‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 6 sur 21 · TH · texte numérisé non relu

TH

« Nous Margherite, contesse de Flandres et de Haynau, faisons à savoir à tous que Michius de la Deûle , nostre baillius de Lille, par nostre commant, a receu de Jehan de Walencamp le werp dou fief qu'il tenoit de nous à la Poillerie, en la parroche de Lis, et en a ayretée nostre chière foiable damoisèle de Monsteruel, et donnei en acroiscement dou fief k’ele tient de nous au Fontenoit, en manière ke une partie du fief ki fu le devant dit Jean de Walencamp, c'est a savoir autretant comme une disme ki keurt seur le devant dit fief dou Fontenoit, à Gorghemeis et ailleurs, si avant comme ele s’estent, valu-par droite prisié, la devant dite damoisèle Jehane l'a donnée, en eschange de celi disme, à Gérart, fil Robert dou Fontenoit, (1) liqueus Gérars doit tenir cele partie de fief de nostre chier foiable Jean de Robais, chevalier, en fief, tont en autel manière comme il faisoit devant ce ke cis eschanges fust fais, la disme devant dite ; et li sourplus dou fief ki fu le devant dit Jehan de Walencamp doit demorer et demeure à damoisèle Jehane devant dite en acroiscement de son fief dou Fontenoit devant dit pour faire sa volontei. Encore à nostre baillius devant nommeis, par nostre commant, receu le werp de Jehan de le Bèke, (2) nostre foiable , dou fief qu'il tient de nous en la parroche de Robais, et en a ayretée damoisèle Jehane devant dite, et li a donnei de par nous en acroiscement de son fief ke ele tient ne nous au Fontenoit, ensi ke devant est dit. Et comme tout ce ke devant est dit soit fait bien et à loi par nostre devant dit bailliu et par nos homes, nôus les loons, et gréons, et confermons, et ferons tenir à nostre chière foiable damoisèle Jehane devant dite perpétuement. Après ces choses faites ensi ke devant est dit, nostre chière foiable Mehaus, dame de Werchin, ainsnée suer et hoirs à la devant dite Jehane, ki pardevant nous espéciaument pour ce vint avoekes sa sereur damoisèle Jehane devant dite, otroia de s’esponge volontei, pardevant nous et pardevant nos homes, peirs à la devant dite Jehane, et mist son assens exprès k’ele puist aumosner

(4) Le Fontenoy, paraît-il, avait donné son nom à une famille d'hommes delfief et même de chevaliers. Parmi les témoins d'une charte de l'abbaye de Loos, constatant que Bernard d’Escamaing a vendu à l'abbaye de Beaupré le fief qu'il tenait de Thierry de Tressin, figure en 1226 (V. st.) un Gérard de Fontenoit, chevalier. (Fonds de Loos, n° 88, original). Ce Gérard de Fontenoit, comme on l’a vu plus haut, vendit en 1254 sa terre de Fontenoy à Mr de Cysoing, mais elle fut reprise à titre de retrait lignager par Gilles d'Egre, à cause de Jeanne, sa femme. C'est donc après cette époque que le Fontenoy devint la propriété de Jeanne de Montreul , fille de Fastré de Ligne.

(2) Le nom Delebecque est resté bien fréquent à Roubaix.

toute la disme devant dite là u il li plaira, et trois cens livres ausi de la monoie de Flandres seur tout son fief devant dit k'ele tient de nous au Fontenoit, et pour ce ke ceste aumosne fust plus sainement faite et ke nus de nos successeurs n’i puist jamais melre chalenge ne débat, nous la devant dite disme, en Île présence de nos homes devant dis et par lor enségnemens , ostames dou fief, et l'avons amortie dou tout et rendue à damoisèle Jehane devant dite pour aumosner tout ensi comme il li plaira, et li avons ausi otroyé, par l'assens de son hoir devant dit, K'ele puet aumosner les trois cens livres devant dites seur le devant dit fief dou Fontenoit, si comme devant est dit. (1) En tiesmoignage et pour seurtei de laquel chose , nous avons dounei ces présentes letres à damoisèle Jehane devant dite séelées de nostre seel , ki furent dounées en l'an del Incarnation Nostré- Segneur Jhésu-Crist mil deus cens sissante et douse, ou mois de mai. »

1273, décembre. — Jean de Roubaix, chevalier, souscrit les lettres de la dame de Wambrechics reconnaissant anc rente due sur son fief

au prieuré de Fives.

Archives du Nord, Cartulaire de Fîves, n° 9.

Alix, dame de Wambrechies , reconnaît que ses ancêtres , d'aussi longlemps qu’il n’est mémoire du contraire , devaient au prieuré de Fives une rente de six rasières de froment et de 2 deniers artésiens ; elle y oblige tout son fief de Wambrechies tenu de la comtesse de Flandre, affectant spécialement, pour sûreté de la rente , un pré sis à Huvest qu'elle tient du prieuré. Ladite dame requiert « à gentius hommes ses pers Monsigneur Jehan de Robais et Monsigneur Baudon » Le Borgne, chevaliers, que ils en muniment et en tesmoigrage de ces coses » mettent à ces présentes lettres leurs seaux avec le sien..... — Ce fu fait en » lan del incarnacion Nre Signeur Jhesucrist MM. CC. sexante et treze, el mois » de décembre. »

(1) Au moyen de la dîme et des trois cents livres dont il est ici question, Jeanne de Montreul fonda, en l'église de l'abbaye de Flines où elle fut inhumée , une chapellenie pour le repos de son âme. Sur sa tombe, placée dans le transsept , on lisait ces mots tracés par une main moderne , sans doute à la place d'une inscription disparue :

« Chy-gist demiselle Jehenne, fille Monsieur Fastré de Ligne, sr de Monstreul , laquelle morut l'an MCCLXXIV. » (Hautcœur, Histoire de l'abbaye de Flines, pages 420 et 426). |

1274, novembre. — Wauticr de Roubaix, sergent de la comtesse Marguerite.

Archives du Nord, Premier cartulaire de Flandre, pièce 444.

La comtesse Marguerite donne à Waulier de Roubais, son sergent, et à Élisabeth , sa femme , une pièce de terre située à Lille dans la paroisse de Saint- Pierre, pour ledit Waulier et sa femme en jouir pendant leur vie et après eux Jean, leur fils, ouvrier de la comtesse, et ses hoirs après lui.

4275 (V. st.), février. — Jean de Roubaix et Jenn de Bourghelles, chevaliers, par une charte collective, garantissent au roi Philippe-le- Hardi la fidélité da comte Gui de Dampierre , qui venait de faire à ce monarque hommage du comté de Flandre et qui avait juré d'observer tès conventions souscrites par ses prédécesseurs.

Archives nationales , J. 541, n° 3. 43. Original muni des sceaux des deux chevaliers. — Indiqué dans Warnkœnig , Histoire de la Flandre, T. III, p. 347.

« Johannes de Roubais (1) et Johannes de Bourghiele , milites. »

Sceaux : + S’ Johannis : de Roubais : militis. Un plein sous un chef chargé d'un lambel à cinq pendants. (Douët d'Arcq, Collection de sceaux, T. II, n° 3462 et 3463). (2)

+ S. Johannis militis de Borgele. Un plein sous un chef. (Ibid., T. I , n° 4507).

(1) Dans Warnkœnig : Robbais.

(2) C’est la première fois qu'il m'est donné de décrire le sceau d’un seigneur de Roubaix. Ce sceau figure, en 1276 comme en 1269, un plein sous un chef sans aucune trace d’hermines qu'on ne rencontre

1276, juillet. Wauticr de Ronbaix.

Archives du Nord , Recueil des titres de l'abbaye de Marquette, T. IX , titre 52, page 443.

Cession par l’abbaye de Marquette, à Watiers de Roubaix , de onze bonniers et un quartier de terre et pré à Roubaix (entre la Pontenerie et Maufait), (4) moyennant une rente annuelle et perpétuelle de seize livres de Flandre. — Fait en présence de frère Simon, convers de Marquette , et des échevins du lieu.

que quelques années plus tard ; ce qui me force à rejcter l’assertion, j'allais dire la fable, qui fait descendre de la maison de Bretagne , à la fin du XIe siècle , les maisons de Roubaix , d'Oignies , d'Ostende , de Lichtervelde , des châtelains de Douai et d’Audenarde ; assertion émise dans une généalogie manuscrite d'Oignies et qui ne repose que sur la présence de l’hermine de Bretagne dans les armoiries de ces différentes familles. — C'est la même raison qui m'a aussi porté à faire toute réserve au sujet des armoiries d'Otbert de Roubaix, en 1205, lesquelles sont figurées au palais de Versailles avec les hermines sous le chef de gueules.

Il y a lieu aussi d'examiner les armes du seigneur de Roubaix sous le rapport de sa filiation. La terre de Roubaix, du reste considérable, étant le domaine principal de la maison de Roubaix et l'apanage des aînés, il s'ensuit que tous les seigneurs issus de cette maison devaient porter les armes pleines. Jean I], tenu de briser ses armes d'un lambel, appartenait donc à une autre famille dont la branche aînée existait encore, et cette autre famille serait celle de Jean, chevalier de Bourghelles , avec lequel Jean de Roubaix s'’unit pour garantir au roi de France , par une charte collective, la fidélité de leur souverain le comte de Flandre ; il y a,à n’en pas douter, affinité entre ces deux chevaliers qui ont les mêmes armes : un plein sous un chef. Ce qui viendrait à l’appui de cette conjecture, c'est que d’après un manuscrit exécuté, pour cette partie du moins, au XVe siècle , le seigneur de Roubaix criait Bourgailles , Bourghelles. (Archives historiques du Nord de la France, 3e série, T. IV). Or, on sait que les cris d'armes indiquent ordinairement l'extraction des familles. A l'identité des blasons , au cri d'armes , à l’affinité qu’on vient de constater, s'ajoute, pour fortifier mon assertion , la similitude des noms usités de part et d'autre : les noms de Alard, Bouchard, Gillebert et Jean que vont porter les membres de la nouvelle maison de Roubaix sont et demeurent en honneur dans celle de Bourghelles. Quand et comment s'est opérée cette fusion des deux familles, c’est ce qu'il est difficile de déterminer faute de données suflisantes.

(4) Voir les actes de 1249, nos 107 et 108.

1277, juin. — Jenn de Roubaix, chevalier, et Hugues de Roubaix,

son frere.

Cartulaire de l'Abbiette de Lille, analysé par E. Gachet, dans le Messager des sciences historiques de Belgique, année 1852.

Jean de Bondues déclare que la comtesse Marguerite a acheté de Watier Hunghier, chanoine de Tournai, pour en faire aumône aux sœurs de Notre-Dame en Lille, la partie de la dime de Crois qu'il tenait de Pierot de Crois et que ledit Pierre tenait de Jean de Bondues. Ce qui s’est fait avec le consentement de Watier de Crois, éailles dudit Pierre, et par l'octroi et volonté de ses communs parents , savoir du côté paternel : M° Gilion de Crois, chancelier de Tournai, Mons." Gilion Hunghier, chevalier, et Mons." Watier Hunghier, son frère ; et du côté maternel : Lambert Dou Bus , oncle dudit Pierre , Jean de Roubais, chevalier, et Huon de Roubais, son frère. (4)

1277, 10 Juin — 5 décembre. — Hugnes de Roubaix.

F.Van de Putte, CAronique et cartulaire de l'abbaye de Groeningkhe, à Courtrai, p.49.

(1) Dans une enquête tenue à Beaucamps, vers 1309, au sujet du débat entre le gavenier du Cambrésis et le couvent d'Arrouaise , un ancien sergent déclare que jusqu'au moment où il a été remplacé il a toujours vu le censier de la cour de Beaucamps apporter le gavène chaque année aux différents gaveniers savoir : Huon de Roubais...…. (Archives du Nord, Inventaire Godefroy). — Ce Huon de Roubaix, gavenier vers 1280 , fut l'objet des plaintes des chapitres et abbayes du Cambrésis au comte Gui. (Le Glay, Mémoire sur le droit de gave, dans les Archives historiques du Nord de la France, 3e série, T. 3, p. 337). ,

Comptes de la mortuaire de Rogier, sire de Mortaigne , seigneur d’Espierre, dressés par sire Adams, chapelain de la comtesse Béatrix, dame de Courtrai.

« Cest cou ke me sire Jehans Ghoses a reciut pour le testament mon singn' » Rogier de le nuit S. Barnabé lan LXXVII** dusques au diemence après le

» S. Andrieu siewant après.

» Premiers des detes ke me sire Adans kerka à mon singn' Jehan devant dit, » kon devoit au testament le jour devant dit.

» De Huon de Roubais, C Ib. »

1278. — Jean de Roubaix, avec d'autres chevaliers du pays, se porte garant du serment prèté par le comte Gui de Dampierre de se conformer aux traités passés entre ses prédécesseurs et Louis, roi

de France.

Warnkœnig , Histoire de la Flandre, T. III, p. 350.

« Johannes de Robbais. »

1278 (V. st), % janvier. — Dime entre Roubaix et Tourcoing.

Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D, f° 434, où le document est intitulé : « De acquisitione decimæ Dominæ de Waschal, jacentis inter Robais et Torcoing. » — Copie aux archives de Roubaix, CC, 477, n° 8.

Jeanne, dame de Wasquehal, épouse de Watiers de Douai, chevalier, vend à l'église de Tournai une dîme entre Roubaix et Tourcoing, tenue en fief du comte de Flandre. — Pardevant Jean Rivart, bailli de Lille , et les hommes de fief du comte : Hellin de Bondues, chevalier, Jean de Bondues, Colart de Beaumont, Gilles de Petit-W aschal et M° Pierre Roissole.

41280. — Jean, seigneur de Roubaix, figure parmi les hommes de fief de la seigneurie de Wattrelos.

À. Pruvost , Histoire de Wattrelos, pages 108 et 260 , d'après un livre terrier écrit en 4280 « par l’ordre du seigneur abbé Jean de Saint-Bavon. »

« Dominus Johannes de Robais. »

41282, 13 octobre. — Jean de Roubaix, chevalier, témoin d'une sentence arbitrale du comte Gui au sujet de biens donnés à l’abbaye de Flines par Robert de Douai, clerc, et réclamés par son héritier.

Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, n° CCXXX, p. 250.

« Messires Jehans de Roubais. »

1282 (environ). — Messire Jean de Roubaix et Alard de Roubaix, son fils, déposent dans une enquète au sujet de la terre de le Wassemle achetée par Jean de Le Vigne de Jean ,son neveu, et retralte par la sœur de ce dernier; enquète tenue contre Thomas Bonnler, baïilli de Lille qui avait arrèté Jean de Le Vigne sous l'accusation d'avoir reçu plus qu'il n'avait acheté.

Inventaire Godefroy, n° 1727. — Saint-Genois, Monumens anciens, p. 631.

« Messire Jean de Roubaix jure qu'il a prié Philipon de Bourbourg, sergent du comte, de délivrer Jean de Le Vigne de prison et de faire faire une enquête pour entendre les personnes qui étaient présentes à l'achat et à la vente, ce que

fit le bailli dans l’église de Saint-Étienne à Lille , où l'on trouva que ledit Jean était prud’homme ; en conséquence on Jui remit les lettres du comte qui le quittait de ce méfait moyennant 50 livres.

» Alard de Roubaix, chevalier, fils de Jean ci-dessus, déclare avoir été présent quand Jean de Le Vigne fit sa paix avec le bailli moyennant 50 livres.

» Watiers de Lespiere, frère de Jean de Le Vigne, de Wattrelos, dit la même chose que Mgr. Jean.

. » Jean de Le Vigne, fils du frère du complaignant, déclara qu'il vendit à Jean, son oncle , la terre de le Wassemie (1) 440 Liv. 42 s.; que sa sœur la demanda par proïmeté et qu’elle l’eut moyennant cette somme ; que si on soupçonne son oncle d’avoir plus reçu que payé pour cet achat, c’est par haine particulière contre lui. » (2) |

1282 (environ). — Alard de Roubaix, chevalier, témoin d’ane charte du comte Gui établissant un change a Ardenbourg.

Jules de Saint-Genois, Znventuire analytique des chartes des comtes de Flandre, à ” Rupelmonde, n° 329, p. 102. |

« Alart de Roubaix , chevalier. »

(1) Wassegnies, à Roubaix, fief tenu de la seigneurie d'Hem et situé sur les confins de Wattrelos, Dans ces derniers temps la cense et seigneurie de Wassegnies appartenait à la famille Cardon de Garsignies et c’est sous ce nom de Garsignies qu’elle figure dans les plans modernes.

/ (2) Bien que l'Inventaire Godefroy assigne à cette enquête la date « vers 1270 », je n'ai pas hésité à la reporter à 1282 environ , alors que.Thomas dit Bouvier ou Bonnier était bailli. Il ne se trouve pas d'autre Thomas parmi les baillis de Lille de 1250 à 1282.

1283 (environ). — Fragment d'une enquête faite par les officiers du comte de Flandre, relativement aux corvées serviles dues par les hôtes de la maison de Roubaix.

Archives de l’État à Gand, Chartes des comtes de Flandre, n° 961 de l'Inventaire, carton K, n° 39. — Copie collationnée aux archives de Roubaix, AA 14.

« Jakesmes de Biaupaire dist par foit et par serement il a xxx ans u plus il

avoit esté nouris en le maison de Roubais et si n’i est x ans u plus, et vit quant on carioit le fiens en le cort que on envoioit encor as oste qu'il venissent le fiens kierkier et cariier, et vit qu’il en divenoit ét cil qui avoient car et kevaus i carioient et li autre kierkoient ; com les dewagoit (4) et demandoit-on ui d. pour le iornée,

et dist qu’il fu là Jehans Bravars le coneut qu'il le devoit ; et si vit quant on

voloit les prés fener com mandoit les ostes et qu'il en divenoit. Contre cou dist li anpelliers (2) que cis tiémoignages ne li devoit grever ne le segneur aïdier, car il ne dist mie qu'ile vist paier nul de ciaus por cui je moustre et si lei Jehan Bravart conneistre, si dist Baudes le Fins qu'il estoit foragies (3) adonc el desiretés de se tiere et bien le froit à puer et çou qu'il en dist qui le fist par destroit (4) de prison et de famine, car c’estoit 4 home de tenre fammie. (5)

Oliviers li rales dist par foit et par serement qu'il (i) a xxx ans u plus qu'il a anté en le maison de Roubais et siervit et là vit-il quant on devoit cariier le viens con envoiioit en tour as ostes qu’il venisent à fiens carrier et kierkier, et là vit-il que cil qui avoient car (et) kevaus i venoient carier et cil qui n'avoit car entir amenoit ses kevaus , les ateloit-on avec autres tant con avoit car entir, et qui n'avoit car u kevaus il i venoient atout leur forkies le fiens kierkier ; et si vit con

(1). Dégageait. On les tenait quittes de cette obligation moyennant 4 deniers pour la journée. (2) Amparlier, avocat, défenseur.

(3) Etranger, de foras ; du dehors ; hors de ses biens.

(4) Détresse, rigueur.

(5) Tendre, peu solide, De tenre fummie , de petite réputation.

envoioit dewager le defaisans et il maismes i fu envoiiés pour dewaiger et en dewaga, et si vit con envoia Bravart dou kene le père dewager et quil en paia in d. pour le coroée, et k’il maismes le reçuit à Bravart, sen fil ausi, et quant on devoit les prés fener on montoit sur 4 keval s’aloit-on encor à gens qu'il venissent as prés fener quant il oissent le cloke sonet, s’en divenoit à grant plenté à forkes et a rattiaus, et si dist qu'il fu en pièce de terre là Jehans Bravars le conieat ki devoit les corvées. |

À çou dist li anpelliers cis ne nos doit nient grever, car il ne dist mie que ili vist nul de ciaus por cui je monstre, et s’il dist que Bravars dou kene le paia se nel paia il onques quoiqu'il dice , et si di que Oliviers est au pain et au convieine (4) de cieus et si est rendus il et li siens, ce quidons, (2) et est foragies, porquoi ses tesmoignages ne doit nient valoir.

4285, mai. — Jean de Roubalx témoin de Ia vente faite à la ville de Lille, par Henri, sire de Marbais et du Brœucg, et Gérard, son fils ainé, du vivier de la Phalecque, à Fives, et de tout le cours d’eau et dépendances jusqu'a son entrée en ville.

Roisin, édition Brun-Lavainne, p. 312.

« Jehans, sires de Roubais, chevaliers. »

(4) Sous la dépendance et, par suite, forcément de connivence , d'accord avec, vendu à la cause, de convententia.

(2) Ce que nous pensons, que nous présumons.

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