‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 19 sur 21 · Un fief d’un cent de terre entre Faches et Lesquin · texte numérisé non relu

Un fief d’un cent de terre entre Faches et Lesquin

86. (Les Fortzaux), à Fives, fief de 2 cents de terre tenu à une paire de blancs gants de relief, par Colard de La Phalecque.

87. Le Bosquet Warnet, à Fives, petit fief de 5 verges, tenu à un blanc gant de relief par Martin de Beaupré. | |

88, 89, 90 et 91. Quatre fiefs innommés à Marquette, à Ronchin, à Fives et à Lezennes.

92. Les Boues, à Lys, consistant en rentes. ‘Tenu en justice de vicomte et à 10 livres de relief par Jean, seigneur de Lannoy. |

93. La Havrie, à Roubaix, comprenant un manoir et 42 bonniers d'héritage tenant aux terres de la Digue du Pret. Tenu en justice vicomtière et à 40 livres de relief par Gauthier de Croix, dit de Drumez. (1)

94. Un fief de 8 bonniers à Roubaix, tenant aux terres de Saint-Bavon et aux terres de la Bourde. Tenu en justice de vicomte et à 40 livres de relief par le même Gauthier de Croix.

95. Un fief de # bonniers au milieu des deux précédents, tenn à cent sous de relief par le même.

96. Un fief de 6 cents d'héritage sur le Triez du Fontenoy à Roubaix.

97. Un fief de deux chapons sur le Petit Triez du Fontenoy, « devant le gheulle du Wez. »

« Item me doivent tous mes hommes, mes -hostes et mes tenans dessus nomméz le X"®+ denier à le vente et relief à le mort, c'est assavoir les hostes et tenans double rente de relief et les hommes de fiefz les reliefz dessus déclairez sur chascun fief à le mort des hiretiers, sauf en ladite ville de Lille. |

« Toute laquelle ma dessus dite ville, fief, terre et seignourie de Robais, ainsi que dessus est déclairé en chief, corps et membres en tout ledit fief, et ce qui en deppend sans y riens réserver, je tiens et aveue tenir de Dieu et de mondit très redoublé seigneur de sa Salle de Lille à dix livres de relief et le dix®* denier à le vente, se le cas y eschiet, en toute justice haulte, moyenne et basse et toute telle que ont les autres haulx justiciers de la dite Salle de Lille. Et se peut mon bailly créer sept eschevins en madicte ville de Robais et les déporter quant bon lui samble en remettant autres, par lequel mon bailly ou son lieutenant et eschevins sont dèmenez et traitiés tous les hiretages Lenus de main ferme de madite seignourie de Robais, tant ès réincorporemens comme ailleurs, sauf en la

(1) À la fin du XIVe siècle, le seigneur de la Havrie était Pierre de Beaurepaire, dont la sœur Marie avait épousé Olivier de Croix, seigneur de Drumez qu'on rencontre dans les actes de 1355 à 1889. En 4419, Pierre de Beaurepaire donna la Havrie en dot au fils de sa sœur, Gauthier de Croix , dit de Drumez, seigneur de Wasquehal, qui épousait Jeanne Yseulx, dame de la Vechten et des Deux-Trèfles, à Delémont. Gauthier de Croix dont fait mention le présent dénombrement, se fit bourgeois de Lille en 1420 ; il mourut en 1478 et fut inhumé à Saint-Étienne à Lille.

ville de Lille là à les eschevins qui sont créés en icelle ont congnoissance des maisons et hiretages qui en sont tenus, ainsi que dit est dessus. (1)

« C'est mon rapport ainsi que dessus est déclairé, je fay et baille oultre par protestacion que se plus ou mains y estoit trouvé en icellui que dessus est contenu, si le adveue-je toujours tenir de Dieu et de mon très redoubté seigneur, sans à luy ne à moy porter ne faire préjudice ores ne ou temps à venir, et ce à le correction des hommes de fiefz de ladite Salle de Lille, mes pers. En tesmoing de ce, j'ay mis mon seel à ce mien rapport fait et escript le XVIIT* jour de septembre l'an mil CCCC cinquante huyt. »

41459, 29 mars. — Achat par l’église de Roubaix de 904 verges de terre tenues du fief de Burle.

Archives de Roubaix , GG. 410 : Original, et GG. 109 : Carlulaire de l'église, fol. 4 v°.

Par-devant le bailli et juges cottiers du fief et seigneurie de le Burie, à Roubaix, appartenant à Jean Reniel à cause de Jeanne, sa femme , et tenu de Jean de Leuringhien, de sa cour et seigneurie de Herseaux, Étienne et Jean Hespel vendent à Pierrart de le Becque, fils de feu Jean, pour l'église de Saint-Martin de Roubaix, neuf cent quatre verges de terre tenues dudit fief de Burie et aboutissant à la ruelle qui mène de le Hupière vers Garsegnie, moyennant un gros de denier à Dieu demi-franc de carité, autant au courtier , et, pour le gros du marché, 40 livres parisis par chaque cent. — « Che fu fait et passet à loy le XXVIL° jour de march en l'an de grasse mil HIS et chinquante neuf. »

(1) On a vu plus haut et dans les actes de réunion à la seigneurie de Roubaix des pairies de Longueval et du Brœuq, que pour les héritages sis à Lille, tout droit de mutation se résumait en trois deniers d'issue et trois deniers d'entrée et que les échevins urbains, particuliers à ces deux pairies, ti'avaient dans la dite ville que justice foncière.

1460, 28 avril. — Baïilli ct échevins de Roubaix.

Archives de Roubaix, Original, JJ. 13 (addition).

Vente par-devant Guillaume du Bois, bailli de Monsgr de Robais et de Herselles, chir, conseillier et chambellan de Monsgr le duc de Bourg** et de Brabant, et eschevins de sad. ville et seignourie de. Robaix, tels que Willaume Polet, Jean de Buynes, Jaks Fournier, Jean de Vernay et Alart le Bourgois, d'un cent, un quartron et une verge de pré, de 40 verges au cent, pris en une pièce de neuf cents sis à la Gaude-rivière de Lille, qui va du Becquerel à l’église de Fives.

1461, 28 novembre. — Picrre, seigneur de Roubaix, chevalier, et sa femme (Marguerite de Ghistclles) en procès avec Guy de Ghistelles, chevalier, réclamant un terme échn d’une rente de 200 francs d'or, assignée sur les fiefs du Brœucq et de Wasqnehal-(La Marque).

Archives nationales, Parlement de Paris, jugés et arréts, registre X. 914, fol. 59.

« Cum in certa causa mota et pendente, coram baillivo et hominibus justicie de Insula, inter dilectum nostrum Guidonem de Gistelle, militem, actorem ex una parte, et Petrum, dominum de Roubais, eciam militem , et ejus uxorem, defensores ex allera , » Guy de Ghistelles expose que, comine le plus proche héritier de défunt Guérard de Ghistelles, son père, et de plus comme héritier le plus apparent de défunte Isabelle de Ghistelles, sa sœur, en son vivant dame de Neuville, il a, à bon droit , porté certaine requête par-devant le bailli et les hommes de fief de Ja Salle de Lille et fait saisir les fiefs du Brœucq et de Wasquehal tenus par les défendeurs, pour avoir payement sur ces fiefs et surtout sur le fief du Brœucq de la somme de cent francs d'or représentant un terme, échu à Ja

Saint-Jean-Baptiste 4446, d’une rente annuelle et perpétuelle à lui due sur lesdits fiefs du Brœucd et de Wasquehal et payable en deux termes. (1) Les défendeurs

(4) IL s’agit ici de la seigneurie du Brœuq à Flers, distincte de la pairie de ce nom réunie à la terre de

Roubaix en 1493. C'était encore, malgré le demembrement qu'elle avait subi en 1291, un bel et bon

‘fief relevant de la Salle de Lille à 10 livres de relief et comprenant, suivant le rapport de 1372, un manoir

‘ avec 24 bonniers de bois, près, jardins eaux, patures et rejets, 62 bonniers de terre à labour, des rentes assez considérables, une dîme à Gondecourt et plusieurs hommages parmi lesquels le Fresne et le Busquet à Croix, et la seigneurie d'Hem, terre à clocher. Son revenu pouvait valoir, en 1501, 800 livres par an. (Archives de l'Hospice de Roubaix, n°9 7),

Dans la note qui accompagne un acte du 24 novembre 1421 (n° 246), on a vu comment Gérard III de Marbais, possesseur de la seigneurie du Brœucq, en vendit au père de Jeanne Le Borgne, en 12914, une partie qui fut appelée la pairie du Brœucq; comment il donna à son frère Jean de Marbais l’autre partie du fief laquelle retint le nom de seigneurie du Brœueq. Jean de Marbais ayant épousé Jeanne Le Borgne, la pairie et la seigneurie restèrent dans les mêmes mains sans cesser d’être distinctes , et furent recueillies telles par Gérard IV de Marbais, fils des précédents. J'ai sous les yeux un acte du 24 Juillet 1335, émané de ce Gérard, sire du Brœucq, qui ayant renoncé aux droits de seigneurie et de justice qu'il prétendait avoir sur les biens des religieux du prieuré de Fives et sur les héritages de leurs sujets, et ayant obtenu des dits religieux quelque compensation, requiert ses héritiers de reconnaître et d'approuver l'accord qu'il vient de passer avec l'abbé de Saint-Nicaise de Reims : « Avons priet et requis à nos chers et amés » frères et sueurs Monsgr Bauduin d'’Auberchicourt, chevalier, et Méhaut de Marbais , dame d’Angle- » moutier, que à plus grande seurté voellent leer et gréer, consentir et approuver les coses dessusdites. s Et nous Bauduins d'Auberchicourt , chevaliers , et Méhaut de Marbais , dame de Aiglemoustier, »s pour çou que nous fumes présens à tout le traitiet et accord dessusdit , et nous samble que » ces coses seient faites à l'onneur et proufit de nostre cher et amé frère Monsgr Gérard, dessus s dit,.… promettons ainsi comme hoirs du dessus dit Monsgr Gérard, seigneur du Bruech, et avons s promis de bonne foy et cascun de nous par soy que nous ne venrons contre... En tesmoignaige » desquels choses avons seellées ces présentes lettres de nos propres seaux aveuc les seaux de nostre » cher et amé frère et des dits religieux de Saint-Nichaze de Reins. » (Cartulaire du Prieuré de Fives, n° 4). » — Dans ces héritiers faut-il voir mari et femme, ce qu’on ne dit pas, ou beau-frère et belle-sœur? cette dermère hypothèse me paraît assez probable. Bauduin d’Auberchicourt serait le mari d'une sœur de Gérard et de Mahaut de Marbais, et celle-ci l'épouse ou plutôt la douairière d’un seigneur d’Ingélmunster, de la maison de Rhode, sans doute. A la mort de Gérard de Marbais, Bauduin d’Auberchicourt aurait eu la pairie du Brœucq et Mahaut la seigneurie à Flers , et c'est ainsi que s’expliquerait comment cette dernière seigneurie a passé dans la maison de Ghistelles par le mariage d'’Isabeau de Rhode, dame d’Ingelmunster, de Vives et du Brœucq, morte vers 1363, avec Jean VI, seigneur de Ghis-

. telles. Celui-ci fit rapport de la seigneurie du Brœucq. à Flers et Croix , le 3 mars 1372, le lendemain du jour où Bauduin d’Auberchicourt, seigneur d'Estaimbourg et de Bernissart, sans doute le fils de Bauduin qui avait souscrit le traité de 1335, servait le rapport de la pairie du Brœucq , à Lille et Fives.

Page 1