chapitre de Tournai
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D , fe 134 v°, où le document est intitulé : « De acquisitione decimæ domint de Robais in parochié de Néchin, » — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC, 477, n° 5.
« Ego Johannes, dominus de Robais, universis ad quos lilteræ presentes pervenerint, notum facic quod necessilate compulsus totam decimam meam jacentem in parochià de Néchin quam ecclesia Tornacensis tempore venditionis pignori tenebat obligalam pro septiesvigenti marchis sterling., triginta et unum solidos et quatuor denarios Flandrenses pro marchà computatis, vendidi ecclesiæ Tornacensi pro prædictà summâ pecuniæ et pro centum el triginta libris Flandriæ pecuniæ invadiationis in ipsà venditione superadjectis. Huic venditioni interfuerunt et suum præbuerunt assensam Maria domina de Spira, quondam castellana de Maldenghem , ad quam dominium dictæ decimæ nomine dotalitii pertinebat, et Isabella domina de Nivella à quâ jure hereditario descendebat decima memorata. Ego siquidem prædictam decimam ad opus præfatæ ecclesiæ werpivi et in manus dictarum dominarum hominibus earumdem presentibus et submonitis et per judicium dicentibus quod ad faciendum istud mercatum vel deterius me necessitas compellebat, et quod tantum de eäâdem decimä feceram quod in eà de cetero nichil omninà juris habebam et quod suecessores mei nichil juris possent in eâ deinceps reclamare. In cujus rei testimonium sigillum meum per me litteris presentibus est appensum. Datum anno Domini M° CC° XXX° septimo, mense aprili. »
» 19287, avril. — Consentement d'Élisabeth , veuve de Hugues de Roubaix, à la vente faite par Jean, son fils, seigneur de Roubaix, de la dime de Néchin.
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D, f° 431 v°, où le document a pour titre : « Liftera concensus matris domini de Robais prædicti super eodem. » — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC, 477, n° 5.
Isabelle, veuve de Hugues, seigneur de Robais, déclare que Jean, son fils, a vendu au chapitre de Tournai toute sa dîme de Néchin pour 130 livres de Flandre à ajouter aux 440 marcs sterling, — 341 sous et 4 deniers de Flandre pour marc, — pour lesquels ladite dîme était déjà engagée au chapitre. Elle donne son assentiment à cette vente et renonce à tous les droits auxquels elle pourrait prétendre sur cette dîime à raison de son douaire , nomine dotalitü, on autrement.
1287, avril. - Isabelle et Jean, son fils, seigneur de Roubaix, s'engagent envers le chapitre de Tournai de faire ratifier par les fréres et sœurs dudit Jean , à leur majorité , la vente de Ia dimc de Néchin.
Archives de la cathédrale de Tournai , Cartulaire D, f° 434 v°, où le document est intitulé : « Littera de obligatione quod fratres et sorores dicti domini de Robais consentient præmissis. » — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC, 477; n° 5. a |
« Ego Isabella, relicta quondam Hugonis domini de Robais, et ego Joannes dominus de Robais, universis ad quos presens scriptum pervenerit, notum facimus quod nos, fide et juramento et pœnä centum libris paris. interpositis, obligavimus nos ecclesiæ Tornacensi ad hoc quod cum Bernardus, Boscardus, Hugo, Fressendis et Sarra , liberi mei Isabellæ, et fratres el sorores mei Johannis, ad legitimam ætatem pervenerint faciemus eos laudare et creantare venditionem et werpilionem decimæ de Néchin. Quam venditionem et werpitionem fecimus dictæ ecclesiæ necessitate compulsi. In cujus rei testimonium sigillis nostris communiri fecimus presens scriptum. Datum anno Domini M° CC° XXX° septimo, mense aprili. »
. 1287, mai. — Consentement de Marie, dame d'Espierres, à la vente faite
par le seigneur de Roubaix de Ia dime de Néchin dont elle possédait l'hommage a titre de dounaire. ,
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D, f° 434 v°, où le document a pour titre : « Litiera domine de Spire à qué tenebatur dicta decima super præmissis. » — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC, 477, n° 6.
Marie, dame d'Espierres , autrefois châtelaine de Maldeghem, declare qu’elle possédait à titre de douaire l'hommage de la dime de Néchin vendue à l’église de Tournai par le seigneur de Robais, laquelle dime relevait par droit héréditaire d'Élisabeth, dame de Nevele, châtelaine de Courtrai. Elle a donné son consentement à ladite vente et renoncé à tous ses droits sur cette dîme. N'ayant pas de scel propre, la dame d’Espierres a fait apposer le scel de Guillaume , doyen de chrétienté, curé de Dottignies.
1237, mai. — Consentement d'Élisabeth, dame de Nevele, châtelnine de Courtrai, à Ina vente faite par le seigneur de Roubaix de la dime de Néchin dont elle possédait le domaine à titre héréditaire.
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D, f° 134 v°, où le document a pour titre : « Litiera Elisabeth domine de Nivella, domine scilicet superioris, super præmissis. y — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC, 477, n° 6.
Élisabeth, dame de Nevele, châtelaine de Courtrai, (4) de qui relevait par droit héréditaire la dime de Néchin vendue à l’église de Tournai par le seigneur de
(1) Elle était fille de Roger, châtelain de Courtrai, et épousa Évrard-Radoul IV, de la maison de Mortagne, châtelain de Tournai, dont elle fut la seconde femme et dont elle eût : Roger de Mortagne, chef de la famille d'Espierres, et Raoul de Mortagne, chef de la maison de Nevele.
Robais, (1) déclare ratifier cette vente dont la nécessité lui a été démontrée et remet ladite dime, libre de tout droit féodal et de tout domaine temporel ; AUX mains des chanoines.
1237, 2 juin. — Quittance donnée au chapitre de Tournai par Élisabeth et Jean, son fils, seigneur de Roubaîfx, du prix de Ia vente des dimes de Roubalx et de Néchin. (2)
Archives de la cathédrale de Tournai , Cartulaire D, f° 134, où le document a pour titre : « Recognilio satisfactionis de pretio redemptionis prædictarum decimarum. » — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC, 477, n° 4.
« Universis presentes lilteras inspectnris, ego Elisabeth, relicta Hugonis quondam domini de Robais, militis, et Johannes, filius meus, dominus de Robais, salutem in Domino. Noveritis quod ecclesia Tornacensis solvit nobis trecentas et triginta libras Flandrensis monêlæ pro decimis nostris de Robais et de Néchin, quas ecclesiæ vendidi memoratæ. Et hoc nobis litteris nostris presentibus sigillis nostris munitis intimamus. Datum Tornaci anno Domini M° CC° XXX° septimo, mense junio, ferià quintâ ante Penthecosten. »
1237. — Bernard de Roubaix, Marie, sa femme , et Aleyt, leur fille, vendent au couvent de Notre-Dame-au-Boîfs leur dime de Moerkerke.
Ph. de L'Espinoy, Recherche des antiquitez et noblesse de Flandre, p. 142.
(4) Les seigneurs de Roubaix possédaient à Néchin des terres et des dîimes tenues du château de Courtrai ; de là les relations qui existaient entre cux ct les châtelains de Courtrai et qu’on a pu constater plus haut. |
(2) Une note du chanoine Du Chambge , en regard de cet acte, exprime un doute sur le mot Néchin qui aurait été mis au lieu de Ham ; mais le doute n’est pas possible : l'appoint des 330 livres complète bien le prix des deux dimes, celle de Roubaix et d'Hem et celle dé Néchin.
« Et Bernard de Roubais avec Marie sa femme, et Aleyt leur fille, vendirent en l'an mille deux cent trente sept leur disme qu'ils avoyent au village de Moerkercke au proufit de l'abbesse et couvent de Nostre-Dame-au-Bois lez Gand, ce qu'advoua la comtesse Marguerite de Flandre par ses lettres de la mesme datte. » (1)
1237 (V. st.), janvier. — Élisabeth et Jean, son fils, seigneur de Roubaix, vendent au chapitre de Tournai la dime de 9 bonniers de terre non comprise dans la vente de la grande dime.
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D, f° 434, où le document est intitulé : « De acquisitione decimæ novem bonariorum à domino de Robais. » — Copie aux archives de Roubaix, CC, 1477, n° 4.
« Ego Isabella et ego Joannes, dominus de Robais, notum facimus omnibus quod nos plenè et integrè recepimus octo libras Flandrensis monetæ pro decimä novem bonariorum terræ jacentis partim in Robais partim in Ham, de quibus non fuit facta mentio quûm nos werpivimus magnam decimam de Robais quam ecclesia Tornacensis diu tenuerat pignori obligatam. In cujus rei testimonium presentes litteras sigillis nostris fecimus communiri. Actum anno Domini M° CC° XXX° septimo, mense januario. »
(1) En comparant cette note de L'Espinoy avec celle de 1226 (no 76) du même auteur, il semblerait qu'une branche de la famille de Roubaix s'était établie dans les Flandres, à Gand ou aux environs.
41289, mars , à Roubaix. — Jean, sirc de Roubaix, investit l'église de Tournai d’unc terrc située ou Vivier, À Roubaix , cédée par sn mére à ladite église qui rend une autre terre qu'ellc avaît eue par convention quand elle acquit Ia dime de Roubaix.
Archives de Roubaix , CC, 477, n° 6. Copie du temps, en papier, portant cette mention : Grange de le disme.
« Jou Jehans, sires de Robais, fach scavoir à lous ciaus ki sunt et ki avenir sunt ki cest escript verront que me dame me mère, mes hom dune tierre quelle acquist en se veve à Gerard Demuir, ki mes homs estoit de ce le tierre ki dite est, ki gist en le paroisce de Robais à luy con dist al Vivier, a werpi et raporté en me main, par Îy et par son avoe que jou à se requeste Îyÿ otlriai pour chou faire , aoes léglise Nre Dame de Tournay, quartier et demy et VI verges et demie et XI pies pau plus pau mains de tierre de tel fief ki dis est ki gisent daleis le liere Waton de Bos, et fiancha et jura par le los de son avoe que mais ne querroit art ne enghien parquoy li église ki dite est en fust encombrée ne adamagie de vaillant uni d. Et tant en fist que me home disent par jugement que le mais navoit droit en cel quartier et demi et VI verghes et demie et XI pies pau plus pau mains ki nommés sunt. Et jou apres chou save à moy le justice autele com me dame me mèro le avoit devant, fors que le justice de le maesure de léglise, et les canones ki vorroient dire quil proprement fusent à aus le rende à léglise Nre Dame de Tournay ki devant est dite; pour tenir à tous jours mais heritablement a 11 d. artisiens de cens à partir à le feste sainct Remi. Et tant en fis à léglise que me jugeur direlaiges disent par jugement que le église y estoit byn entrée. Et par mi cens qui dis est lor aie ottroiet a tenir quite de tous aultres services, ne jou pour le cens ne poray paner devant chou que je laie moustret as resroturiers, ne pour nulluy forfait ne polray saisir ne arrester ne main mettre a le masure ne as edifices ne as biens de léglise ki deueus seront, ains lor doy warandir par teut comme sires sains le meen donant. Et parmi ce le terre qui dit est a le église, à my ct me : dame mère (est) rendue une masure dun quartier de tiere ki fu prinse en le masure Pieron Kokiel que le église avoit eue par convenance avoec le disme de Robais quant ele lacquist. Ce fut fait à Robais lan de lincarnation Nre Seigneur
M et CC et XXXIX el mois de march. »
1243 , octobre. — Willaume, chevalier de Favreules (à Roubaix), da consentement de Jacques , son fils nîiné, engage au profit du chapitre de Saint-Pierre de Lille unc dime sise à Flers, tenue du seigneur
de Croix.
Cartulaire de la collégiale de Saint-Pierre de Lille, dit Decanus, f° 124 ve,
Jean, seigneur de Crois, chevalier, déclare que « Willelmus , miles de Faverueles », du consentement de Jacques, son fils aîné, majeur, a engagé pour six ans, au profit du chapitre de Saint-Pierre de Lille, la moitié de sa dîme à Flers, et que lui, Jean, comme seigneur, en garantit au chapitre la paisible possession. Marguerite , épouse de Jean, et Jean, leur fils aîné, en ce qui les concerne,
approuvent cet acte.
1249, décembre. —Vente par Jean de Ia Pontenerie, chevalier, à l’abbaye de Marquette, d'une terrc situéc à Roubaix entre la Pontenerie et Maufait et tenue en fief de Jean de Wasquehal.
Archives du Nord, Fonds de Marquette, original scellé. — Recueil des titres de l'abbaye, T. IX, titre 50, p. 437. |
Jean de Wasquehal, chevalier, fait savoir que Jean de le Pontenerie, chevalier, du consentement de Willaume, son fils aîné et héritier, et de Marguerite, comtesse de Flandre et de Hainaut , a vendu à l’église: du Réclinatoire de la Sainte-Vierge, appelé vulgairement de Marquette, 9 bonniers moins 2 cents de terre arable et 40 cents moins le tiers d'un quarteron de pré, à raison de 22 livres de Flandre le bonnier, lesquels terre et pré , situés à Roubaix entre le Pontenerie et Maufait,
. ledit Jean de le Pontenerie tenait de lui en fief ; que lui Jean de Wasquehal les a
remis à ladite église, libres de tout droit féodal, mais à charge d’un cens annuel de deux deniers pour chaque bonnier et d'un relief de quatre deniers par bonnier à la mort de chaque abbesse. S'il arrivait que l’abbaye établit des hôtes sur ce
fonds ou qu'elle concédât le fonds même soit à cens annuel soit en arrentement perpétuel , lesdits hôtes , tenants ou censiers lui devraient pour chaque bonnier & deniers de relief à la mort de l'héritier, #4 deniers d'entrée et £ deniers d’issue à la vente des héritages, ladite abbaye pouvant contraindre les débiteurs par sa justice. Ledit Jean de Wasquehal déclare qu'il n'a sur cette terre ni ost, ni chevauchée, ni taille, ni exactions , mais qu'il retient pour lui et ses successeurs Ja justice du sang, toutes amendes depuis 60 sous et ce qu'on appelle vulgairement les aubains, renonçant à tout autre droit. Jean de le Pontenerie reconnaît et ratifie toutes ces choses en présence de Thomas, bailli de Lille et des hommes de fief de la comtesse Marguerite.
Scel de Jean de la Pontenerie : Écu bandé de six pièces, au franc canton d’hermines. + S'Jehan. de. le Pontenrie. chevalier, (Demay, Sceaux de la Flandre, n° 4449). |
41249 (V. st.), au mois de mars. — La comtesse Marguerite approuve et ratifie la vente faite par Jean de Ina Pontenerie à l'abbaye de Mar-
quette d’une terre sise à Roubaix.
Archives du Nord, Fonds de l'abbaye de Marquette, original. — Copie collationnée aux archives de Roubaix, JJ, 43.
« Margareta, Flandrie et Haynonie comitissa, universis presentes litteras inspecturis, salutem. Cum dominus Johannes de le Pontenerie, miles, homo domini Johannis de Waskehal, de assensu et laudamento Willelmi, primogeniti et heredis sui, nec non et de assensu dicti domini Johannis de Waskehal et etiam de assensu nostro bene et legitime vendiderit ecclesie de Reclinatorio Beate Virginis Cisteriensis ordinis que vulgariter dicitur Markète, novem bonaria terre arabilis minus duobus centis, et decem centos prati excepta tercia parte unius quaternionis, singula scilicet bonaria pro vigenti duabus libris Flandrensis monete, que videlicet bonaria terre et prati, sita in parrochia de Robais inter le Pontenerie et Maufait, predictus Johannes de le Pontenerie de prefato domino Johanne de Waskehal tenebat in feodum et de nobis descendebant ; scire volumus universos quod nos bujus modi venditionem ad legem factam gratam habentes et ratam, eam tenore presentium approbamus, et eam tanquam terre domina faciemus inviolabiter
observari, et nos eandem ad petitionem partium sigilli nostri munimine confirmamus salvo nobis et successoribus nostris in omnibus jure quod in dictis terra et prato primitus habebamus. Datum anno Domini millesimo quadragesimo nono, mense martio. »
1250, 24 septembre. — Jean , chapelain de Lys, reconnaît être tenu en cette qualité , envers l'église de Tournai, à une rente annuelle de 40 sous de Flandre pour une dime cueillle en In paroîsse de Roubaix.
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D, f° 122 v°, où le document est intitulé : « De XL solidis Flandrensibus annuis quos debet ecclesie capellanus de Lis. » Vidimus de 12ä%4. — Copie collationnée aux archives de Roubaix, CC, 177, n° 7.
« Universis presentes lilteras visuris officialis Tornacensis salutem in Domino. Noveritis nos litteras recognitionis curiæ Tornacensis non abolitas, non cancellatas, nec in aliquâ sui parte viciatas anno Domino M° CC° L° quarto ferià quartà post Jerusalem vidisse in hæc verba : « Constiluitus in nostrà presentià Johannes, capellanus de Lis, propler hoc recognovit se teneri ecclesiæ Tornacensi in XL solidis Flandriæ singulis annis solvendis in fesito omnium sanctorum de quädam decimä in parochia de Robais jacente, et concessil si in aliquà solutionum deficeret se posse à nobis vinculo ecclesiasticæ censuræ compelli. Datum anno Domini M° CC° Le, sabbato post festum beati Mathie apostoli. »
1253, novembre. — Jean, scigneur de Roubaix, caution pour une dime engagée au chapitre de Saint-Picrre de Lille. |
Bibliothèque de Lille, Cartulaire de la collégiale de Saint-Pierre, n° 466. |
Jean, seigneur de Roubaix , et Gillebert de Kinkempoist déclarent se porter cautions pour Gérulphe dit Musars , lequel a garanti au chapitre de Saint-Pierre de Lille les fruits d’une dîme à Flers que Bauduin de Baucginghai, son beau-père, avait engagée audit chapitre pour 50 livres parisis. |
1254. — Le Fontenoy, (1) à Roubaix ; mention de In vente de cette terre par Gérard de Fontenoy. |
Archives du Nord, /Znventaire des titres et papiers concernant les biens du prince d'Espinoy dévolus à Sa Majesté par droit de confiscation, ancien 1, 46. — Extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ, 14.
« Lettres de vente de la terre de Fontenoïit scellées du scel de madame Marguerilo, comtesse de Flandres, etc., faicte par Gérard de Fontenoit à monsieur de Chisoing, et depuis reprinse par proximité par Gillion d'Egre à cause de Jehannin, sa femme , l'an 4254. »
1266, 34 août. — Hugucs, seigneur de Roubaix , se désilste de ses prétentions sur l'exercice de In haute justice à Wattrelos.
Van Lokeren , Histoire de l'abbaye de Saint-Bavon, 2° partie, Chartes et documents, pages 37 et 38. — Inventaire des archives de la cathédrale de Gand, p. 45, cité par le P. A. Pruvost dans l'Aistoire de Wattrelos, p. 407.
Marguerite de Constantinople affirme que Hugues, seigneur de Roubaix , a déclaré devant ses hommes de fief qu’il se désistait de toutes les prétentions qu'il avait élevées sur l'exercice de la haute justice et sur les droits seigneuriaux dans le village de Waterlos, qu'il reconnaît appartenir à l'abbaye de Saint-Bavon. — La
comtesse défend au seigneur susdit d'acquérir des immeubles dans le rayon d’une lieue de W aterloz.
(1) Forme moderne de ce nom qui, anciennement s’écrivait presque constamment avec un t final ; de fons , fontaine.
1269, mai. — Jean de Roubaix, chevalier, confirme In vente faite à l'abbaye de Marquette d'une terrc tenue de lui en fief et située prés de la Rinnderie à Marcq. |
Archives du Nord, Fonds de l'abbaye de Marquette, original scellé. — Copie | collationnée aux archives de Roubaix, JJ, 43.
Jean de Roubais, chevalier, déclare que pardevant lui et de son assentiment , Gilles de Luceau et Yolende, sa femme, ont vendu à l'abbaye de Marquette 44 bonniers de terre ahanable y compris un quartier de pré gisant à côté de la Rianderie en la paroisse de Marcq; 18 muids, 2 rasières et 3 quaregnons d'avoine ; 8 rasières et 2 quaregnons et demi de froment ; 18 chapons et le tiers d’un chapon ; 41 gélines ; 20 sous 7 deniers et une maille de rente ; 2 hommages ; tous les droits et la seigneurie qu'ils avaient en cette terre qu'ils tenaient de lui; que Thiébaut de le Vincourt, bailli de Lille a reçu au nom de l’abbaye les dites terres et rentes libres du service féodal dont restait chargé envers le seigneur de Roubaix Wattier, frère de Gilles, pour le surplus de la terre dudit fief. A toutes ces choses furent présents : Wattier de le Fontaine, Heuri de le Fontaine, Jean de le Vigne, de Roubaix, Jakesmes de le Rue, Bouscars de le Bourde, hommes de fief du seigneur de Roubaix, lequel a scellé les présentes lettres de son scel. « Ce fu fait en lan del Incarnation Nostre Ségneur Jesu Crist mil deus cens sessante et noef, el mois de mai. »
Scel de Jean de Roubaix : + S’ Johannis : de ...bais : militis, Un plein sousun chef chargé d’un lambel à cinq pendants. (1)
1272, mai. — Le Fonteney, à Roubaix; dime des dames de Klines. — Mention de Jean, seigneur de Roubaix, chevalier.
Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, CLXXX, p. 192.
(4) Voir sur ce sceau les remarques qui accompagnent le titre de 1275 (V. st.), aussi muni du sceau de Jean de Roubaix.