartenoient nagaires à Jehan Blondel, chevalier rebelle et désobéissant à nous et nostre ennemi et adversaire ; les quelles villes, chasteaulx , terres, seigneuries, cens, rentes, revenues et possessions sont à nous forfaites , acquises et confisquées par la rebellion et désobéissance et autres crimes de lèze-magesté commis et perpétrez à lencontre de nous par ledit Jehan Blondel, et voulons que dicelles ledit nostre conseillier et ses hoirs masles légitimes, venans de lui en ligne directe, joïssent et usent à toujours mais perpéluelment, héréditablement, plainement et paisiblement soubz quelque valeur et estimacion quelles soient ou puissent estre, pourveu toutes voies quelles ne soient de nostre ancien domaine ne par nous données à autres. Et parmi ce qu'il paiera les charges et fera les devoirs pour ce deuz et acoustumez. Si donnons en mandement, etc....... ... Donné à Paris le XXII: jour d'octobre, lan de grace mil CCCC XXIIIL, et de nostre règne le tiers. Ainsi signé : Par le Roy à la relacion de Monsg' le Régent le royaume de France. Picquet. (1)
1424, ? novembre, à Paris. — Jenn, seigneur de Roubaix, reçoit en don du duc de Bourgogne, les terres de Louvillers ct Dourier.
Archives du Nord , Huitième registre des Chartes, fol. 36.
Philippe, duc de Bourgogne, donne à son amè et. féal chevalier, conseiller et premier chambellan, messire Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, les villes, châleaux, terres et scigneuries de Louvillers et Dourier, ensemble toutes les autres terres, seigneuries et possessions qui appartenaient ci-devant à messire Jean Bladoul, chevalier, rebelle au roi et au duc et son ennemi et adversaire.
(1) Copie communiquée par M. Henri Frémaux, de Lille.
1425, 9 mai, à Lille. — Jean, seigneur de Roubaix, maintenu dans la jouissance de ses pensions et gages.
Archives du Nord, Huitième registre des Chartes, fol. 54 et 91 v°.
Philippe, duc de Bourgogne , déclare que, nonobstant les révocations qu'il à faites de gages el pensions , ainsi que de tous dons de châteaux et terres, il veut que son amé et féal chevalier, conseiller et chambellan, Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, continue de jouir, sa vie durant, de la pension de 300 francs d’or sur les revenus de la terre de Ninove; (4) de 500 francs sur les revenus de la terre de Blaton et de Feignies ; (2) des gages et droits attribués à son office de châtelain du château de Lille, (3)et de trois francs par jour sur les escroes de la dépense de l’hôtel du duc, pour les gages et dépens dudit seigneur, de ses gens et de ses
chevaux. (4)
(4) Je n'ai pas retrouvé le titre de cette pension de 300 francs sur les revenus de la terre de Ninove; elle doit être antérieure à 1407. (Voir le no 194). (2) Voir, pour l’origine de cette pension, les nos 226 et 236.
(3) Voir les nos 216 et 229.
(4) Ces trois francs par jour, qui représentent plus de 120 francs de notre monnaie, remplaçaient avec majoration les 80 francs par mois assignés au seigneur de Roubaix par le duc Jean, le 29 décembre 1409; (voir le no 200) du moins il n’est plus question de ces derniers et les trois francs par jour lui avaient été assignés dans les mêmes termes et pour les mêmes services. « Par ses lettres patentes sur ce faictes et données à Lille le XXIIIIS jour de novembre l'an mil CCCC et seize, mondit seigneur (le duc Jean) considérant les services que longuement et loyalement il (le seigneur de Roubais) a fais à lui et à monseigneur de Charrolois, son filz, et afin qu’il soit plus tenu et abstraint de y continuer et persévérer de bien en mieulx a tauxé et ordonné prendre et avoir de lui en et sur sa recepte générale de ses finances ou sur aucun de ses receveurs particuliers, oultre et pardessus ses autres gaiges et pension qu'il prent de lui ordinairement toutes et quantes fois qu’il sera devers lui pour le servir oudit estat de conseiller, ou pardevers mondit seigneur son flz et tant et si longuement qu'il y demourra la somme de IIL frans monnoye royal par jour. » (No-248 de l’État général des registres de la Chambre des Comptes; Premier compte de Barthélemi le Vooght, fo 112).
1425, octobre. — Le seigneur de Roubaix, conseiller et premier chambellan, à Rotterdam avec le duc Philippe qui le charge d'une mission en Fiandre.
Archives du Nord, B. 4933 : Septième compte de Gui Guilbaut, conseiller et recereur général de toutes les finances de Monseigneur le duc de Bourgongne.
Fol. 173 r°. « À monseigneur de Roubays, conseillier et premier chambellan de mondit seigneur, la somme de vint six livres quatre solz du pris de XL gros monnoie de Flandres la livre, la quelle de l'ordonnance et commandement de mondit seigneur lui a esté payée, bailliée et délivrée comptant tant pour les deffrayement et despens de bouche de lui et ses gens comme pour les bateaux et charyos qui par mer et par terre l'ont mené et ramené en certain voiage que ou mois d'octobre M CCCC XXV mondit seigneur lui ordonna de faire de la ville de Rosterdam ou pais de Flandres pour aler lui faire finance de la somme de VI" escus et icelle apporter devers lui audit Rosterdam pour le fait et conduite de sa despense et autres ses affaires ; ouquel voiage il vaqua par VII jours entiers... se XXVH ll de XL gros. »
| 1426 , 16 avril, après Pâques. — Le seigneur de Roubaix, châtelain de Lille.
Archives du Nord, Auitième registre des Chartes, fol, 54 v°.
Philippe, duc de Bourgogne , mande à son receveur général de Cassel de faire délivrer au seigneur de Roubaix , châlelain du château de Lille, tant qu'il aura ledit office de châtelain, deux milliers de faisceaux du bois de Nieppe. (1)
(1) Même mandement, le 28 décembre 1431, au receveur d’Aire. (Archives du Nord, Neuvième registre des Chartes, fol. 89). — Les quittances relatives à ces deux milliers de faisceaux de bois, ainsi que les quittances pour gages , établissent que le seigneur de Roubaix conserva son office de châtelain jusqu'à la fin de sa vie. |
4426. — Le sèigneur de Roubaix accompagne lc bâtard de Bourgogne allant au secours du roi de Chypre.
Monstrelet , Chroniques ; édition Buchon, livre If, chap. XXXIX.
« Comment les Sarrazins retournèrent en Chypre, et eurent bataille aux Chypriens, en laquelle bataille le roi fut pris, et mené au Soudan........... Or est vérité que le roi de Chypre et le grand-maître de Rhodes ayoient une très grosse armée sur la mer, dedans laquelle étoit le bâtard de Bourgogne, frère au duc Philippe, le seigneur de Roubaix, et moult d’autres seigneurs de diverses marches, lesquels étoient moult désirant de combattre les Sarrazins ; mais oncque ne purent avoir vent propice pour eux montrer contre les dits Sarrazins. Et étoit ledit bâtard de Bourgogne arrivé à Vaffe, espérant d’être à la dite journée ; et entre temps le roi fut pris, comme dit est : et pour tant icelui bâtard et les siens retournèrent sur la mer pour de rechef aller contre iceux Sarrazins. Et adoncque le vent leva que les chrétiens désiroient , et tant qu’en peu d'espace arrivèrent vers l'armée des Sarrazins , et tellement que les parties se virent l'une l’autre. Et adonc......... le capitaine Sarrazin qui tenoit le roi de Chypre prisonnier, loi fit écrire unes lettres à son capitaine-général qui éloit sur la mer, contenant, ou en substance, qu'il ne portât nul dommage aux Sarrazins, si cher qu'il avoit de la vie du roi........, Auxquelles lettres le capitaine des chrétiens obéit, ce que faire ne devoit selon l'opinion de plusieurs ; mais par avant avoient les deux parties fort approché l’un l'autre, et y avoit grand besogne. A laquelle besogne, qui fat par mer, y eut très dure escarmouche, par spécial de trait, duquel furent tant d’un parti comme d'autre, plusieurs hommes morts et navrés. » (1)
(1) Voir les Mémoires de Saint-Remy, chap. CXLIHII, et l'Épitaphe de Jean de Roubaix, ci-après.
1427. — Le seigneur de Roubaix et de Herzelles, chevalier, conseiller et premier chambellan; ses gages de trois francs par jour.
Archives du Nord , n° 252 de l'Etat général des registres de la Chambre des Comptes ; Cinquième compte de Gauthier Poulain, du Â* janvier au 31 décembre
4427, fol. 67.
« A monseigneur de Roubais et de Herzelles, chevalier, conseiller et premier chambellan de mondit seigneur (le duc Philippe), auquel icellui seigneur a piéça ordonné prendre et avoir de lui III frans à XXXIII gros pièce de gaiges ordinaires pour chacun jour qu'il seroit devers lui et en son service (14)..........,...... la somme de M 111]** XV frans dudit pris de XXXIII gros pièce valent XVIII
VI liv. XV S. »
1427, 12 juin. — Jean, seigneur de Roubaix, conseiller et premier chambellan, à la guerre de Hollande.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original , B. 1937, n° 4018,
« Nous Jehan, seigneur de Roubais et de Herselles, chir, conseiller et premier chambellan de monsgr le duc de Bourgoingne, certiffions à tous par ces présentes que la barque appartenant à Jehan le Brauwer, durant le temps que mondit seigr tenoit le siège devant la ville de Zevemberghe, laquelle par fortune de la mer avoit esté atterrée près de ladite ville, fu, par les ennemiz estans en icelle ville, arsse et essillée; le dit Jehan estant ou service d'icelluy seigneur. Tesmoing nostre seel cymis le XIIe jour de juing l'an mil CCCC vint et sept. »
(4) Voir les lettres patentes du 24 novembre 1416, au n0 258, note 4.
1497, 8 juillet. — Le fief de l’Aubel, à Néchin.
Archives du Nord, /nvenfaire des titres el papiers concernant les biens du prince d'Épinoy, dévolus à Sa Majesté par confiscation, ancien 4, 86, fol. II{E v°. — Extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ. 44 (addition).
« Acquest originel du fief de l’Aubel à Néchin, faict par Monsieur Jean de Roubaix, et dont Monsr Pierre, son filz, fut adhérité le Ille de juillet 4427. »
Le
1427, 16 décembre. — Le sire'de Roubaix en mégociation auprès de Jacqueline de Bavière.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original, B. 4937, n° 411.
Allocation , par le duc Philippe, de « quarante-huit livres sept solz du pris de quarante groz monnoye de nostre pays de Flandres la livre, » aux sires de Roubais et de Santes, ses conseillers , au doyen de Liège et à Jean de Gand, secrétaire du dit duc, pour les indemniser des frais de navire et de charroi qu'ils ont supportés en se rendant par deux fois auprès des commissaires de Jacqueline de Bavière, alors en guerre avec le duc, « esquelles journées et convencions ne fu aucune chose fait ou besoingné. »
41427 (V. st), 18 mars. — Jean, seigneur de Roubaix, conseiller et premier chambellnn , à la guerre de Hollande.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original, B. 4939, n° 432.
« Nous Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelles, chir, conseillicr et premier chambellan de Monsgr le duc de Bourgoingne, certiffions à tous par ces présentes que, par le commandement et ordonnance de mondit sgr, Jehan Marlette par lui
commis à tenir les comptes de ses armées a payé, baillié et délivré comptant au derrain partement d’icellui sgr de la ville d’Amstelredam en Hollande à mess. Lyonnel de Bournonville, chr, conseillier et chambellan d’icellui sgr, cappitaine et chief des gens d'armes et de guerre par icellui sgr laissiet au pays de Hollande en son absence, la somme de mille escus du pris de quarante gros monnoie de Flandres chacun escu, auquel mess. Lyonnel mondit sgr a donné et ordonné icelle somme estre baillée pour de par lui et en son nom et pour le bien et utilité dudit pays faire certaines choses secrettes dont icellui sgr ne veult aucune déclaration estre faicte. Tesmoing notre seel cy mis XIII° jour de mars l'an mil CCCC vingt et sept. »
1428, 31 mal. — Jean, scigneur de Roubaix, chevalier, premier chambellan du due de Bourgogne, conseiller du roi Henri d'Angleterre tenant le royaume de France, reçoit en don de ce monarquelies terres et seigneuries de Rony, près de Mantes, et de Blaru, près de Vernon.
Archives nationales , Trésor des Chartes, registre JJ. 174, carta CLX.
« Henry par la grace de Dieu roy de France et Dangleterre, savoir faisons à tous présens et avenir que pour considéracion des grans et notables services que a faiz et fait encores un chacun jour et espérons que face ou temps avenir nostre amé et féal conseillier Jehan, seigneur de Robais, chevalier, premier chambellan de nostre très chier et très amé oncle le duc de Bourgogne , et pour le récompenser des terres et seigneuries du seigneur Doffemont que feu nostre très chier seigneur et ayeul cui Dieu pardoint lui avoit données par ladvis et délibéracion de nostre très chier seigneur et père que Dieu absoille à icelui de Robais par ladvis et délibéracion de nostre très chier et très amé oncle Jehan, régent nostre royaume . de France, duc de Bedford , avons donné, cédé, transporté et délaissié, donnons, cédoris , transportons et délaissons par ces présentes, les terres, seigneuries, cens, revenus el possessions de Rouy, emprès Mante, et de Blaru, emprès Vernon, avecques toutes leurs appartenances et appendances quelzconques que nagaires tenoit et possédoit Philippe Branche , chevalier, par don à lui fait par nrd. s' et père et depuis son filz, lesqéels sont à nous retournées, venues et escheues parce que le filz dudit Philippe est alé de vie à trespassement sans hoir masle légitime venu de lui en directe ligne , pour joir desd. terres et seigneuries de Rouy et de
Blaru et de leurs dictes appartenances et appendances par nrd. conseillier le sire de Robais et après son trespas par Pierre son second filz (4) et les hoirs masles légitimes d'icelui Pierre que de lui istront en directe ligne à toujours mais perpétuelment et héréditablement comme de leur propre chose, jusques à la valeur de mille livres tournois de rente ou revenue par chascun an eu regard au temps de lan mil quatre cens et dix, pourveu toutesvoies quelles ne soient de nre ancien demaine ne données à autres de nous, et paiera les charges pour ce deues et acoustumées. Si donnons en mandement, etc............. Données à Paris, le
derrenier jour de may lan de grace mil quatre cens et vingt huit, et de nre règne ” le six, Ainsi signé : Par le Roy à la relacion de Monsgr le Régent, duc de Bedford, J. de Ruiel. (2) ,
1428, 5 juin. — Bailli, lieutgnnnt et échevins de Roubaix.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, B. 1879. — Copie collationnée aux archives de Roubaix, JJ. 4.
Par devant Ghilbert des Barbieurs, lieutenant de Pierre Du Bos, bailli du seigneur de Roubaix, et les échevins dudit lieu tels que Gilbert de Buignes, Grard de Courcielles, Pierrart Collin et Jehan Locquyfier dit Fournier, Bernard Houzet, bourgeois de Bruges, vend à madame Catherine de la Tannerie, femme de monseigneur de Croix , deux cents de pré gisant à Roubaix ès prés de le Becque.
Scel de Gilbert de Buines : écu à trois chevrons, au lambel de trois pendants. — Scel de Gérard de Courcelles : écu portant un oiseau fune agache?) accompagné à dextre d'une étoile à six raies. — Scel de Jean Locquifier : Les initiales J, L. couronnées.
(4) Ce passage suppose à Jean de Roubaix un premier fils, qui serait Jean, armé chevalier à la bataille de Mons-en-Vimeu, le 31 août 1421 (voir le no 244). Je n'ai retrouvé aucune trace de ce premier fils et ne connais plus que Pierre qui vécut jusqu'en 1498 et en qui s’éteignit la descendance mâle de la maison de Roubaix. Jean avait deux filles dont l’une, Jeanne , épousa Antoine de Croy, comte de Porcéan et de Guines, et l’autre, Liévine, s’allia à Wallerand, sire de Wavrin, de Villers et de Malannoy. Il avait aussi deux filles bâtardes, Hélène et Ide, qu'il fit légitimer en 1433.
(2) Copie communiquée par M. Henri Frémaux, de Lille.
1428, octobre. — 1430, janvier. — Le seigneur de Roubaix chef de l'ambassade chargée d'aller en Portugal demander en mariage, pour le duc Philippe , la princesse Isabelle , fille de Jean 1°.
Lefèvre de Saint-Remy, Mémoires ; édition Buchon, chap. CLIIL.
« En l’an 4428, le duc envoya son ambassade devers le roy de Portingal, pour avoir en mariage madame Isabelle, sa fille, dont cy-après sera parlé en maintes manières, car en son temps elle fut comme saige et pleine de belles vertus. Iceulx ambassadeurs furent les seigneurs de Roubaix , Andrieu de Toulonjon, Baulduin d'Oignies et aultres. »
Épitaphe de Jean de Roubair, ci-après.
« Et eut plusieurs loingtains voyages et nobles embassades, traicta et conclud la noble alliance et mariage entre Monsieur le ducq de Bourgoigne et Madame Isabeau, fille du roy Jean de Portugal , sa chière compaigne. »
Collection de documents inédits concernant l'histoire de la Belgique, publiée par L.-P. Gachard, T. II, p. 63. Extrait du 2° registre aux Chartes de la Chambre des Comptes de Brabant. (1)
« En l'an M. CCCC XXVIIL, très noble, très hault et très puissant prince monsr Phelippe, duc de Bourgoingne , qui paravant avoit eu espouses successivement . deux très nobles dames et de très hault parage......., si détermina et conclud de faire promouvoir et traictier le mariage de luy et de très noble et haulte dame madame Élisabeth , infante de très excellent et très puissant et victorieux prince le roy Jehan de Portugal; et, pour ce faire mis sus et envoya en Portugal sa noble légacion et ambaxade, de la quelle il fist et ordonna chief et principal un sien noble chevalier et féable et privé serviteur, messire Jehan, seigneur de Roubais et de Herzelles, son conseillier et premier chambellan, et ensemble luy, ses féaulx serviteurs messire Bauduin de Lannoy, dit le Beghe, chevalier, s' de Moulembais,
(1) Ce document , dit M. Gachard , a tous les caractères d’une relation contemporaine des faits qui y sont retracés.
gouverneur de Lille ; André de Toulonjon, escuier, s° de Mornay, ses conseilliers aussi et chambellans , et maistre Gille d'Escournay, docteur en decrez et prévost de Harlebeque, semblablement son conseillier et maistre des requestes de son hostel ; aux quels ses ambaxadeurs il donna ses instructions, lectres, procuracion et povoir servans à la matière ; et, avecq ce, leur fist délivrer largement deniers pour faire grande et honnourable despense : pour laquelle conduire , il ordonna et envoya un gentilhomme nommé Bauduin Dongnies, escuier, maistre d’ostel d'icelle despense, et un clercq d'office pour en faire le paiement.
« Les devant nomimez ambaxadeurs et ceulx de leur compagnie, en grant nombre de gentilzhommes et autres, ainsi fourniz et pourveuz, aprez qu'ils avoient pris congié de mondit seigneur de Bourgoingne, se trairent en sa ville de l’Escluze en Flandres , et là, pour faire leur voiage , se mirent proporcionelment en deux galées de Vénise adonc gisans ou port de l'Escluze dont ils partirent le XIX° jour d'octobre oudit an M Ille XXVIIL, et........ le XVI jour de décembre vindrent et prirent terre à six lieues de Lisbonne en Portugal, où ilz alèrent le XVIII jour dudit décembre.............
« Si envoyèrent inccatinent les dits ambaxadeurs de Flandres, roy d'armes, devers ledit roy de Portugal, et par leurs lectres luy signifièrent leur venue et la cause.............
« Quant le roy de Portugal ot reçeu les lettres desdits ambaxadeurs, il leur escrisy et manda par les siennes qu'ilz se tirassent devers luy, et.......... ‘ envoya au devant d'eux honnourablement aucuns de son sang et aultres gentilzhommes et personnes notables en grande et belle compaignie, et leur fist faire grande et joyeuse recepcion..... ns
« Lendemain watin XIIT° de janvier, (1) ledit roy, après sa messe, manda lesdits ambaxadeurs , qui alèrent devers luy et luy présentèrent les lectres de mondit seigneur de Bourgoingne , et firent les recommandacions et révérences deues et accoustumées, et il les receut doulcement et joyeusement, et leur assigna heure de oïr leur créance ledit jour après diner.
« À laquelle heure comparurent les dicts ambaxadeurs par devant ledit roy, et à luy, estant en sa chambre de son conseil,............ fut en latin, par la
(1) Le roi les avait fait attendre jusqu'alors, « pour ce qu'il vouloit mander et avoir devers luy messrs ses infans qui jà s’en estoient partis. »
bouche dudit maistre Gille d'Escornay, notablement ouverte et exposée en général la cause pour quoy mondit seigneur de Bourgoingpe les avoit devers luy envoyez; et, ce oy, leur fist dire en latin, par un docteur son conseillier, que de leur venue il estoit très joieux, et que sur ce que de par mondit seigneur de Bourgoingne luy avoit ainsi esté dit et proposé, il auroit son advis, et leur en feroit response ; et,.......... en conclusion , fut du pourparlé faicte une cédulle par escript. Avec ce, lesdits ambaxadeurs, par ung nommé maistre Jean de Eyk, (4) varlet de chambre de mondit seigneur de Bourgoingne et excellent maistre en -art de painture, firent paindre bien au vif la figure de madite dame l'infante Élizabeth.
« En oultre paravant ce temps, durant icelluy et aprez, les dits ambaxadeurs se informèrent très diligemment , en divers lieux, par plusieurs parsonnes, de la renommée, meurs et condicions d'icelle dame : dont, par aucuns notables subgetz meismes de mondit seigneur de Bourgoingne et autres privez et estrangiers amis et ennemis du royaume de Portugal, à part, en commun et par voix et renommée générale, leur fut dit tant de loenges, vertus et biens que on porroit dire de dame. |
« Et, ce fait, lesdits ambaxadeurs, environ le XII° de febvrier ensuivant, envoyèrent devers mondit seigneur de Bourgoingne quatre messaiges, deux par mer et deux par terre,......... par lesquelz messaiges et par chascun d'iceulx, ilz escripsirent à mondit seigneur de Bourgoingne ce qu'ilz avoient trouvé, et que jusques lors avoit esté fait touchant la matière dudit mariage. Aussi luy envoyèrent ilz la figure de ladite dame faicte par painctre, comme dit est. Et actendant nouvelle et réponse de mondit seigneur de Bourgoingne, aucuns desdits ambaxadeurs, c'est assavoir le seigneur de Roubais, messire Bauduin de Lannoy et André de Tholonjon, et de leur compaignie ledit Bauduin Dognies,.......... et autres gentilzhommes et familliers, se trairent à S' Jacques en Galice, et de là alèrent
(1) Le dixiesme compte de Guy Guilbaut, gouverneur général de la dépense de Monseigneur le duc de Bourgogne, du 4er janvier au 31 décembre 4428 , porte en dépense : « À Johannes de Eeck , varlet de » chambre et paintre de monseigneur, tant pour consideration des services qu'il a faiz..........……. comme » en récompensalion de certains voyaiges secrez que, par l'ordonnance et pour les affaires d’icellui seigneur, s il a faiz, et du voyaige qu'il fait présentement avec et en la compaignie de monseigneur de Roubaix, » 160 livres. » (Archives du Nord, B. 1938, fol. 217 vo).
visiter le duc d’Arjonne, le roy de Castille, le roy de la ville de Grenade et pluiseurs autres seigneurs, pays et lieux. (1)
« Environ la fin de may ensuivant, retournèrent les dessus nommez de leurdit voiage , et arrivérent si à point à Lisbonne, que adonc 8e y faisoit la première entrée et joyeuse recepcion de madame Éliénor, femme de l'infant Édouard, primogenit, laquelle entrée et recepcion ilz virent qui ful grande et honno-
« Au Ile jour du mois de juing ensuivant,............. Pierre de Voeldrey, quy par mer retournoit de devers mondit seigneur de Bourgoingne, arriva à Cintre devers lesdits ambaxadeurs , ausquelz il apporta lectres et nouvelles de mondit seigneur de Bourgoingne. Si le allèrent lantost noncier yceulx ambaxadeurs au roy et à madame l'infante, sa fille, quy moult en furent joyeulx, et fut grande à court la feste de la venue dudit Pierre et des Joyeuses nouvelles qu'il apportoit.
« Après ce, lesdits ambaxadeurs, sceu sur ce le bon plaisir de mondit seigneur, s’entremirent de procéder avant ou traictié dudit mariage, et tant y labourent devers ledit roy et aucuns de mess'’ ses infans, que icelluy traictié fut accordé et conclu audit lieu de Cintre le XIe jour dudit mois de juing, dont les lectres du contraict furent passées pardevant notaire, audit lieu de Lisbonne, le XXIIIL° jour de juillet ensuivant M. CCCC. XXIX; et, le lendemain dimenche , XXV° dudit mois, à l'irstante requeste dudit roy et mess’ ses infans, ledit seigneur de Roubais, ou nom et comme procureur de mondit seigneur de Bourgoingne et ayant da lui sur ce souffisant et cspécial povoir et procuracion, environ sept heures du matin, ou chastel du roy oudit lieu de Lisbonne, prist et receut madite dame l'infante Éiisabeth, par parolle de présent, pour compaigne et espouse de mondit seigneur de Bourgoingne , présens à ce ledit roy, mess'* Édouard, primogenit, domp Henry, domp Jehan et domp Fernande, ses infans, la infante espouse dudit Édouard et celle dudit domp Jehan, pluiseurs prélas, chevaliers, escuiers, dames et damoiselles, et gens de tous estas et en grant nombre.
« Depuis lequel temps, lesdits ambaxadeurs poursuirent à toute diligence l'alée de madite dame ou pais de Flandres, où le roy par ledit traictié la debvoit hun-
(1) Voir l’épitaphe de Jean de Roubaix.
aourablement faire mener à ses fraiz, et la y rendre et délivrer à mondit seigneur de Bourgoingne ; le partement de laquelle dame devoit, selon la promesse du roy ct de monsr l'infant primogenit, estre dedens la fin de septembre ensuivant, ou cas que, par contrarièté de vent, ou mort, ou maladie du roy ou d'elle, n’en seroit empeschée. |
« Aprochant le temps du partement de madite dame, mons' l'infant Édouard, primogenit, fist une feste, convy et souper au roy son père et à elle..... so... y allèrent lesdits ambaxadeurs, quy semons y estoient , et convoiëèrent et compaignièrent madite dame l'infante de Portugal, espouse de mondit seigneur de Bourgoingne, leur seigneur et maistre.......... Aussy fist le roy seoir au boult de sa table, à destre, ledit s' de Roubais, chief de l’ambaxade, et les autres ambaxadeurs séarent à une autre table assez prochaine à destre , et............. estoit le roy servy dudit mons' l'infant primogenit et de tous les mess” ses infans.
Cosenscssoosess Le samedy VIII: d'octobre, madite daine, accompaignée de mons’ l'infant domp Frenande son frère, du comte d'Orin son neveu, de pluiseurs chevaliers, escuiers, dames et damoiselles et autres de sa compaignie, ou nombre de Il personnes ou entour, en XIIII grandes naves bien fournies, armées et avilaillées, se party devant Lisbonne........ ..... Mais par contrariété de vent, failli à madite dame laissier son chemin, et le samedy, XXIL° dudit octobre, entra au port de Viviers (Vivero) en Galice, seulement à ITIL voiles des XIII qu'elle avoit paravant, et du sourplus ne sceut adonc ne longtemps depuis aucunes des nouvelles, fors une des naves, qui par III ou V jours après vint audit port de Wiviers. D'icelluy port se party madile dame le dimenche VI° de novembre, et le IX d’icelluy mois, par fortune , luy convint entrer au port de Ribadeu (Ribadco) aussi en Galice. Or avint que ledit s° de Roubais, que par aucuns jours avant avoit pris maladie en la nave de madite dame, fut si affoibly et aggrevé, qu'il lui convint descendre audit Ribedeu, et là, du bon plaisir de madite dame, se mit en une des deux galées de Florence tendans en Flandres, que par fortune estoient là arrivées, car il n’eust peu souffrir le traveil de ladite nave que vérissemblablement il n'y fust mort, veu la foiblece et débilitacion de sa personne pour ladite maladie. Si entra en ladite galée au port de Ribedieu le XXV° dudit novembre, et avec luy le devant dit Bauduin d'Ongnies et aucun po de ses gens ; les autres de ses gens et aucuns desdits ambaxadeurs demourans en la nave devers madite dame. Et partirent les V naves que adonc avoit et lesdites deux galées, du port de Ribedieu,
ledit XXV° jour, et ensemble navigèrent par la mer d'Espaigne jusques au XXVIII° d'icelluy mois, que, bien avant en la nuit, les piloz par erreur laissièrent le chemin des naves, et vindrent prez du camp de Caisart à la poincte d'Angleterre, en grant aventure de nauffrage et de périllier ; et madite dame et les naves de sa compaignie tindrent leur chemin , et, le lendemain XXIX° dudit novembre arrivérent au port de Pleume (Plymouth) en Angleterre. Lesdites galées se partirent du lieu où elles gisaient, près du camp de Caisart, le premier jour de décembre, et le VI° d'icelluy mois arrivèrent au port de l’Escluze en Flandres, où descendy ledit s' de Roubais, et incontinent fist sçavoir à mondit seigneur de Bourgoingne nouvelles de madito dame sa compaigne , dont icelluy seigneur de Roubais, en faisant son chemin, avoit bien esté acertené, c’est assçavoir : que elle estoit audit port de Pleume saine et en bon point, et ceulx de sa compaignie. Moult fut joyeulx mondit s' de Bourgoingne de ces nouvelles ; aussi en furent fort resjoiz ses bons vassaulx , serviteurs et subjez, qui paravant estoient en grant tristesse des parolles quy aucuns avoient semé, que madite dame, pour sa longue demeure et la fureur des vens et diversité du temps, avoit eu infortune en son voiage. Encoires , pour ce que, depuis que ledit s' de Roubais fut arrivé , elle ne venoit sitost que on espéroit et désiroit, ne fut pas la voix du tout cassée, et en faisoient pluiseurs doubte. Et pour tant mondit seigneur de Bourgoingne, afin de avancier la venue d'icelle madame sa compaigne, fist, par ledit s' de Roubais, freter et apprester lesdites deux galées de Florence, pour icelluy s' de Roubais aller devers elle et mener lesdites deux galées, et dedens faire venir elle et ses gens si tost que il feroit vent à ce convenable : mais avant qu'il fist vent pour le partement des galées, madite dame vint audit port de l'Escluze , et, par la grace de Dieu, y arriva saine et en bon point , et ceulx de sa compaignte , le jour de Naël environ heure de medy.
Qussssosssoses Au VII: jour de janvier, vint mondit seigneur de Bourgoingne en l’ostel où madite dame sa compaigne estoit logée à l'Escluze , accompaigné de mons' Jehan de Luxembourg, seigneur de Beaurevoir, mons" d'Anthune (d’Anthinne), son chancelier ; le s' de Roubais, mess®® Guilbert de Lannoy, André de Tholonjon, ledit prévost de Harlebecque et aucuns autres de ses gens ct serviteurs à ce appelez en petit nombre ; et là, environ VI heures du malin , aprez ce que mondit s" ot de sa part aggréé les espousailles ou récepcion, par parolle de présent , par ledit s' de Roubais , en son nom et comme procureur, faictes en Portugal, de madite dame l'infante, comme dessus est escripl, el aussi que icelle
dame ot ratiffé et aggréé lesdites espousailles ou récepcion, que d'elle en sa personne et de mondit seigneur, par son procureur, avoient esté faictes , furent par maistre Jehan Toisi, l’'évesque de Tournay, qui adonc revesti en pontifical fist l'office de la messe, faictes les espousailles de mondit seigneur et de madite dame en leurs personnes, présens à ce, du costé d’'icelle dame, mons' l'infant domp Frenande son frère, mons' le conte d'Orin, l'évesque d’Evre (Evora) et aucuns autres en petit nombre à ce appellez.
Cu... ....... Le lendemain, qui fut le dimenche VIII jour dudit janvier, se party madite dame............. pour venir par la ville de Bruges en l’ostel de mondit seigneur ; audevant de laquelle, et auprès de sa lictière , alloit, monté sur ung beau coursier, mondit seigneur l'infant don Frenande son frère, et de pié, environnant et tenant icelle lictière, estoient mons' le conte de Conversan et de Brienne, seigneur d'Enghien, et autres seigneurs, chevaliers et gentilzhommes ; (4) et ainsi accompaignée, s’en vint par ladite ville. »
1428, 11 décembre, à Bruges. — Le seigneur de Ronbaix reçoit en don du duc Philippe nne aîguière d'argent.
Archives du Nord, Chambre des Comptes , original, B. 4939, n° 4.
« Phelippe, duc de Bourgoingne, conte de Flandres, d'Artois et de Bourgoingne, palatin, seigneur de Salins et de Malines. Savoir faisons à tons que, par nostre commandement et ordonnance, nostre amé garde husche de nostre eschançonnerie, Reusquin, a baillié et délivré à nostre amé et féal chevalier, conseillier et chambellan le seignèur de Roubais, une aiguière d'argent blanc
(1) Excepté le sire de Roubaix qui avait été forcé, par ses infirmités , de suivre l'exemple de don Fernand et d'accompagner à cheval la litière de la duchesse. « Sans nul gens de cheval , sinon deulx, dont l'ung fut don Ferrant son frère, et le seigneur de Roubaix, pour ce qu'il ne povoit aller à pied ; car aultrement ne fut-il pas de cheval. » (Lefèvre de Saint-Remy, Mémoires, chap. CLV).
pesant trois mars et demi qu'il avoit en garde, et par inventoire, avec autres
. pièces et parties de nostre vaisselle. Et voulons, nous plaist et mandons que icelle aiguière soit ostée et royée de l’inventoire dudit Rusquin, et qu'il en soit et demeure quicte et deschargie partout où il appartenra. Car ainsi nous plaist et voulons qu'il soit fait. Donné en nostre ville de Bruges le XI° jour de décembre . l'an de grace mil quatrecens vint huit, (4) soubz nostre seel de secret en absence du grant. — Par Monsgr le duc, Doostende. »
1429 (VW st.), 10 janvier. — Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, le troisième des vingt-quatre chevaliers de la Toison d'Or.
Lefèvre de Saint-Remy, Mémoires, chap. CLVI; édition Buchon.
« Comment le duc de Bourgongne , durant la feste de ses nopces, institua et meit sus la noble ordre de la Toison d'Or. (2)
..........Auquel, avec et en oultre la personne d'icelui monseigneur le duc, a
(1) Le don de l’aiguière, que le duc fait rayer de l'inventaire, était antérieur à cette date, car le seigneur de Roubaix était parti en ambassade vers le roi de Portugal, dès le 49 octobre précédent. — On trouve dans l'inventaire des joyaux laissés par Philippe le Bon à son fils, en 1467, cette mention: altem, une coquasse d'argent, verrée au pié et au couvercle, et audessus armoyé des armes de Ms. de Roubaix, à anses et manches, et poise XIX m{arcs) III ofnces).» (Comte de Laborde, Les dues de Bourgogne; études sur les Lettres, les Arts et l'Industrie pendant le XVe siècle. Preuves, T. II, p. 76. Flacons d'argent
blanc.) — Ce vase, sans nul doute, provenait du seigneur de Roubaix, etil serait intéressant de découvrir par quelle voie il était entré dans le trésor du Souverain.
(2) Le sieur ,de Saint-Remy, rapportant plus loin (chap. CLXVIIT) les statuts de l’ordre, assigne à cette institution « le quinzième jour de janvier de l’an de Nostre-Seigneur mil quatre cent trente, qui fut Je jour de la sollempnisation du mariage de nous et de nostre très chière et très aimée compaigne », tandis que Meyer (Lib. XVI), de Reiffenberg, (Histoire de la Toison d'Or, p. 1) et autres auteurs donnent la date du 10 janvier.
vingt-quatre chevaliers , gentilshommes de nom et d'armes, et sans reproches, nés et procréés en léal mariage ; desquels la déclaration des noms et surnoms se ensuivent : c'est assayoir nos très chiers et feaulx.............. (le troisième) messire Jehan, seigneur de Roubaix et de Herzeilles........,........ Auquelz chevaliers dessus nommés , mondit seigneur donne à chacun d'eulx un collier faict de fusilz, auquel pend la Thoison-d'Or. » (1)
14830, 26 octobre, à Bruxelles. — Pierre de Roubaix, écuyer.
Archives du Nord, Veuvième registre des Chartes, fol. 23 v°.
Philippe, duc de Bourgogne, vend à Pierre de Roubaix, écuyer, (2) pour lui et ses hoirs une rente de 78 sous parisis que les manans de la ville et seigneurie de Herzelles payaient chacun an au duc à sa recette d’Alost pour leur part et portion des 200 livres parisis , appelée nouvelle rente , que le duc prend à perpétuité sur la châtellenie d’Alost ; et une autre rente annuelle de 20 sous parisis que le duc prend sur les manans de Herzelles à cause de la chaussée dudit lieu.
(1) Voir aussi Monstrelet, livre second, chap. LXXX.
(2) Très-probablement il s’agit ici du fils de Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles ; Pierre de Roubaix, né à Herzelles le 4er août 1415, avait alors un peu plus de quinse ans. Bien jeune encore il épousa Marguerite de Ghistelles, dame du Brœucq et de Wasquehal, et à dix-neuf ans il était père d'Isabeau de Roubaix qui demeura son unique héritière.
4481, ? mars — 20 novembre. — Le seigneur de Roubaix l’uu des négociateurs du duc de Bourgogne pour la paix avec le pays de Liège et pour la succession de Brabant.
Archives du Nord, B. 1942 : ZZ!° compte de Jehan Abonnel, dit le Gros, conseiller, gouverneur et receveur général des finances de monseigneur le duc de Bourgogne DRREEEEEET . du 4° janvier au 31 décembre 4431. — Gachard, Rapport sur les archives de l'ancienne Chambre des Comptes de Flandre, pages 272 et 273.
« Fol. 147 v°. — À messire Hue de Lannoy, pour s'être rendu, le ? mars 1431, avec messieurs de Tournai et de Roubaix et autres du conseil, à Malines, où ils tinrent une journée avec ceux de Liège, et pour y être retournés le 30 mai. »
« Foi. 1143 v°. — À messire Hue de Lannoy, seigneur de Santes, chevalier, conseiller et chambellan , 240 francs pour ses gages , journées et vacations suivantes : Le 28 juillet 4434, il partit de son hôtel de Mortagne, et se rendit à Malines avec l'évêque de Tournai, les seigneurs de Croy et de Roubaix et d’autres conseillers du duc pour tenir une journée avec ceux du pays de Liège, sur le fait de l'apaisement de la guerre qui était entre le duc et eux; de là il vint à Bruxelles, avec les autres ambassadeurs, faire rapport au duc de ce qui avait été négocié ; ensuite il alla à Condé tenir journée avec les gens de madame la comtesse de Hainaut. Il élait de retour en son hôtel le 48 août. — Le 26 septembre, il vint avec l'évêque de Tournai et le seigneur de Roubaix à Lille, pour les affaires du duc, et de là, ils se transportèrent tous ensemble à Bruxelles, où le duc les avait mandés pour une autre journée de Liège, qui se prolongea jusqu'au 9 octobre. — Le 17 octobre, il revint à Bruxelles, où le duc attendait le cardinal de Sainte-Croix, envoyé par le pape pour la paix générale de France, et d'autre part l'archevêque de Cologne et le chancelier de France. (1) — Plus tard, il retourna
(4) Le 30 octobre , les scigneurs de Roubaix , de Croy et de Santes étaient avec le duc à Bruxelles et signaient la charte octroyant haute justice à la seigneurie de Quesnoy sur Deüle. (Archives du Nord, Dénombrement des fiefs tenus de la Salle de Lille, T. Il; nos 82-83 de l'Etat général des registres de la Chambre des Comptes de Lille relatifs à la Flandre.
à Malines avec l'évêque de Tournai, les sires de Croy et de Roubaix, pour la paix avec le pays de Liège. Il fut de retour le 20 novembre. » (1)
« Fol. 430 v°. — À maitre Jean de Terrant, conseiller et maître des requêtes de l'hôtel, pour être allé le 41 août 4434, à Condé, avec l'évèque de Tournai, les seigneurs de Roubaix et de Santes, pour certaine journée avec les gens de madame la duchesse de Bavière, comtesse de Hainaut. »
4431, 19 mani. — Fondation des messes de Jenn Caleil.
Archives de Roubaix , GG. 109 : Cartulaire de l'église, fol. 3 v°.
Les échevins de Lille déclarent que par .une cédule annexée à son testament le 25 août 1423, Jean Caleil a fondé vingt-cinq messes par an et assigné, à cette fin, sur deux maisons situées à Lille entre le rivage et l'hôpital Comtesse , unc rente de # sous parisis, monnaie de Flandre , par chaque messe, et vingt sous par an pour la perception de cette rente ; de plus deux marcs de rente perpétuelle sur un manoir situé en-dehors de la porte Saint-Pierre, pour un obit solennel à perpétuité. Desquelles messes treize seront célébrées ainsi que l’obit en l’église de Saint-Étienne, à Lille, et douze en l’église de Roubaix. « En tesmoing de laquelle chose , nous avons à ces présentes lettres, pour approbation de vérité, faict mettre le seel aux causes de la dicte ville de Lille le XIX° jour de mai lan mil TII< trente et ung. »
(1) Le 30 dudit mois de novembre 1431, les mêmes seigneurs assistèrent au premier chapitre de la Toison d'Or, tenu dans l'église collégiale de Saint-Pierre de Lille. s A le première feste , si y furent le seigneur de Roubaix,.......... messire Hue de Lannoy, .…..…. le seigneur de Croy......……. » (Lefèvre de Saint-Rémy, chap. CLXVII).
1481, 28 novembre. — Le fief de Favrenles à Roubaix. Archives du Nord , Chambre des Comptes, B. 1489 ; original.
Par-devant le bailli et les hommes de fief de messire Jean, seigneur de Croix et de Flers, Isabelle de Quinghien, demoiselle des Haulsreux , fille de feu Jean, vend à sa sœur Jeanne de Quinghien, veuve de Jacques de La Tannerie, l'usufruit du fief, terre , juridiction, dime et seigneurie de Favreules qu'elle avait acheté naguère de Mahieu de Mastaing, écuyer, fils de feu Gérard, dit Grignart, et qu'elle possédait en commun avec Isabelle et Catherine de Croix, filles majeures dudit seigneur de Croix et de Catherine de La Tannerie, son épouse, leurs vies durant et dernier vivant tout tenant. Lequel fief de Favreules , tenu de la seigneurie de Croix et s'étendant à Roubaix, Croix, Wasquehal et environs, comprenait six bonniers de terre ahanable, sept muids deux rasières deux havots trois quarreaux de blé, une rasière d'avoine , dix-huit chapons en plumes, sept sous, quatre ouvelées de demi-havot de blé en rentes justiciables, et une dîme de douze muids neuf rasières de blé levée sur des héritages sis à Flers et à Annappes. (1) Ladite vente faile moyennant deux gros de denier à Dieu, six livres de carilé , autant au courtier et deux mille trois cents livres parisis franc-argent, (2) et pour ladite Jeanne de Quinghien jouir dudit viage à toujours attendu qu'elle avait déjà acheté dudit Mahieu de Mastaing le tréfonds et la propriété dudit fief, terre, juridiction, dime et seigneurie de Favreules. « Che fu fait en l’ostel de ladite demoiselle Jehenne de Quinghien , vesve dudit feu Jaques de la Tanerie en le grant Cauchie à Lille, et après obéissanche sur che préalablement prinse de Jehan Le Viart, prevost de ladite ville de Lille, le XX VII jour de novembre l’an mil quatre cens et trente el ung. »
(1) Il y avait une autre dime de Favreules qui se levait sur les terres de la seigneurie de ce nom le long du chemin dudit Favreules à la Maquellerie ; celle-là formait nn fief relevant de la seigneurie de Roubaix (n° 45 du dénombrement de 1401).
(2) La clause franc-argent , insérée fréquemment dans les actes de vente, avait pour effet de rejeter sur l’acheteur le droit seigneurial qui était à la charge du vendeur. |
21437. — Le seigneur de Roubaix et de Herzelles, chevalier, conseiller et chambellan ; ses gages de trois franes par jour. |
Archives du Nord, n° 253 de l'État général des registres de la Chambre des Comptes ; Neuvième compte de Gauthier Poulain, du 1° janvier au 31 décembre 4432, fol. 84 v°.
« À monseigneur de Roubais et de Herzelles, chevalier, conseillier et chambellan de mondit seigneur (le duc Philippe), auquel icellui seigneur a ordonné prendre et avoir de lui trois frans de trente et trois groz pièce de gaiges ordinaires pour chacun jour qu'il seroit devers lui et en sa compaignie en ses hostelz et services ou ailleurs\ (4).................... Valent IX° livres XVITI sols. »
4432, 2 septembre, à Lille. — Arrentement perpétnel accordé à Jean, seigneur de Ronbaix et de Herzellcs, par les échevins de Lille, d'an héritage derrière l'hôtel de Roubaix, comprenant la tour d'Isembart.
Archives communales de Lille, Troisième registre aux titres, p. 81 et suivantes. — Copie certifiée aux archives de Roubaix, JJ. 4, n° 4.
Les échevins, jurés et huit hommes de la ville de Lille, en « considéracion des grans amours, bienfais et plaisirs que le temps passé hault et puissant seigneur messire Jehan, seigneur de Roubaix et de lerselles, conseillier et chambellan la nostre très red sgr et prince monsgr le duc de Bourgoigne, de Brabant et ue Lembourg.............. a fais en ceste ville de Lille, véons que journellement fait et encoires espérons que outre temps avant doit en ce continuer », accordent à titre d'arrentement perpétuel et moyennant une rente annuelle de huit sous six deniers , audit Jean de Roubaix, « pour luy, ses hoirs el aians cause, sei-
(1) Voir les lettres patentes du 24 novembre 1416, au no 258, note 4.
gneurs du lieu et demeure nommée présentement le lieu et maison de Roubaix, situé audit Lille , confrontée par devant sur la rue nommée la basse rue, et par derière haboutant à la rivière de la dicte ville et du tiers sens tenant à la rueille nommée la rueyelle de Sailly, (f) tout ung héritaige appartenant à la dicte ville, gisans à l’autre lez de la dicte rivière envers la rue d'Angleterre....:......... et oudit arrentement est comprins la tour quy y est, nommée la tour d’Isembart, laquelle tour ledit messire Jehan, seigneur de Roubaix, pour luy, sesd. hoirs et aians cause, par ledit bail d’arrentement est tenus de retenir en toutes choses valablement sans le laisser déchoir ne tourner à ruyne ou perdicion........... Ce fut fait le second jour de septembre l’an mil quatre cens trente deux. (2)
LA
(4) L'Hôtel de Roubaix faisait partie de la pairie de Longueval, acquise par Jean, seigneur de Roubaix, et réunie à cette seigneurie le 22 juillet 4423. (Voir le no 250). Dans l'acte de réunion , non plus que dans les dénombrements antérieurs de la pairie de Longueval , il n’est question d'hôtel ; c'est donc Jean qui fit bâtir l'Hôtel de Roubaix, lequel a son histoire. Plus d'un haut personnage séjourna dans l'Hôtel de Roubaix ; le duc même s'y établit parfois. Monstrelct rapporte une lettre de Jean de Luxembourg, adressée en 1439 aux chevaliers de la Toison d'Or et dans laquelle ce seigneur dit avoir bonne mémoire qu'à Lille il a assisté au conseil « en la maison du seigneur de Roubaix , où pour lors mondit seigneur » (de Bourgogne) tenoit son hôtel. » (Chroniques, liv. II, chap. CCXXXVIII).
En 1463, Marguerite, reine d'Angleterre , retournant avec son fils auprès de son père le duc René de Lorraine, fut reçue à l'Hôtel de Roubaix par le comte de Charolais ; c’est là qu'avaient dus être comptés à la reine fugitive 12,000 écus d'or que le duc Philippe-le-Bon lui avait assignés pour continuer son voyage. Le trésorier du duc ne lui remit que 6,000, d’autres disent 2,000 écus. La fraude ayant été découverte, Philippe le condamna à être pendu, mais, à la requête du sieur de Crov, il consentit à commuer la peine en une amende qui fut employée à fonder la Maladrerie du Pont-de-Canteleu. — Le duc de Biron, maréchal de France, venu à Lille le 6 août 1598, accompagné de plusieurs gentilshommes français, logea à l'Hôtel de Rouhaix.
Après la conquête de Flandre par Louis XIV, l'Hôtel de Roubaix prit le nom d'Hôtel de Melun, puis celui d'Hôtel de Soubise quand le marquisat de Roubaix devint l'héritage du prince de Soubise. En 1756, le prince de Soubise ayant obtenu des lettres patentes qui démembraient son hôtel du fief de Roubaix et lui permettaient d'en disposer séparément , le vendit au chevalier Ingiliard des Watines qui le transmit par héritage à Ja famille Deforest de Quartdeville, résidante à Douai. Devenu en dernier lieu la propriété de M. Lefebvre, et vendu par les fils de celui-ci, il a été démoli pour donner ouverture à la rue Mazurel, (Notice sur l'Hôlel de Soubise à Lille, par M. le vicomte de Melun. Bulletin de la Commission historique du Nord, T. III, p. 93).
(2) Le pont qui se trouvait non loin de là, faisant aussi partic de l’arrentement , fut dès lors appelé le Pont de Roubaix (V. Derode, Histoire de Lille, T. 1, p. 107;.
1432, 10 septembre. — Rente de cent sous due au seigneur de Ronbaix sur les Chambres de Lille.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original B. 4947, n° 32.
« Je Pierre Du Quesnoy ou nom et comme receveur de noble et très honnouré sgr monseigneur de Roubaix et de Herzelle, confesse avoir receu de Symon Le Fournier recepveur de Lille la somme de cent sols parisis, monnoye de Flandres, que ledit recepveur devoit à mondit seigneur à cause de rente que il prent chacun an sur les Cambres de Lille (4) au terme Nostre Dame en aoust , et ce pour le terme Nostre Dame en aoust mil CCCC XXXII darrain passé. De laquelle somme de cent solz, monnoye et pour la cause dite, pour ledit terme et pour tous autres précédens je me tieng content eten quicte ledit receveur et tous autres. Tesmoing mon seel cy miz le Xe jour de septembre oudit an mil CCCC trente et deux. »
1482 — 14384. — Jean, scigneur de Roubaix et de Herzelles , reçoit en don Ia terre d'Escaudæœuvres.
Archives pu Nord, B. 1605 : Dirième registre des Chartes.
Fol. 404 v°. — 6 novembre 1432, à La Haye, en Hollande. — Don fait par Jacqueline de Bavière, encore comtesse de Hainaut et de Hollande, à Jean, sei- . gneur de Roubaix et de Herzelles, d'une pension de cinq cent soixante dix livres tournois en attendant qu'il soit mis en possession des forteresse et terre d'Escaudœuvres à lui données, mais dont il ne pourra jouir qu'après la mort de Louis, bâtard de Bavière.
(4) Les Cambres ou Chambres de Lille étaient la Chambre de la Hanse ou recette des deniers revenant à la ville, et la Chambre de la Gard'orphène. Le magistrat de Lille affectait au paiement de rentes qu'il créait le produit de ces deux Cambres.
Fol. 42 v°. — 43 juin 4433, à Arras. — Don par Philippe-le-Bon à Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, des château , forteresse , village , terre, justice et seigneurie d'Escaudœuvres , dont il ne pourra entrer en possession qu'après le trépas de Louis, bâtard de Hainaut, à qui ladite terre a été donnée par Guillaume , duc de Bavière.
Fol. 404 v°. — 29 avril 4434, à Lille. — Confirmation par Philippe-le-Bon du don fait, par Jacqueline de Bavière, à Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, d’une pension de cinq cent soixante dix livres tournois qui lui sera payée sur la recelte générale de Hainaut jusqu’à ce qu'il soit mis en possession des forteresse et terre d'Escaudœuvres à lui données précédemment pour en jouir après la mort de Louis, bâtard de Bavière.
Ibidem. — Constitution par le duc Philippe, au profit de Louis, bâtard de Bavière, d’une rente de cent nobles en dédommagement de la terre d'Escaudœuvres qu'il relire de ses mains. (4)
1432, 30 novembre. — Le scignenr de Roubaix assiste an second chapitre de In Toison d'Or.
Lefèvre de Saint-Rémy, Hémoires, chap. CLXXIV ; édition Buchon.
« La seconde solempnité et chapitre de l’ordre de la Thoison d'Or en l’an dessusdit , fut tenu en la ville de Bruges , à la Sainct-Andrien, mil quatre cent
trente-deux. Et comparurent personnellement avec le souverain dudict ordre, le seigneur de Roubaix.......... soso »
(1) Après ces actes qui rappellent la donation, on trouve bien peu de documents officiels sur la possession de la terre d'Escaudœuvres par la famille de Roubaix ; possession que Carpentier a trouvé moyen de faire remonter au XIIe siècle. (Voir son Histoire de Cambray, p. 958).
1432 (V. st), 5 mars, à Bruges. — Légitimntion de deux filles dc Jean, seigneur de Roubaix.
Archives du Nord, B. 1605 : Dixième registre des Chartes, fol. 9 ; 2 actes.
Légitimation par Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, 4° de Hélène, fille illégitime de Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, et de Marie Estuirie, lors non mariés; — 2° de Ides, fille illégitime du même seigneur et de Marie Wittevelde, celle-ci non mariée. — Lettres enregistrées le 28 avril 4433.
1438, join. — ke seigneur de Roubaix, l’un des gonverneurs du pays en l'absence du duc de Bourgogne.
Lefèvre de Saint-Rémy, Mémoires ; édilion Buchon.
Chap. CLXXV : « Au mois de juing mil quatre cent trente-trois, se partirent le duc et la duchesse, pour aller secourre et visiter ses pays de Bourgongne, auxquels ses ennemis estoient entrés ; et avoient couru par plusieurs fois, tant à puissance comme aultrement, où ils avoient prins et ravis, tant par force comme par traictié ou emblée, plusieurs villes et forteresses. »
Chap. CLXXVI : « Vray est que avant son partement, fut conclu qu'il laisseroit aulcuns commis pour gouverner et garder ses pays, tant Arthois, Flandres, Brabant , comme Haynault, Hollande, Zellande et Namur. Si y furent d'iceulx commis, de la noble ordre de la Thoison, le seigneur de Roubaix, le seigneur de Commines, messire Hues de Lannoy et messire Rolland d'Utequerke, avec plusieurs aultres. »
41484. — Le seignenr de Roubaix, chatelaîin de Lille. Archives du Nord, Comptes de la recelte générale des finances, B. 1951, fol. 161.
« À monseigneur de Roubais, chevalier, conseiller et chambellan de mondit seigneur, et autres, la somme de dix huit livres deux solz du pris de XL gros monnoie de Flandre la livre, c’est assavoir audit monseigneur de Roubais, chastellain du chastel de Lille, pour la despence faitte oudit chastel par Gilles de Potelles que illec mondit seigneur avoit, pour certains cas et temps, fait detenir prisonnier et depuis naguerres, pour ses mauvais faiz el démérites, fait exéculer................ VIII liv. Vs. »
1485, mars. — Le scigncur de Roubaix anx fètes du roi de l’Épinette, a Lille.
Lucien de Rosny, L'Épervier d'Or......... des joutes el des tournois des nobles rois de l'Épinette, 1839.
Le seigneur de Roubaix assiste, à Lille, aux fêtes du roi de l'Épinette, où il joute pour et au nom du duc contre le roi de l'Épinelte , et où le bâtard de Roubaix joute aussi contre Simon Bougier, de Valenciennes.
1435, juillet — septembre. — Le seigncur de Roubaix an congrès d'Arras.
Lefèvre de Saint-Rémy, Mémoires, chap. CLXXXIII; édition Buchon.
« Vraie mémoire soit faicte de la très noble assemblée, laquelle se fit en la très bonne ville d'Arras, en l’an 4435, pour parvenir, par la grasce de Dieu, au
très sainct bien de paix par moult long-tamps désirée de toutte la chrétienté; et obviera la très grand’ et horrible division estant entre les roys, princes et seigneurs de France , d'Angleterre et de Bourgongne. En icelle assemblée , de par le Père Saint, ..... so. fut envoyé en ladite cité d'Arras, deux cardinaux......... .. En oultre , estoient en la compagnie du duc, de la noble ordre de la Thoison d'Or, plusieurs ducs, comtes el barons, lesquels ne sont pas escripts par ordre selon leur degré, pour ce qu'ils sont venus à plusieurs fois;............ le seigneur de Roubaix. »
Journal de la pair d'Arras, faite en l'abbaye royale de Sainct-Vaast , entre le roy Charles VII et Philippes le Bon, duc de Bourgongne, prince souverain des Pays-Bas, recueilly par Dom Antoine de le Taverne, religieux et grand prévost de la dite abbaye; mis en lumière el enrichy d'annotations par le sieur Jean Collart, Parts, 1651.
Pages 30 el 32 : « Ledil dernier jour de juillet les susdits ambassadeurs du Roy (de France) arrivérent en cette ville d'Arras, entre six el sept heures du vespre en belle et notable compagnie............ Et pour plus honorer les dits princes Monseigneur le duc de Dourgongne yssit hors de-son hostel , et alla audevant d'eux jusques............. a une lieue de la ville moult haulement accompagné de ducs, comtes , barons, chevaliers , escuyers, tant de ses pays de Bourgongne, Brabant, Flandre, Artois, Hollande, Zélande, Haynaut, et autres ses seigneuries ; c'est à Sçavoir........... du seigneur de Roubais,............. et de plusieurs autres grands seigneurs en grande multitude. »
Page 54 : « Le neufiesme jour dudit mois d’aoust, les cardinaux furent à l'heure accoustumée au lieu de la convention, par devers lesquels, pour mondit seigneur le Duc, furent son chancelier, les comtes de Sainct-Paul et de Ligny, Messieurs de Croy, de Robais, de Santes, l’archidiacre de Vexin, le prévost de Sainct-:Omer »
Page 75 : « Le troisiesme jour dudit mois de septembre,.......... Monsieur Jean de Luxembourg, comte de Ligny, Monsieur de Roubais, Monsieur de Santes, Rollant de Dunkerque (d'Uytkerke) et Jean de Brimeu allèrent par devers mondit seigneur (le duc de Bourgogne) el luÿ remonstrèrent en Île priant qu'il eust considération à l'alliance qu'il avoit fait aux Anglois, et qu'il ne prist une conclusion par laquelle 1l peust avoir des-honneur et villenie et qu'il prist le conseil de ses anciens chevaliers et escuyers, et qu'il ne fist chose pour laquelle il peust avoir charge ny des-honneur.
Ledit conseil finy, Monseigneur le duc envoya par devers le cardinal d'Angleterre à neuf heures du vespre, messire Hugnes de Lannoy, seigneur de Santes, Monsieur de Roubais et messire Rollant de Dunkerque (d'Uytkerke), mais on ne sçait quelle chose ils luy dirent. »
Pages 96 et 99 : « Le vingt-uniesme jour dudit mois,...... ... maistre Pierre Brunet, chanoine d'Arras............. fil lecture d'un traicté de paix confirmé entre le Roy et Monseigneur le duc de Bourgongne , laquelle lecture dura par l'espace d’une heure et plus. »
1485, 30 novembre. — Le seigueur de Ronbaix assiste à la cinquième fète de In Toison d'Or. (!)
Lefèvre de Saint-Rémy, Afémoires, chap. CXC ; édition Buchon.
« Le cinquième chappitre, feste et solempnité de la devant dite ordre de la Thoison d'Or, fut tenue à Bruxelles, à la Saint-Andrien, audit an mil quatre cents trente-cinq ; à laquelle feste furent en personne avec le duc souverain dudit ordre, les seigneurs cy-aprés nommés : premier, le seigneur de Roubaix...... .»
(1) Le troisième chapitre de l'Ordre se tint à Dijon, en 1433 ; le seigneur de Roubaix , retenu en Flandre comme l'un des gouverneurs du pays en l'absence du duc, n'y put comparaître en personne. En 4434, il n'y eut point de chapitre ; le duc se contenta de faire célébrer dans sa chapelle, à Dijon, la la solennité du jour. La mème raison empêcha le seigneur de Roubaix d'assister à cette solennité. — Après 1435, plusieurs fètes furent encore célébrées du vivant du seigneur de Roubaix, à Lille , à Saint- Omer, à Gand ; mais les chevaliers qui y assistèrent ne sont pas nommés.
1437,22 mai. — Pierre de Roubaix (fils de Jean) accompagne le duc Philippe marchant contre les Brageois révoltés.
Monstrelet, Chroniques, livre second, chap. CCXIIT ; édition Buchon.
« Au commencement de cet an (1437), se remurent (4) ceux de Bruges contre les officiers du prince............ Et ainsi le duc de Bourgogne, quand ce fut à sa connoissance, en fut très mal content, et par plusieurs fois fit grand’ délibération ayecque ceux de son conseil, pour savoir comment on les pourroit punir........... . Si fit assembler grand nombre de gens d'armes de ses Picards de Picardie, sous plusieurs capitaines, au nombre de quatorze cents combattants ou environ......... .…. |
« Et étoit le mercredi des fêtes de la Pentecôte. Et quand ledit duc fut venu (devant Bruges)........ .... Et aussi étoient avec ledit duc plusieurs seigneurs et notables hommes de guerre et de grand’ autorité ; c'est à savoir le comte d'Étampes, le seigneur de l'Ile-Adam......... .. Pierre de Roubaix et plusieurs autres qui avoient grand’ merveille de voir les manières que tenoient iceux Brugelins contre leur prince. » (2?)
(1) Se soulevèrent de nouveau. — Après avoir abandonné leur Souverain au milieu du siège de Calais, les communes ne cessaient de lui susciter toutes sortes d'embarras. A force de concessions, le duc était parvenu à apaiser les Gantois ; mais les Brugeoïis restaient en révolte, imaginant chaque jour de nouveaux sujets de discorde. En vain, le 13 octobre 4436, l'archidiacre de Rouen, le prévôt de Saint-Omer, les sires de Ternant, de Roubaix et de Santes s’étatent présentés au milieu d'eux pour les engager à déposer les armes (Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre, T. IV, p, 297), ils rejetaient tout ce qui aurait pu conduire au maintien de la paix.
(2) On sait ce qu'il advint. Le duc était à peine entré dans la ville que de vagues rumeurs se répandirent de quartiers en quartiers sur ses projets menaçants. Le tocsin retentit, on ferma la porte par où le duc était entré et bientôt la mèlée devint sanglante. Les défenseurs du duc tombèrent un à un autour de lui et lui-même courut les plus grands dangers ; il ne parvint à s'échapper que par le dévouement d’un maréchal qui lui ouvrit la porte. Un grand nombre de serviteurs du duc qui ne réussirent point à fuir avec leur maître, furent impitoyablement mis à mort, ainsi que le pauvre maréchal à qui le duc devait sa délivrance. On sait aussi que les représailles furent terribles.
1487, 31 noùût. — Pierre Dn Bos, baïilli de Roubaix, arbitre d’une querelle entre les frères Motte et leurs parents, et Jcan de Bonlogne,
Gilles de la Callnière et leurs parents.
Archives nationales, Parlement de Paris, Lettres, arrêts et jugés, registre X, 69, fol. 434.
« Cum lis mota fuisset coram dilectis nostris domino de Croix, milite, Gerardo de Quinghien, domino de Hem, domicello, et Petro de Bosco, baillivo de Roubaix, arbitris a partibus infra nominatis electis. (Le reste sans intérêt pour Roubaix). — Pronunciatum ultima augusli millesimo CCCC®° XXXVIP. » (1)
41440, 7 décembre. — Baillli et échevins de Roubaix. Archives du Nord, Chambre des Comptes, B. 1524 ; original.
Par-devant Pierre Du Bos, baïlli et les échevins de la seigneurie de Roubaix, tels que Pierre Du Quesnoy, Gérard de Courcelles, Guillebert de Buisnes , Jean Locquifier, dit Fournier, et Lotart de Vrenay, Antoine Le Preud’homme reprend à titre de proximité de lignage une terre vendue par Pierre le Preud'homme, son frère ; laquelle terre, sise à Ronchin , était tenue de la seigneurie de Roubaix. « Che fu ainsy fait et passet par loy le VIL* jour du mois de décembre l'an mil quatre cens quarante. » (2)
(4) Document communiqué par M. Henri Frémaux , de Lille.
(2) Un acte du 18 octobre 4441, relatif aux biens laissés par Willaume Du Pret, (voir le n° 187, ficf7) est passé à loi par Pierre Du Bos, bailli, et les échevins Pierre Du Bos, fils du bailli, Guillebert de Buisnes et Guilbert des Barbieurs. (Archives du Nord, R. 1526).
4441, 80 novembre. — Le seigneur de Ronbaix l’un des gouverneurs du pays en l'absence du duc de Bourgogne.
Archives du Nord , Onzième registre des Chartes, fol. 41.
Nomination, par le duc de Bourgogne, des évèques de Tournai et de Verdun, des seigneurs de Roubaix, de Comines, de Santes, de Haubourdin et de Forest, de Jean de Croy, de Colard de la Clite, de Simon deLalaing, de Philippe Maugart, de Gui Guillebaut et de Pierre Bladelin, dit Leestmakere , aux fonctions de gouverneurs des pays de par-deça, parce que le duc a l’inténtion de rapeller devers lui, « assez lost après son partement de par-deçà, » la duchesse Isabelle de
| Portugal, sa femme, qu'il avait établie gouvernante des pays de Brabant, Limbourg, . Flandre, etc., pendant son absence.
1441, 8 décembre . — Le seigneur de Roubaix désigné, par le testament da duc Philippe, comme l’un des gouverneurs du pays pendant la minorité du comte Charles. |
Mémoires de Philippe de Comines; édition Godefroy, T. IV, Preuves : Testament de Philippe, duc de Bourgogne.
Page 188. « Philippe, par la grace de Dieu, duc de Bourgongne...... A tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut: sçavoir faisons que n'estant chose si certaine que la mort, ny plus incertaine que l'heure d'icelle, ne voulans pas demeurer intestat, mais, comme bon catholique, avons fait et faisons nostre
testament et ordonnance de dernière volonté, par la forme et en la manière qui s'ensuit.............,..
Page 203. « Item, et affin de pourveoir au gouvernement de nos païs, terres et seigneuries, s’il advient que aillions de vie à trespas survivant nostre dit fils Charles, comte de Charolois , et luy estant soubs aigie, voulons et ordonnons ...... Et au regard du gouvernement d'iceux nos pays terres et seigneuries durant saditte minorité, voulons et ordonnons que nostreditte compagne, comme première et principale, et après nos amez et féaux l’ évesque de Tournay, l’archevesque de Besançon et l'évesque de Cambray qui à présent sont, le seigneur d'Anthune uostre chancelier, messire Anthoine, seigneur de Croy et de Renty, nostre cousin et premier chambellan,........ . les srs de Roubais et de Santes ......... @n ayent le gouvernement et administralion en tous cas tant en fail de justice, de finance, de police et gouvernement de pais que autrement. »
1448. — Le seigneur de Roubaix et de Herzelles , chevalicr, conseilier
et chnuinbellan: ses gages de trois francs par jour.
Archives du Nord, n° 254 de l'État général des registres de la Chambre des Comptes; quatorzième comple de Gauthier Poulain du A% janvier 14843 (n. st.) au Aer janvier 444& {n. st.), fol. 80 v°.
« À monseigneur de Roubais et de Herzelles , chevalier, conseillier et chambellan de monseigneur (le duc Philippe}, auquel icellui seigneur à ordonné prendre et avoir de luy trois frans de trente trois gros monnoie de Flandres la pièce de gaiges ordinaires pour chacun jour qu'il seroit devers lui et en sa compaignie, en ses hostelz el services ou ailleurs, tant et si onguement qu'il vivera (4) ........... nonssssss ses .
par deux quictances dudit seigneur de Roubais cy rendues à cour, XVIIIe VI livres XV sols. »
me ne et
(1) Voir les lettres patentes du 24 novembre 1416, au n° 258, note 4.
41443 (V. st.), 17 mars. — Liévine de Roubaix, fille de Jean, seigneur de Roubaix, épouse de Wallerand, seigneur de Wavrin; sa dot.
Archives de Roubaix , JJ.13 (addition); Vidimus des mayeur et échevins de la franche ville de Aymont-Quesnoy, du pénultième jour de septembre 1530.
Par acte passé à Lille, haut et puissant seigneur Wallerand, seigneur de Wavrin, de Lillers et de Mallannoy, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, comte de Flandre, déclare qu’au traité de son mariage avec Liévine de Robais, fille de noble et puissant seigneur Jean , seigneur de Roubais et de Herselles , ledit seigneur de Roubais avait assigné à sa fille la somme de dix mille livres parisis de 40 gros la livre, pour être employée à l'achat d’un ou de deux fiefs en Flandre ou en Artois, rapportant un revenu annuel de cinq cens livres , pour tenir côté et ligne aux enfants qui naîtraient de ce mariage ; sur quoi ledit seigneur de Wavrin avait déja reçu dudit seigneur de Roubais cinq mille livres qu'il avait converties en une rente de 250 livres. Il reconnaît présentement avoir reçu de monseigneur de Roubais le reste des dix mille livres et en donne quittance, promettant par serment d'en faire en dedans six ans l'emploi déterminé plus haut. (1) |
CS
(1) Wallerand de Berlettes, fils de Gilles et de Béatrix, dame héritière de Wavrin, avait adopté le nom
de sa mère. Il fut foit capitaine général de l’armée de mer envoyée par le duc Philippe dans le Levant
contre les Turcs, en 1444. Il se distingua surtout dans la guerre contre les Gantois en 1452. — Il eut de sa femme Liévine de Roubaix : |
10 Philippe, sire de Wavrin , de Lillers , de Mélannoy et de Saint-Venant , choisi en 1444, par le duc Philippe, pour être élevé avec son fils le comte de Charolais. Il fut armé chevalier au combat de Lokeren en 1452, et assista à la bataille de Montlhéry en 1465. Il mourut en l’an 4500 sans enfants d'Isabeau de Croy, sa femme.
20 Jeanne de Wavrin, épouse de Philippe, seigneur de Maldeghem En 1480, il est fait remise à Wallerand de Wavrin ainsi qu'à sa femme Liévine de Roubaix, des droits seigneuriaux pour une donation faite à Jeanne de Wavrin, dame de Maldeghem , et pour le fief de Wasiers qui avait été cédé , par ledit Wallerand, à Marguerite, sa fille iHégitime. (Archives du Nord, {nventaire-sommaire, B. 2122). Jeanne de Wavrin mourut sans enfants en 1498.
1444, 5 août. — Jean, seigneur de Roubaix; sa pension de 300 francs sur Ia recette de Ninove.
Archives de Roubaix, Original, JJ. 4, n° 71.
« Je Jehan, seigneur de Roubaix et de Herzele , cognois et confesse avoir eu et reçeu de Henry Le Brubbe , receveur de Nienove, la somme de quatre cens quatre vingts quinze livres parisis monnoie de Flandres, pour et à cause de ma pencion de-trois cens francs que je preng et liève chacun an sur la recepte de Nienove à deux termes en l’an qui sont Noel et saint Jehan Baptiste, et ce pour les termes de Noel l'an mil JIIIe quarante et trois et la saint Jehan après ens. l'an mil III: quarante quatre. De laquelle somme de IIIe IIE* XV Î. par. monn. dite et pour lesdits termes je me tienct pour content et bien paié, et en quite ledit receveur de Nienove et tous autres à cui quitance en doit appartenir. Tesmoing mon seel cy miz le V° jour d’aoust l’an mil CCCC XLJHIIT dessusdit. — Fragment du scel. » (4)
4444 (V. st), 17 mars. — Oste, bâtard de Roubaix; son épitaphe.
Bas-relief en pierre blanche, dans l’église de Saint-Martin de Roubaix : Un saint, debout, présente à la Sainte-Vierge, assise et portant sur ses genoux . l'Enfant Jésus, Oste de Roubaix , agenouillé et les mains jointes. L'écuyer est armé et près de lui sont déposés son heaume et ses gantelets.
(1) On retrouve encore Jean de Roubaix en 1447; il figure, cette année, parmi les chevaliers a ” assistérent aux fêtes de l'Épinette à Lille. (Lucien de Rosny, Des nobles rois de l'Épinette, p. 61). Le seigneur de Roubaix était là comme représentant du duc de Bourgogne, sans doute, car il avait alors plus de soixante-dix-huit ans et il n’est pas probable qu'à cet âge il ait pris part aux joues.
« Cy gist Oste bastart de Roubais, escuier, qui vesqui III" X ans revolus et trespassa le XVII° (4) jour de mars an) M IIIIe XLIV. Pries Dieu pour lame de lui. Pater Noster. » (2)
Recueil d'épitaphes avec blasons coloriés ; manuscrit de la fin du XVI: siècle. (3)
« En l'église paroissiale dud. Roubais, en la chapelle de Saint-Anthoyne, est au mur engravé la représentation d'un gentilhomme armé avec telle épitaphe :......... »
Écu : d'Hermines au chef de gueules, à la cotice d'or brochante sur le tout.
1446, 22 avril. — Fondation des messes de Pierre de Vernay, curé de Roubaix.
Archives du Nord , Onzième registre des Chartes, B. 4606, fol. 120.
Philippe, duc de Bourgogne et comte de Flandre, à la requête de « Pierre de Vrenay, prestre, curé de l’église de Roubais, contenant que comme il ait desir et parfaite volenté et dévocion d'augmenter et acroistre à son povoir le saint service divin en sadite église de Roubais pour faire méritoire euvre et agréable à Dieu, et pour ce ordonner à dire et célébrer en icelle église de Roubais douze messes à note chacun an c'est assavoir chacun mois une messe, et pour la fondation et dotation d'icelles messes donne à ladite église des maintenant trois quartiers de terre en franc-alleu sis à Marcq-lez-Lille , » consent à l'amortissement, au profit d'icelle église, desdits trois quarliers de franc-alleu tenus du royaume des Timaux.
(4) Peut-être XXIIe,
(2) Ce bas-relief dont les figures sont mutilées, se trouve aujourd'hui encastré dans le mur latéral de Ja chapelle Saint-Joseph, près de la porte intérieure de la sacristie.
(3) Propriété de M. de La Phalecque, membre de la Commission historique du Nord.
41448, 10 août. — Jean de Roubaix et Pierre, son fils, seigneurs d’Escaudœuvres; amortissement d’une terre donnée à l'abbaye de Saint-Aubort.
Archives du Nord, Fonds de Saint-Aubert , original scellé.
Jean, seigneur de Robais et de Herzelles, conseiller et chambellan de Msgr le duc de Bourgogne, et Pierre de Robais , son fils et héritier, accordent à l'abbaye de Saint-Aubert, moyennant la somme de 46 écus d'or de #8 gros, monnaie du Hainaut, l'amortissement de sept mencaudées de pré situées en leur ville, terroir et seigneurie d'Escaudœuvres et tenues de leur mairie et échevinage dudit Escaudœuvres, données à ladite abbaye à charge d'obils, par Pierre Prieux, citoyen de Cambrai. « En tesmoing de vérité desquelz choses dessusdites et afin que elles soient et demeurent fermes et estables à tousjours, nous avons ces présentes lettres fait sceller de nos propres seaulx, qui furent faictes et données le dix jour du mois d'aoust l'an mil CCCC quarante huyÿt. » (Un seul sceau a été ‘attaché à la charte).
41449, 7 juin et 1464, 8 juillet. — Épitaphe de Jean , sire de Roubaix, et d’Agnès de Lannoy, son épouse.
Recueil d'épitaphes avec blasons coloriés ; manuscrit de la fin du XVI° siècle. (4)
« En la chapelle de Saint-Jehan-Baptiste, (en l'église de Roubaix) au costé senestre de la nef, est une tombe de marbre fort eslevée. Tous petis personnaiges allertour embrunchiez , et quatre petis personnaiges armés aux quatre coins portant les bannières que voyez : « D'hermines au chef de gueules. (Roubaix). — De gueules au cherron d'or. (Herzelles). — D'argent à trois lions de sinople couronnés
(1) Appartenant à M. de La Phalecque, membre de la Commission historique du Nord.
- d'or, armés et lampassés de gueules , à la bordure engrélée de queules. (Lannoy). — D'or au chef de gueules. (Saint-Aubin).
« L'homme est armé, heaulme en teste, et revestu de sa cotte d'arme. Sa femme couchiée chez luy, et sont de pierre blanche.
« Aux pieds desdits personnaiges sont telles armes que voyez : » Parti de Roubaix et de Herzelles — et parti de Lannoy et de Molambais (pour Saint- Aubin). |
« L'épitaphe contre le mur en lame de cuyvre avec les armes tymbrées sont tels : » Écusson de Roubaix entouré du collier de la Toison d'Or ; heaume : couronné de gueules; timbre : deux grèves ou jambières de sable ; (4) hachemernts : d'hermines, repliés de gueules. — Autre ëécu en losange parti de Roubaix et de Lannoy. Les deux écus séparés par une machine à lancer des pierres, sorte de catapulte, onagre ou mangonneau, surmontée d’un banderole portant cette devise : « Dor en avant. »
Le mausolée de la Toison d'Or, p. 6. (2)
« La mort, de laquelle n’est chose plus certaine , soubz cesle sepulture a converty en pasture de vers le corps de noble et puissant chevalier banneret Jean, jadis seigneur de Roubais et de Herzelles, conseiller et premier chambellain de très-excellent et très-puissant prince Philippe, duc de Bourgoigne et de Brabant, confrère de la Toison d'Or, qui en son temps visita les saincts lieux de Jérusalem, S. Catherine du mont Sinay, S. Pierre et S. Pol à Rome, et S. Jacques en Galice, et eut plusieurs loingtains voyages et nobles embassades , traicta et conclud la noble alliance et mariage entre Monsieur le ducq de Bourgoigne et Madame Isabeau, fille du roy Jean de Portugal, sa chière compaigne. Et passa les périls mortels de plusieurs batailles arrestées contre les infidèles, c’est assçavoir en Hongrie, en Barbarie, lorsque le siège fut devant la cité d’Affrique ; en Prusse contre les Rétaux, par deux voyages qu'on dit Rezes , et en Cypre; et à la querelle de ses naturels seigneurs feux de noble mémoire les ducques de Bourg.
(1) D'argent enrichies d'or, suivant J.-J. Chifflet. (De Reiffenberg, Histoire de la Toison d'Or, p. 514).
(2) En relevant, il y a bien longtemps déjà, les renseignements qui précèdent, j'ai négligé de transcrire l’épitaphe de Jean de Roubaix , sachant qu'elle se trouvait dans Buzelin , Gallo-Flandria, p. 84; dans Maurice, Le Blason des armoiries des chevaliers de l'ordre de la Toison d'Or, p. 5; et notamment dans le Mausolée de la Toison d'Or ; c'est à ce dernier ouvrage qu'est emprunté le texte ci-dessus.
Philippe le Hardy et Jean son fils ès batailles de Rosebecques et de Liège et. ès rencontres de Nivelle et du Long-Pont lez Gand, avec plusieurs autres faits et exercices d'armes tant par mer que par terre et en mine. Lequel en l'honneur de Dieu, de la Vierge Marie et de Monsieur S. Jean-Baptiste, fonda en ceste chapelle chascun jour une messe perpétuelle à estre célébrée par le chapellain tel qu'il plaira au seigneur dudit lieu de Roubais et non à autre jusques à son rappel, comme plus à plain est contenu ès lettres de ladite fondation. Duquel fondateur, accomplies les choses susdites, en l’eage de LXXX ans révolus en vray sens et fraische mémoire et entière cognoissance de son créateur, l'âme fut séparée l'an de grace 4449, le 7° jour de juing , laquelle en voz prières et oraisons veuillez avoir. en singulière recommandation.
« Item, soubz la mesme sépulture gist le corps de noble dame, Madame Agnès de Lannoy, dame de Roubais et Dablencourt, en son temps compaigne et espouse dudit seigneur de Roubais, qui rendit l’ame l'an de grace 4464, 8 Jullet. »
1449. — Chapellenie de Saint-Jean-Baptiste fondée par feu Jean, seigneur de Roubaix.
Archives de la cathédrale de Tournai ; Extrait du rapport du curé de Roubaix, de A&A9. (1)
En 4449, le curé de Roubaix était Pierre de Vernay. — Il y avait deux cantuaires (chapellenies) dont les titulaires étaient révocables ad nutum Domini de Roubais. L'un, fondé à l'autel de la Sainte-Vierge, (2) était alors desservi par Pierre de Coupcolt qui devait célébrer la messe tous les jours de la semaine ; l'autre avait été fondé depuis peu de temps, per domiuum de Roubais ultimo defunctum , et il n’était pas encore amorti. Il était possédé par Gilles Carlery « celebrans omni die missam in hospicio domini de Roubaïis videlicet in capella domis suæ, prœsentibus ipso Domino et duabus matre et uxore suas et familia eorum. » (3)
(1) Extrait dû à l'obligeance de Mgr Voisin, vicaire général de Tournai. (2) Chapellenie de Notre-Dame.
(3) Le seigneur de Roubaix, successeur de Jean, était Pierre de Roubaix ; sa mère, Agnès de Lannoy : sa femme, Marguerite de Ghistelles.
1449, 26 septembre. — Enquête relative a la quote-part de Roubaix dans l'aide accordée au Souverain.
Archives du Nord, Chambre des Comptes, Registre L. 285, fol. 63. Extrait collationné aux archives de Roubaix , CC. 1 (addition).
« Enqueste par forme de réformation et récollement faicte et tenue le XXII° de septembre 4449 et suivans en la chastellenie de Lille, Douai et Orchies par commissaires députez de la part de messeigneurs de ceste chambre à ce authorisez par lettres patentes (du duc de Bourgogne en date du 46 août 4445), sur ce que les mannans d'icelles chastellenies s'estoient rendus plaintifs qu'à cause des aydes accordez les aulcuns estoient trop chargez tant à cause des mortalitez que logemens de guerre par eux suportez. »
RoUBAIS.
« Le XXVI° jour de septembre l'an mil quattre cens quarante nœf, comparurent pardevant nous aucuns des manans de la parroisse de Roubaix est assavoir Willaume Du Bos, bailli, Guilbert de Buines, Jehan Hespiel , Jehan Le Clerc, Jehan Casier, Jaquemart Le Clerc, Jaquemart Le Bourgois, Guilbert Du Pire, collecteur de leur taille , et pluiseurs autres, lesquelz après le serment par eulz fait, nous firent ostention du billet de l’assiète et cache de leur taille, par lequel apparoit que ilz avoient esté assis à le derraine assiête qui fu l'an M III: XLVIII, à C livres de XL gros la livre; ct dient que ilz estoient IT: personnes païans taille, et que ilz asséoient à taille leurs maisnies dont à présent en y avoit le nombre de XXVII ou environ ; (4) et dudit nombre de gens païans taille en y a qui à présent prendent les biens des povres XL ou environ.
« Requis assavoir se ilz ont aucuns enclavemens en ledite parroisse non païans taille, dient que ung appellé Jaquemart Le Clerc est demourant soubz le teneue
(1) Il y a sans doute dans ce mot maisnie , famille , maison , tous ceux qui la composent, un sens à préciser. Puisqu'il y avait 200 personnes payant taille il devait y avoir plus de 27 familles ou ménages : mais on pouvait n’en compter que 27 qui eussent des domestiques attachés à la maison : valets, servantes, berger, etc. Maisnie serait ici proprement et collectivement la domesficité d’une maison ; un gros censier payant taille pour cette domesticité qui le servait.
de le chastellenie de Courtray et pour ce ne vœælt païer taille, et toutes voies ne le paie point ailleurs.
« Requis assavoir se ilz sont amenris de nombre de personnes depuis X ou XII ans, dient que non. Requis assavoir se ilz sont amenris de chevance et se ilz se plaindent de trop de taille , dient que si, et la cause si est pour ce que ilz ont perdu Alard Le Fèvre , qui estoit rice, et eust bien païé VI livres ; item, Lotard Lesquevin, lequel païoit C solz ; Grard de Courchelles, deffanct, païait LXXII solz; Bernard Sebille païoit VI livres ; Bernard Le Merchier deffunct païoit LX solz, et en tous les lieux des dessus nommez ne à de présent que povres censiers ou louagiers lesquelx paient moult peu de taille.
« Requis assavoir se aucuns depuis ledit temps sont venus demourer en ledite parroisse dont ilz soient enrichis en païant leur taille, dient que Collard de Latre y est venu demourer qui paie VI livres , et plus n’en y scèvent. Requis assavoir le chevance (1) des plus rices de ledite parroisse et combien ilz paient de taille, dient que ledit Collard de Lattre a dix bonniers de terre et paie VI livres : Guilbert de Buines a quatre bonniers de terre el paie CX solz ; Guilbert des Barbieurs a XII bonniers de terre et paie VI livres , Jehan et Pierre Prévost ont ensemble VII bonniers de terre et quatre couronnes de rente viagère et paient VII livres X solz ; Grard des Barbieurs a VI bonniers et XL livres de pension par an et paie CX solz; Pierre des Barbieurs et son filz ont VIL bonniers de terre et VI livres de rente par an et paient HI livres X solz ; Jehan de Buisnes a IIII bonniers de terre et paie IHI livres ; Lotard des Muliers a V bonniers de terre aveuc C solz de rente et paie C solz ; et ainsi les autres semblables et en dessoubz paient à l'avenant de leur chevance.
« Requis assavoir (ce) que leurs terres valent en cense et combien en vente l’une parmy l’autre, dient qu’elles valent en cense VI livres et en vente VE" livres le bonnier, et doivent de rente environ XII solz le bonnier l’une parmy l’autre. — Requis assavoir se ilz se dient estre plus hault tailliés que les villes voisines, dient que Jehan Polet, demourant à Torquoing , a XL livres de rente par an et ne paie que XL solz et au surplus n’en sçavoient justement déposer. Requis assavoir quelles villes à eulx voisines à leur advis sont mains tailliés que eulx selon leur ricesse, dient que Torquoing, Croix, Lers, sont mains tailliés, mais il leur semble que ceux de Mouvaux, Hem et Lys sont plus fort tailliés. » — La taille de Roubaix est portée à 442 livres.
(1) Bien, faculté , fortune.
1452 , 28(décembre. — Arrentement de 604 verges de terre données à l'église de Roubaix par sire Pierre de Vrenay, curé, en accroissement d’un premier don fait par lui à Iadite église à charge d'’obits et messes. (1)
Archives de Roubaix, GG. 109 : Cartulaire de l'église, fol. 2.
Pardevant le bailli de demoiselle Marguerite de Paissy, femme à Simon Fournier, icelle demoiselle héritière du fief et seigneurie de Courchelles, situé en la paroisse de Roubaix, et ayant dudit fief le bail et gouvernement par certaines lettres à elle données du Roi, notre sire, et les juges dudit fief, Allard le Bourgois et Jacquemart Fournier, gliseurs de l’église de Roubaix, du consentement et conseil de sire Pierre de Vrenay, curé dudit lieu, et de plusieurs bonnes gens de la ville , déclarent vendre moyennant une rente héritable et perpétuelle de soixante dix sous par an, à Miquiel Lefebvre , six cent quatre verges de terre situées le long du chemin de le Huspiere vers Maufet et tenues dudit fief de Courchelles ; lesquellos six cent quatre verges sire Pierre de Vrenay, curé dudit Roubaix , avait achetées de ses deniers, au prix de 9 livres 40 sous le cent, et données à l’église en augmentation et accroissement de certain don par lui déjà fait à ladite église de douze cents de franc-alleu situés à Marcq-en-Barœul , à charge d'abits et messes. « Ce fut faict et passé à loy le XXVIII jour du mois de décembre en l'an de grace mil NII: cinquante deux. »
(1) Voir le no 296.
1455 (V. st.), 17 mars. — Agnès de Lannoy, veuve de Jean, seigneur de Roabaizx, et Pierre, seigneur de Roubaix, son fils, chevalier, appelant au Parlement de Paris d'un jugement des échevins des Parchons de Gaud , dans la cauvwe qu'ils soutiennent contre Henri, vicomte de
Montfort, et Marguerite de Croy, son époune.
Archives nationales, Parlement de Paris, Lettres, arrêts et jugés, registre X, 86, fol. 24. |
« Karolus, Dei gratia Francorum rex, universis salutem. Notum facimus quod constitutis in nostra Parlamenti curia Agneta de Lannoy, defuncti Johannis, dowini de Roubaiz, dum vivebat militis, relicta, et dilecto nostro Petro, domino dicti loci de Roubaiz, milite, dictorum Agnelis et defuncti libero , a scabinis des Parçons ville de Gandavo, appellante, ex una parte.
Et dilectis nostris Henrico , vicecomite Montisfortis, et Margareta de Croy, (4) ejus uxore , intmmatis , ex parte allera.............................. Datum Parisiis in Parlamento nostro XVII die marcii anno Domini millesimo CCCC®* LV", et regni nostri XXX1IIH®. » (2)
1457, 22 juin. — Épitaphe de Pierre du Quesnoy, receveur de Roubaix.
Bas-relief en pierre bleue dans l’église de Saint-Martin de Roubaix : Au centre la Sainte-Vierge, assise et portant l'Enfant Jésus. A sa droite, saint Pierre encore
(1) Marguerite de Croy, épouse du vicomte de Montfort sur l’Issel, était née de l’union d'Antoine de Croy, surnommé le Grand, et de Jeanne de Roubaix, fille de Jean, seigneur de Roubaix et de Herzelles, et d’Agnès de Lannoy.
(2) Document communiqué par M. Henri Frémaux, de Lille. — La cour n'indique pas l'objet du litige, se bornant à renvoyer les parties devant les gens du Conseil des Requêtes.
reconnaissable à ses clefs, lui présente Pierre du Quesnoy et son fils, agenouillés et les mains jointes ; à sa gauche, une sainte dont la caractéristique est méconnaissable, lui présente Marie, l'épouse de Pierre du Quesnoy, et ses trois filles, aussi agenouillées et dans l'attitude de la prière.
« Chy deva{n)t gist Pieres duquesnoit jadis recepveur de messeig. de Roubaix mons. Jeh(an) et de mons. Piere par) lespasse de XXXVI ans q{ui tr)espassa la(n) mil IIIe et LVIL le XXII° jo(ur) de juing. Et t. empres luy gist demois. Marie le Wulesere (1) son espeuse (qui tres)passa lan mil IIIe et......... Je.......... Priies po(ur) les ames. »
1458, 7 septembre. — Le fief des Loyaux-Terres, à Roubaix:
Archives du Nord, Chambre des Comptes, original scellé. — N° 77 de l'État général des registres et documents relatifs à la Flandre, par l'abbé C. Dehaisnes.
Rapport fait par Agnès de Lannoy, dame de Robais et d'Aubencourt, veuve de Mgr Jean, en son vivant chevalier, seigneur de Robais et de Herselles, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, d'un fief tenu de la Salle de Lille, appelé le fief des Loyaux-Terres, sis à Roubaix et Hem, contenant 7 bonniers en une masure et terres ahanables joignant la terre de Maufet et la terre des hoirs de Jean du Froidmantel. — Justice de vicomte, 410 livres de relief.
Scel d'Agnès de Lannoy: d'hermines sous un chef, parti d'un écu à trois lions couronnés , à la bordure engrélee.
(1) Je ne suis pas parfaitement sûr de ce nom.
1458, 18 septembre. — Rapport et dénombrement de In seigneurie de Roubaix.
Archives du Nord, Deuxième registre aux dénombremenis des fiefs tenus de la Salle de Lille, n° 83 de l'État général des registres de la Chambre des Comptes relatifs à la Flandre. — Copie aux archives de Roubaix, AA. 2, fol. 49 et suivants.
« C'est le rapport et dénombrement que je, Pierres , seigneur de Roubais et de Herselles, fay et baille à mon très redoubté seigneur monsgr le duc de Bourgoingne et de Brabant, conte de Flandres, de ma ville, terre, fief et seigneurie de Roubais et des appartenances et deppendences enclavez, gisans et estendans en la ville, baillie et chastellenie de Lille et ès parties d'environ , que je tiens de mondit très redoubté seigneur, en ung seul fief et hommage à cause de sa Salle de Lille ; lequel mon dit fief s'exlend et comprent ès parties qui s'ensieuvent. C’est assavoir en ma dicte ville de Roubais, motte, bassecourt tout enclos de fossez chascun par soy, et audevant place et bourg maisonnée et amassée de plusieurs maisons et édiffices, avec le lieu et terres de Beaurewart gisant audit lieu de Robais, et aussi le lieu et terres de Carihèm gisant en le paroisse de Lers; icelles trois places et ténemens contenans ensamble six vingtz seize bonniers de hiretage ou environ de quoy j'ay nagaires baillé en arrentement hiretable ung bonnier deux cens cinq verghes ou environ, sur ledit bourg, à pluiseurs personnes qui y ont et doivent maisonner et (à) moy rendre, chascun an, au terme de Noel à l'avenant de XII livres parisis, monnoie de Flandres, du bonnier, et telz services et droitures que doivent à mon dit fief les autres hostes et tenans cy après déclairés : »
Rentes diverses, moulin à vent, pennage de pourceaux, corvées de 4 deniers, servage de 2 deniers et droit de bourse blanche, œufs de Pâques, vinage des ponts de la Chaussée et de Fourqu'encroix, comme au rapport de 4401.
« Item appertient au gros de mon dit fief et seigneurie de Roubais la terre de le (Grande) Vigne jadis deux fiefz : l'un appellé le fief du Prés et l’autre les terres du Bos Hermont, tenus de mondit fief que feu Hoste de Robais, mon oncle
inlégitime acquist jà piecha , (1) gisant en ladicte paroisse de Robais, contenant tout ensemble en lieu manoir, regés et terres ahanables dix noef bonniers de hiretage ou environ , » des rentes et un terrage courant sur six bonniers. « Lesquelz fiefs estoient tenus de ladite seignourie de Robais et par le trespas dudict Hoste applicquiés et encorporés audit gros du fief de Robais. »
« Item appertient en oultre à mondict fief que mondit très redoubté seigneur a uny, encorporés et joint à icellui les fiefs en parrie que on dist de Longheval et du Brock, par ses lettres patentes données le XXII° jour de juillet mil CCCC XXIIL, laquelle parrie de Longueval s’estend du tout en la ville de Lille et non dehors : assavoir ma maison et hostel que on dist l’ostel de Roubais en le basse Rue, en ledicte ville, du long de l'ospital Saint Julyen, de l'autre long le ruyelle de Roubais abordans à le rivière venant du pont de Weppes, avec le hiretage et pesquerie où demeure à présent Jaquemon de le Choubrie, poissonnier ; à laquelle parrie appertient aussy des rentes justichables........... qui se prendent sur plusieurs maisons et hiretages tenus de ma dicte seignourie en ledicte ville. » (2)
« Item et à cause de ladicte parrie du Brock appertiennent à mon dict fief de Robais des rentes seigneuriaux............ .
« Item, à cause de mes dictes deux paries, j'ay bailly, lieutenant et sergens et aussy XII eschevins qui, par mon bailly ou son lieutenant, sont créés ou renou- ” vellés chascun an au jour Saint-Jean-Baptiste en ledicte ville de Lille, par laquelle loy sont demenez suffigqaument en icelle ville toutes les maisons et hiretages qui de mondit fief de Robais, à cause desdictes parries , sont tenues , et ay III d. d'icellui qui en ist et III d. de cellui qui y entre , et les dits eschevins leur droit foncier, et je puis par icelle ma loy faire venir ens mesdictes rentes en contraignant ceulx qui les doivent par faire dispendre leurs huys et autrement comme font et pèvent faire eschevins et sergens de la dicte ville ailleurs en leur juridiction. ee |
« Item appertient et est encores du gros de mondit fief de Robais, le fief et
La
(1) « Vente du fief et censse de le Vigne gisant à Roubaix . de l'an 1414, faicte à Oste de Roubaix, bastard, par Willaume du Pret. » (Archives du Nord, Inventaire des titres de la maison d'Épinoy, I. 66, fol. XXXI vo. — Extraits aux archives de Roubaix, JJ. 14 addition).— Voir le dénombrement de 1401).
(2) Voir l'acte de réunion du 22 juillet 1423.
terre de Fontenoit séans audit Robais qui , depais le XXVI° jour de may l'an mil CCCC XXITI, a esté uny encorporé et joint à icellui par lettres patentes de mondit très redoubté seigneur datées dudit jour et an. (4)
« Item encores le lieu et terres de le Dyghe du Pret et gisant audit lieu de Robais , qui estoit tenus dudit fief de Fontenoit à feu monsr Jehan , seigneur de Roubais, mon père, depuis qu’il ot acquis ladicte signourie de Fontenoit , par le trespas de feu Raisse de le Prée, et par ce moyen de soy mesmes uny, rencorporé et applicquié à mondit fief de Robais, et contient parmi lieu , gardins , eauwes, chaingles, bois et terres ahanables, dix nœuf bonniers de hiretage ou environ.
« Après s'ensuit la déclaration des fiefs et hommages qui sont tenus de mon dit fief et scignourie de Robais tant au moyen des dites réincorporacions comme autrement.
4. Wasquehal- (la Marque) « qui fu à feu monsr Jehan de Ghistelle, lequel fief me appertient à cause de Marguerite de Ghistelle, sa fille, et au présent m'espeuze. » — 12 hommages non désignés.