‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 9 sur 21 · UM · texte numérisé non relu

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parcium apposita, predicti de capitulo suas decimas ante solis ortum et post ejus occasum per decimagium antedictum in prejudicium litis pendentis et apposicionis manus nostre predicte attemptando fecerant quadrigari ; quare petebant predicti actores dictum militem manuteneri et conservari in possessione et saisina libere construendi factas et fossata antedictas , impedimentaque per dictos de capitulo apposita amoveri, manumque nostram appositam ad utilitatem ipsius mililis amoveri, ipsumque militem ad bonam et justam causam conquestum fuisse, et dictos de capitulo male se opposuisse pronunciari nec non attemptala predicta revocari, in emenda que honorabili et utili nobis et parti, , necnon in expensis interesse et dampnis in prosecutione hujus cause factlis et faciendis dictos de capitulo condempnari. Prediclis defensoribus ex adverso plura facta et raciohes ad casum novilalis pertinentes proponentibus videlicet quod a tempore de cujus contrario hominum memorta non extabat dicti de capitulo in possessione et saisina erant et fuerant libere destruendi fossata et factas antedictas tociens quociens eas juveniebant in suum prejudicium constructas, et quod si post manum nostram ut predicitur appositam et processu pendente predictas decimas quadrigaverant hoc fecerant mandato et auctoritate superiorum nullatenus attemptando quare petebant pronunciari predictum militem indebite suam querimoniam fecisse , sejue debite opposuisse in suisque saisina et possessione antedictis manuteneri et conservari debere et manum nostram ad eorum utilitatem levari , nec non a celeris impetitionibus dictorum actorum absolvi , dictumque militem in expensis condempnari. Super quibus facta inquesta et salvis reprobacionibus per dictos de capitulo traditis , cum dictus de Robais suis reprobacionibus renunciasset et judicandum in statu in quo erat recepta, ea visa et diligenter examinata, reperto quod sine reprobacionibus poterat judicari. Per judicium curie -nostre dictum fuit prefatum mililem se indebite conquestum fuisse, dictos que de capitulo bene se opposuisse, eosdemque ab impeticionibus ipsorum actorum dicta curia absolvit, manumque nostram in re contenciosa propter debatum parcium appositam ad utililatem dictorum de capitulo levavit atque levat, prefatum militem in expensis hujus cause condempnando, taxacione earundem eidem nostre curie reservala. — Pronunciatum die XIII aprilis anno LXXVIL ante Pascha. » (4)

(1) Copie communiquée par M. H. Frémaux, de Lille.

1888, 24 décembre. — Le fief des Loyaux-Terres, à Roubaix.

Archives du Nord, Chambre des Comptes, original scellé. — N° 77 de l'Etat général des registres et documents relatifs à la Flandre, par l'abbé C. Dehaisnes.

« Chest li rappors que je Ghillebiers de Lannoit, chirs , fay a très hault et poissant prince men très redoublé seigneur Monsgr le duc de Bourg’*, conte de Flandres, dun fief que je tieng de lui de sa Salle de Lille appellé le fief des Loiaux-Terres, gisans en le parosse de Roubais et de Hem, contenant en un lieu hierbegiet et terres ahanaules va bonniers diretaige ou environ tout en une pièce joingnans à le terre de Maufet dune part et à le terre Ph. du Froit-Mantiel dautre part. Le quel fief je adveue atenir de mendit seigneur à cause de sa dite salle à toutte justice telle que à visconte appartient et à x! de relief à le mort. Cestuy rapport faige tous jours par amendement cest assavoir que se plus ou mains y avoit que dessus ne soit déclaré si l’adveue jou atenir de mondit très redoubté seigneur. En tesmoing de ce je ay cest présent rapport seellé de men seel qui fu fes le XXIIIL: jour de décembre lan mil CCC III" et huit. »

| 1388 (V. st.), 15 mars. — Rapport du fief de Roubaix, par Alard, sire de

Roubaix, chevalier.

Bibliothèque de Tournai, Manuscrit CXLII. — Copie aux Archives de Roubaix, registre AA. 2 f° 3.

« Chest li rapors que jou Alars, sires de Roubais, chevaliers, fay par denviers mon très-redoubté signeur Mousg. de Bourghengne, conte de Flandres.

Premiers li liu de Roubais ensi qu'il se comprent parmi gardins, prés, bos, jauwes, çaingles, regiés, lieu et tières ahanavles ; s’en est li lius de Biaurewart et toutes les tières , li lius de Carihens en le parosce (de Leers) et toutes les tières

entre con dist au Bos Hermont, (4) et toutes sont d'iceli fief se montes vr* xv1 boniers ou environ. (2) |

Item en rentes de fourment appartenant à celi fief eskéans au jour saint Remy : xu muys 1x r. in quars et le tierch d'un quars de fourment.

Item en rente de avaine eskéans à celi jour : xvi r. 1h. d'avaine ou environ.

Item en rentes de caponchiaus : xx caponchiaus ou environ.

Item à celi jour 1 auwes (3) ou environ.

Item en rentes d'argent eskéans à pluseurs termes : xviu livres xim1 sols où environ.

Iiem en rentes de capons eskéans au terme de Noel : n° et xix capons ou environ ; herbreghage : (4) var capons ou environ. |

Item en ouvlées (5) eskéans au terme dou Noël : xv r. mi h. et le tierch d'un quart de fourment ou environ.

Item en rentes de fourment au Noël : v h. 1 quart tournisien ou environ.

Item en rente d’avaine au terme dou Noël : xx1 r. 1 h. et demy hetiel (6) tournisien ou environ. |

Item au Noël et au March en rentes d'avaine : xxv muys vu h. 11 quars d’avaine ou environ.

Item en rentes de glines : un”* une gline ou environ.

Et sont Lxx hoste ou environ et plusieurs tenant qui doivent ches rentes dessus dites.

Item i a il tenut de ce dit fief xxxvur hommages ou environ lieges à x livres de relief à le mort.

(1) Le nom du Bois Hermont a la même origine que Grimonpont, Ghermonpont , Hermont-pont. Ce fief, avec celui du Pret qui l’avoisinait, forma, en 1414, la cense de La Grande-Vigne.

(2) Onze bonniers de plus qu’en 1373 sans doute à cause de réincorporements. Le rapport de 1401 dit aussi six vingts et seize bonniers.

(3) Oie, de avis, oiseau.

(4) Herbergagium , redevance due sur l'habitation. (5) Owelée, mesure de grains.

(6) Hotiel, hostiel, mesure de grains.

Item i ail tenut de che dit fief xv hommages ou environ demi-lieges. Item i à il winag au ponchiel de le Caucie et au ponchiel de Foukencrois. Item i a il sus ce dit fief un molin à vent.

Item tout li oste manant sus celi fief s’il ont au jour saint Remy pourchiaus, il doivent pour cescuns pourchiel à celi jour n d. u le pourchiel fourfait.

Item tout li manage tenu de celi fief doivent cescuns mt d. de corevée. ({)

Item i a il en pourchiaus de rente et vaut cescuns pourchiaus xmm s. Si les doivent 1x des hommages dessus dis.

Item ji a il un siervage appartenant à men dit fief là u il i a plusieurs hommes, femmes et enfans et sont au meilleur catel à le mort et doivent x d. par an; et les femmes quant elles se marient doivent une blancque boeurse et v sous ens et une maille et doivent dire que li maille si est pour le culetage. (2)

Item est chus dis fies lieges et doit x livres de relief à le mort, et ay en ce dit fief tel justice qu'a viconte doit et puet appartenir.

Ilem fai-ge cest raport par amendement s'il i avoit du plus ou moins se l'aweu-ge à tenir de men très redoubté signeur.

__ Item est viervies (3) mes dis tieres à le vie de me soer le demisielle de Roubaix qu'elle tient se vie, xxvnr bonniers de terre.

(1) Voir l'enquête de 1283.

(2) Il est évident que le seigneur de Roubaix appelle ici servage les redevances recognitives précisément de l’affranchissement de ses serfs. Ils sont libres de toute servitude moyennant deux deniers par an qui rappelleront de génération en génération le bienfait dont ils ont été l'objet. Ils peuvent librement se marier sauf une reconnaissance de cinq sous et une maille pour le maritagium que le rapport couvre ici d'un sobriquet grotesque et indécent. (Voir à ce sujet mon opuscule sur Le droit du Seigneur, dans les Mémoires de la Société des Sciences , de l'Agriculture et des Arts de Lille, année 1871, 3e série, IXe année). Ils peuvent même quitter le fief « Et ne demeurent mie tout sur mon dit fief », dit le rapport de 1401 ; enfin, à leur décès, au lieu de tous leurs meubles ou au moins de la moitié, ils ne doivent plus que le meilleur, le meilleur catel. |

(3) Chargée viagèrement, hypothécairement ; grevée.

Îteth me soer de Langlèe tient à morwage (1) sus mé dit flef rx bôniérs dé terre ou environ de x1x éscus Joh. pat an.

Îtém ont eslevé mi anciestre sur men dit fief une caplenie de xz livres monnoie de Flandres par an ; item ônt ordoné un obit par an qui vaut c s.

En tesmoing de ce ai-ge chest présent raport sellet de men propre seel, qui fu fait l’an de grasse M CCC IIII"* VIII, le XV° jour el mois de march. »

« Extrait de mot à autres et la première laie avec celle où se trouve : « Item est vervies », les deux tirées et imitées d’un parchemin de grandeur pareille à ce papier et ne contenant autre chose que dessus. Ainsy extrait j'aie Me Louis PLANCQUE, lo dernier octobre 4627. »

1389, 27 janvier. — La iérre et seigneurie de Herzclles.

Archives du Nord, Chambre des Comptes, Deurième registre des Chartes, f 81.

(4) Mort-wage, mort-gage. Un père qui mariait son fils ou sa fille et ne pouvait lui remettre, dans le moment, la somme d'argent qu'il lui avait promise, lui donnait une terre en gage pour en percevoir les fruits et soutenir les charges du mariage, jusqu'à ce que la somme lui fût payée. Ce gage était donc mort à l'égard du pére qui en abandonnait les fruits sans répétition sur la somtne, c'est-à-dire en pure perte pour lui ; à l'opposé du vif-gage qui s’acquittait de lui-même et dont le créancier prenait les fruits en paiement de la dette. — Le mort-gage se constituait aussi par testament et tenait lieu à l'enfant de légitime et de partage. Au sentiment de Patou (Commentaires sur la coutume de la Salle, Bailliage et Châtellenie de Lille, titre 1, art. LIT), le mort-gage des fiefs et héritages, ne pouvant être donné qu’à ses descendants en ligne directe à l’exclusion des collatéraux, se bornait toujours à un simple engagement n'emportant jamais la propriété du fonds ; la faculté de le racheter ne se prescrivait par aucun temps. — Îl n'est plus question, dans le rapport de 4401 , ni des XXVII bonniers tenus viagèrement par la demoiselle de Roubaix, ni du mort-gage de la sœur d’Alard, la dame de Langlée. Suivant Goethals, celle-ci aurait été l'épouse de Bauduin, seigneut de Langlée, petit-fils de Simon de Wavrin qui, en 1288 , avait adopté le nom de Langlée. Ils eurent quatre enfants : Gislain, Jeanne, Marguerite et Isabelle. (Généalogie de Wavrin, p. 135). — L'autre sœur d’Alard, la demisielle de Roubaix pourrait être la femme de Jäcques Vrette, bourgeois de Lille, mentionné plus haut au no 172.

Commission donnée par le duc de Bourgogne, comte de Flandre, à Olivier de Halewin, chevalier, bailli de la terre d’Alost, pour régir la terre et seigneurie de Herzelles, échue au duc par confiscation sur défunt messire Sohier, sire de Herzelles, qui est mort dans le parti des rebelles de Gand. (1)

41891, 8 mai. — Déclaration des nouveaux acquèts faits depuis XL ans par les pauvriseurs de Roubaix. |

Archives du Nord, Original scellé, n° 12029. — Copie collationnée aux Archives de Roubaix, GG. 2928, n° 4.

« Nous Chollars Polleis et Pierars Bouche, comme proveur et administreur des povrez de le parosce de Roubais, faisons rapport à Nosseigneurs les commissairez ordenéz pour Monsigneur de Bourgongne, comte de Flandres sur le fait des acqueis fais par gens d'église et non noblez depuis xL ans ença , en le ville et chastelerie de Lisle. Premiers : de quatre cens et lez deus pars d’un cent de terre gissant en le parosce de Roubais, tenut de Gérard de Masteng, tenant al héritage Jakemes Lomme, d'une part, et al héritage Jehan Corne, d'autre part ; liquelz héritäges fu accatez par les proveurs dez povrez de ychelle parosce , il a environ de xxm ans. — Item de xt s. de rente que Monseigneur de Roubais donna il a environ de ur ans, à prendre ycheulz sur 4 manoir qui est Jehan de Ghiermanpret, tenut du fief de Biaurepaire, tenant au manoir Jehan Caudron, d’une part, et à le terre Ghillebert le Bourghois, d'autre, et par derière au fief de Biau-

(1) Sohier de Herzeele, second fils de Jean de Herzeele et de Sybile de Haveskerke. Après la mort de Rasse de Herzeele, son neveu, tué au combat de Nevèle, il recueillit la seigneurie de Herzeele. Il épousa Marguerite, dame héritière de Puthem, dont il n’eut pas d’enfants. Le duc de Bourgogne confisqua sa terre de Herzeele à cause de l'appui qu'il avait donné à Philippe d’Artevelde. Il mourut sans postérité. * La seigneurie de Herzeele passa à son neveu Jean, seigneur de Roubaix, fils d'Engelbert de Roubaix et de Livine de Herzeele. Quant à la terre de Dudzeele qu’il possédait aussi, elle fut confisquée et-donnée à Jacques de Streÿyhem. — Le religieux de Saint-Denis attribue à des haines privées la conduite du sire de Herzeele. 11 ajoute que déjà il s’en était repenti avant la défaite des Gantois à Roosebeke. (Kervyn de Lettenhove, Œuvres de Froissert, T. 21, p. 550).

repaire. Lequel raport, nous dessus nommé Chollars et Pierars faisons par amendement et par condition que se pau de déclaration y avoit, si nous en raportons nous en l’ordenänche de nosdis signeurs. En tesmoing de che, jou Pierars Bouche, ay mis et pendu men propre seel mis à ychelui raport, le m° jour de may l’an mil trois cens quatre vingz et unse. »

Au dos se trouve : « Pierars Bouche et Pierars de le Tombe mirent à finanche les parties contenues au blanc, le 1x° jour de may l’an HIF* et XI, pour la somme de v |. x s. à payer dedens le jour saint Jehan Baptiste prochain venant , et che promisent en communs les dessus nommés à payer audit jour..... deniers du Signeur et par leur fois, au receveur de Lisle. »

1391, 8 mai. — Déclaration des nouveaux acquèts faits depuis XL ans par les administrateurs de l'église de Roubaix.

Archives du Nord, Original, n° 42030. — Copie aux Archives de Roubaix, GG. 1142, n°1. |

« Nous Jakemars Lomme et Pierars de le Tombe, comme administreur del église de Roubais, faisons raport à Noss'*.lez commissairez ordenëéz pour Monsigneur de Bourgongne , comte de Flandres , sur le fait des acquéz fais par gens d'église et non noblez depuis xL ans ença, en le ville et chastelerie de Lisle. Premiers, de xvi s. de rente sur À manoir apiellet lez Montagnez gisans en le parosce de Torquoing , tenans au manoir Jehan Nolleit, d’une part, et au manoir Jehan Walleit, d'autre; et pour seurté de chelle rente en sunt about mit et xvm verges de-terre gisans à Torquoing , tenans à le terre de le capellenie de Torquoing , d’une part , et al héritage Jehan Dou Riu, d'autre part; et enchore en sunt enchore about irc et xvinr verges de terre tenans à le terre Jehan Bruiane, d’une part et al héritage Bauduin Foulligniet ; se fu acquis par les gliseurs qui furent pour ledicte église , il a environ xxxvi ans. — Ilem hont acquis lidis gliseurs xvinc et xt verghes de terre gisans à Torquoing depuis le terme dessus déclaré. {tem donna Jehans de le Haie, pèrez de Mess. de le Haie, xn s. de rente sur 4 manoir appellé à le Ruscrie, en le parosce de Hem, tenans al héritage de le Haie, d'une part, et anbutant au quemin de le Ruscrie ; et fu donné il a environ

xxxy ans. (4) — Item donna mesire de Roubais à ledicte église il a environ xxvin ans, xv s. et 4 havot de fourment de rente à prendre sur 4 manoir que tient à présent Pieres Li Bons, gisans en le parosce de Roubais, tenans al héritage Willaume Prat, d'une part et au quemin qui va de Roubais à Fontenoit, — Item donna il à le dicte église v s. vn den. et demi-havot de fourment de rente à prendre sur 4 manoir qui est Jehan Dou Triez, tenans au manoir ledit Pierart Lebonc, d'une part, et au quemin qui va de Roubais à Fontenoit ; et fu cheste donné de xy s. 4 havot de fourment, de v. s. vu d. et demi-havot de fourment par condition que li église est tenue de livrer pain, vin, fu, aournemens pour une capelle que li prédécesseur de Roubais ont ordené en ledite église. (2) Lequel rapport Nous, Jakemars et Pierars dessus nommet, fasons par amendement, par condition que se pau de déclaration y avoit, sy nous en raportons nous en le ordenanche de nos dis signeurs. En tesmoing de che, jou Pierars de le Tombe hay mis et pendu men propre seel à ycheslui raport, le ire jour de may l'an mil trois cens quatrevingz et unze. »

Au dos se trouve : « Les parties contenues au blanc sont mizes à finanche par Pierart de le Tombe et Pierart Bouche, gliseurs etc., le 1x° jour de may l'an mr et x, pour le somme de xvinr 1. parisis à payer dedens le jour Saint-Jehan Baptiste prochain venant et che promisent les dessus nommés par les fois de leurs corps et ..... deniers de Monseigneur à paier au receveur de Lisle. »

(1) On célébrait chaque année l’obit de Jean de la Haye qui avait assigné , à cette fin, la rente da 12 sous sur le manoir de la Ruscrie à Hem, vers 1356. Ces de la Haye tiraient leur nom du fief de la Haye, situé à Roubaix, sur les confins d'Hem. Ils étaient aussi seigneurs de Fâches et comme tels rois des Timaux. Au siècle dernier on voyait encore dans l'église de Roubaix un monument funèbre avec cette épitaphe : « Chy gist Willaume, sire de le Haye, chevalier, roy des Timaus, qui trespassa l’an 4400. » — Voir sur cette royauté ou juridiction des Timaux ma notice : Des Franches-Vérités, plaids généraux. et Timaux, dans les Mémoires de la Societé des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille, 1871, 3e série, T. IX.

(2) Cette donation faite il y avait 28 ans, c'est-à-dire vers 1363, émanait d'Alard II qui venait de succéder à Guillebert de Roubaix. Les ministres de l'église semblent en parler comme d’un seigneur qui existe encore en 1391, au moment où ils font leur déclaration. S'il en avait été autrement ils auraient dit : « Item donna feu mesire de Roubais », d'autant plus qu'ils auraient eu à le distinguer du « Monseigneur de Roubais » qui, dans l'acte précédent, fait une autre donation en 1387. Ce ne serait donc pas Alard 11 que Froissart désignerait dans le chevalier Messire Roubais tué à Ypres en 1379, et ainsi à n'y aurait pas eu d'Alard HI.

1391, 27 juin. — Le ficf de le Rue, a Roubaix.

Archives du Nord, Chambre des Comptes , original dépourvu de son sceau et dont une notable partie est effacée. — N° 77 de l’État général des registres et documents relatifs à la Flandre, par l'abbé C. Dehaisnes.

Rapport fait par demoiselle Béatrix de le Rue aux gens du Conseil du duc de Bourgogne, comte de Flandre, à Lille, d'un fief gisant en la paroisse de Roubaix, tenu de Mgr de Roubaix, chevalier, contenant 8 bonniers d’héritage en manoir, jardin, pré, chemins et terres ahanables, appelé le lieu et terre de le Rue, tenant aux terres du Fontenoy et aux terres de Jacques de Trehout.

Sur ce fief avait été assignée jadis par Jean de le Rue, frère de Béatrix, une somme de 50 livres au profit de siens enfants qui depuis étaient morts et dont avait hérité leur « demi-sœur, » Marguerite de le Rue, femme de Pierrard de le Tombe , aussi fille de Jean, mais d'un autre mariage. De plus ladite demoiselle Béatrix était en procès à la cour de Mgr de Roubaix contre le dit Pierrard de le Tombe qui, à cause de sa femme, réclamait le quint du fief. Lequel fief avait été acquis par Béatrix de son neveu Jacques de le Rue. Pour sceller le présent rapport, Béatrix avait emprunté le scel d’Alard de le Rue, son frère. « Ce fu » fait le xxvn° jour de juing, l'an un” et onze. Et a ledis fief esté as anchiestres » de ledite demiselle de si lonc temps qu'il n’est mémoire du contraire. »

Au dos est écrit : « Demiselle Beatrix de le Rue, nommée au blanc de ceste cèdule, a promis par la foy de son corps à paier finance pour le fief dont est fait mention la somme xxv I. p..... au receveur de Lille, présens Jehan Desteules, Pierre de le Rue de Roubais et Jehan Reuste. — Fait le xxvn° jour de juing l'an IIIF* XI. »

1391 (V. st.), 1 février. — Le flef de la Bourde, à Roubaix.

Archives du Nord, Chambre des Comptes, original scellé. — N° 77 de l'État général des registres et documents relatifs à la Flandre, par l'abbé C. Dehaisnes. :

Rapport fait par Jacques Du Bos, fils de feu Jean, de Wattrelos, aux gens commis par le duc de Bourgogne pour recevoir les rapports des fiefs acquis depuis 40 ans, d'un fief gisant en la paroisse de Roubais et aux environs, appelé le fief de le Bourde , tenu de Mgr de Roubais, comprenant 45 bonniers et 7 cents d’héritage tant en lieu manoir qu'en terres ahanables, et des rentes dues sur 44 cents de terre tenus dudit fief.

Des 45 bonniers 7 cents, 40 bonniers 6 cents avaient été acquis par le père de Jacques Du Bos, il y avait 48 ans (vers 1373) de messire Louis de Lichtervelde, (4) seigneur de Coolscamp, chevalier, de Madame Béatrix de Tollenaere, sou épouse, et de messire Jean, chevalier, fils de la dite dame, et avaient été réincorporés aux autres 5 bonniers un cent qui étaient de son patrimoine , pour ne former qu’un seul fief. « Ce fu fait le premier jour de février l’an mil CCC IIIF"* et onze. »

1391 (V. st.), 18 mars. — Fief prés de le Rue, à Roubaix.

Archives du Nord, Chambre des Comptes, original dépourvu de son sceau. — N° 77 de l'État général des registres et documents relatifs à la Flandre, par l'abbé C. Dehaisnes.

Rapport fait par Jacques de Trehout , bourgeois de Lille, aux gens commis par le duc de Bourgogne, comte de Flandre, pour recevoir les rapports des fiefs acquis depuis 40 ans, d'un fief gisant en la paroisse de Roubais, appelé le fief de le Rue, contenant 6 bonniers d’héritage dont 3 bonniers 40 cents donnés en arrentement par ledit Jacques à cinq hôtes el tenants moyennant 8 rasières de

(4) Louis de Lichtervelde, mort le 10 janvier 1375, fut enterré à Coolscamp, dans la chapelle dite de Notre-Dame, avec sa femme Béatrix dont il était veuf depuis le 6 décembre de l’année précédente. (Nobiliaire des Pays-Bas, édition de Kerckenrode, p. 1203),

blé de chaque bonnier et 6 chapons sur les 40 cents. Lequel fief avait été donné en mariage audit Jacques par sa mère qui l'avait acquis 28 ans auparavant (vers 1364) de demoiselle Beatrix de le Rue. « Ce fu fait le XVILI° jour de march l'an mil CCC III et onze. »

24392 (V. st.), 20 mars. — Rapport ct dénombrement du fief de Fontenoy.

Archives du Nord, Répertoire des fiefs, {* 104. — Manuscrit Scapelinck, Recueil général des fiefs tenus de la Salle de Lille. —:Archives de Roubaix, registre AA, 2, f° 2.

« Rapport de Jean de Werchin, seneschaux de Haynault , s' de Chisoing et ber de Flandres, du 20 de mars 4392, - f XIIT væ de la seconde partie du petit registre, — contenant premiers le manoir de Fontenoit, parmy le bocquet tenant à icelluy, deux bonniers et demy ou environ ; item xL bonniers de terre parmi la terre de le Becque contenant xt bonniers; en rentes xxvii s., XxvI chappons, “vir ouliées, Lv razières d'avoine, mesure de Lille, xix s. 11 d., xLIX S., x1 auwes, xx razières de bled; — à justice de vicomté et à dix livres de relief. »

14395 (N. st), 23 février - 10 avril. — Achat de deux cents et demi de terrc tenus de le Wassenie, à Roubaix, pour Ia Table des pauvres.

Archives de Roubaix, Cartulaire des pauvres, GG, 226, {* IX v°.

Willaume des Muliers, procureur et garde de la table des pauvres de Roubaix, achète de Gérard Du Pire, dit Li Fennes, demoiselle Mennie: sa femme, Willaume Du Pire, dit Li Fennes, frère de Gérard, et Jeanne Li Pagie , femme de Willaume, deux cents et demi de terre tenus du fief de le Wanssenie, Wassenie, à Roubaix, lequel fief est mouvant de la seigneurie d'Hem appartenant à Monseigneur d'Estaimbourg à cause de sa femme, noble dame Madame d'Estaimbourg ; pardevant Gillebiers de Bieaurepaire , noble homme , seigneur de le Wassenie , et les juges rentiers dudit fief. « Ce fu faict le dixiesme jour d'apvril l'an de grasse mil trois » cens quatre vingts quinze. L'escriture de led* lettre et led. Werp se fist le » vingt troisiesme jour de febvrier l'an de grace mil trois cens quatre vingt et » quatorze (V. st.). »

1397, 21 mai. — Le chapitre de Tournai à droit de passage, pour charicr ses dimes , sur la voic ou fraitte qui traverse l'héritage de Huart Prouvost dit Huchon , tenancier de Favreules à Roubaix.

Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire E', f° 127. — Copie aux archives de Roubaix, CC, 177, n° 40.

« A tous cheux qui ches présentes lettres verront ou orront salut. Sachent tout que devant Grart Lefevre, baillif pour le tamps de hault et noble signeur monsigneur de Roubaix, et hommes de fief de men dit seigneur, premiers Jaque de Lespiere , Ghillebert de Biaurepaire , Willame Dou Pret et Allart Lefevre et Colart Le Bas, pardevant le baillif et les hommes de fief dessus nommés recongneurent Huars Prouvost dit Huchon (4) et Isabiaulx, se femme, par eulx et par leur advoet que donnés leur fu bien et par loy, le voie et fraitte sus et

parmy leur terre là (où) leurs fours siet au présent, tenant d'une part à son.

manoir et d’aultre part à le terre Jacquemart Le Dont , et fu chus dis hirétages jadis à Kapet et est chus hirétages tenus de le signourie de Favreulles et doit descendre sur le ruyelle qu'est audit Huart, liquelle ruyelle est tenue de men dessus dit seigneur monsegneur de Roubaix, et doit le dicte ruyelle et le dessus dicte fraitte y estre despeichie et aouverte toute les fois que mes seigneurs de capitle de Tournay ou leur commis ou cheulx qui tenront leurs dismes à chense ou qu'il aront dismes à camps qui s’eskeiront à mener parmy cheli voie et fraitte; liquel fraitte et voie avoir li dessus dis Huars et Isabiel , se femme , ient mis contredit. Pourquoi il a esté trouvé que li fraitte et voie est deu tamps et en saison ; ainsi le recongneurent le dessus dit Huart et YsabiaulxX® se femme, pardevant le baillif et les hommes dessus nommés par eulx et par leur advoet, qu'ensi devoit estre li voie deue pour kierkier le disme en tamps et en saison..... . En tesmoing de chestes à estres vraies. .... avons mis et appendus nos propres seaulx avoecg le seel dudit baillif. Che fu fait le XXI° jour de mars qui fu en l'an de grace mil CCC quatre ving et dix siept »

(4) Du nom de sa ferme. Le Huchon est en deça de Barbieux ; le chemin des Loups y conduisait. C'était ci-devant ‘la cense Pierre Lepers ?

1398, 18, 19 ct 20 juin. — Le seigneur de Roubaix au nombre des trois cents hommes d'armes passés en revue à Tournai, pour une chevauchée contre le duc de Ghecldre.

Rôle reposant aux archives de la Côte-d'Or, publié par M. le baron A. de Calonne dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de la Picardie, 3° série, T. VI, 4880 , p. 382.

« Monstres de trois cenz hommes d’armez que notre dit seigneur Mons. le duc de Bourgogne envoie présentement avæch Mons. le comte de Liney et de Saint-Pol au service de madame la ducesse et de son pays de Brabant , de l’aministrateur de ses pays de Liége et Loz leurs allés en la guerre qu'il ont contre le duc de Gheldre et ses aydans.

« Premièrement sensuivent les gens de la court et de Mons. de Saint Pol :

Mons. de Roubays. »

1400. — Willaume , sire de la Haye, à Roubaix, roi des Timaux ; son épitaphe. |

Recueil d'épitaphes avec blasons coloriés, manuscrit de la fin du XVI siècle. (4)

« Au cœur (de l’église paroissiale de Roubais), en aultre marbre :

» Chy gist Will.e, sire de le Haye , chevaliers , roy des Timaus qui trespassa l'an M III. » (2)

D'azur à l'écusson d'argent en abîme accompagné en chef de trois éloiles d'or à six raies. — Autre écu en losange , parti de la Haye et de.m..... (Une aigle).

(4) Appartenant à M. de La Phalecque, membre de la Commission historique du Nord.

(2) Voir sur cette royauté des Timaux mon Mémoire : Des Franches Vérités, Plaids généraux et Timaux dans la châtellenie de Lille , dans les Mémoires de la Société des Sciences de Lille, 3e série, T. IX, 1871.

Bous ; » — 5° un autre fief à Lys tenant au précédent ; — 6° un fief à Wasquehal (la Mottelette) devers le Quesnoy, tenu par Gilles de Wasquehal ; — 7° un fief à Wasquehal (les Herrengs) « quy fu Jehan Heirenc » et que tient la femme Lotard de le Royère ; — 8° Laoutre, à Wasquehal, tenu par messire Hugues de Lannoy ; — 9° un fief de 3 bonniers à “ourcoing près du Fresnoy , tenu par Alars Li Feures ; — 40° un fief d’un quartier de terre près de la Moufflerie à Wasquehal ; — 44° un fievelet sis au Grand Cottignies à Wasquehal ; — 42° un fief gisant à le Rue qui est de petite valeur. /

2. La Riandrie, à Marcq, fief lige tenu par Bauduin Li Nies, (4) bourgeois de Lille. 47 bonniers et demi tenant aux terres de l’abbaye de Marquette , (9) à celles des Quesnes et à celles du Brœucq . ©

3. Le Vigne, à Roubaix, fief lige tenu par messire de le Wesxg (alias le VexTE,) de la Vichte ? 47 bonniers et 3 quartiers de terre tenant aux terres du Pret et au chemin qui va de la Maquellerie au haut Fontenoit, des rentes et un hommage appelé le Triestres à Wasquehal.

&, La Haye, à Roubaix, Hem et Croix, fief lige tenu de Monsgr de la Haye. 33 bonniers et demi tenant aux terres de Mgr Guillebert de Lannoy, aux terres de la Rondrie et de Beaurieu et au Camp Grardiel, des rentes dues par trois tenants, et quatre hommages.

5. Le Pire, à Roubaix, fief lige consistant en rentes, tenu par messire Guillebert de Lannoy. |

6. La (Petite) Vigne, à Roubaix, fief lige tenu par Jacques de Lespierre. 45 bonniers 4406 verges et les trois quarts d'une verge tenant au lieu de Beaurieu, au fief de la Haye et aux terres de Courcelles, des rentes et 6 hommages, savoir : le Faufet , fief de 28 bonniers et demi ; Lespierre , fief de 10 bonniers et demi; et 4 fiefs innommés.

7. Le Pret, à Roubaix, fief lige tenu par Willaume Du Pret. 9 bonniers tenant

(1) Li Nieps, le Nepveu, de Nepos. (2) Voir le no 413, 1269.

aux tefres de Mgr de le Vextrx (de la Vichte?) et aux fief de Roubaix. (1)

8. La Corbeïllerie, à Croix et Roubaix, fief lige tenu par Pierre de Douvrin. 45 bonniers et demi tenant aux terres du Marets et aux terres de Favreules, et des rentes.

9. La Bourde, à Roubaix, fief lige tenu par Pierrars Du Bos. 45 bonniers 13 cents tenant aux terres de Saint-Bavon, aux terres du Bois Hermont et aux terres de Fontenoit, (?) et des rentes.

40. Courcelles, à Roubaix, fief lige tenu par Jacques de Lespierre. 7 bonniers @êt 9 cents tenant aux terres de la Pontenerie, aux terres de Jean Du Bos, de Tourcoing et à celles de Colart Lefebvre , et des rentes. Ce fief devait au seigneur de Roubaix un demi-pourceau de rente de la valeur de sept sols.

414. Courcelles , à Roubaix, tenu à dix livres de relief et à demi-pourceau de rente (3) par Jean Du Bos, de Tourcoing. 6 bonniers tenant à Courcelles et à la Pontenerie , et des rentes.

12. (Herseaux), à Wambrechies et Marquette, fief lige tenu par Robert le Courtraisien. 24 bonniers, des rentes et 3 hommages.

43. (Brégonde), à Marquette, fief lige consistant en rentes tenu viagèrement par Willaume de Tenremonde et sa femme pour revenir à Jeanne leur petite fille.

(1) Willaume Du Pret était seigneur de la Maquellerie où il est mort en 1441, après le mois de juin. Sa famille s’acheminait vers la noblesse. J'ai sous les yeux un « Inventoire du trésor de Willemme Du Pret, trouvé en son hostel à le Macquelerie en la paroïsce de Croix, le XXVIIe jour de juing l'an mil Ille quarante et ung, en la présence dudit Willemme Du Pret gisant en son lit, » et des tuteurs et curateurs de ses petits-fils, Willemot et Jacot, enfants mineurs de Jean Du Pret et de Mahienne de Rieulay. (Archives eu Nord , B. 1526 ; original). — Le duc Philippe-le-Bon , à la requête de son neveu Adolphe de Clèves, anoblit les enfants de Jean Du Pret, Wüälemot et Jacot , en 1457. (Le Roux, Théâtre de la noblesse de Flandre, p. 19).

(2) Le Fontenoy est bien loin de la Bourde , mais ses dépendances s’étendaient jusque là et même

jusqu’à Wattrelos. — Voir pour la Bourde le rapport de Jacques Du Bos,en 1391, no 177. — La famille Du -Bos ou Du Bois a fourni plusieurs baillis à la seigneurie de Roubaix.

(3) La division de la rente du pourceau indique une division du fief. En 1458, les deux fiefs de Courcelles étaient de nouveau réunis en un seul.

48. (Le Petit-Waziers), à Wambrechies, fief lige tenu par messire de Waziers. 7 quartiers et 2 cents de pré, un bonnier de terre ahanable tenant au moulin à eau et à la Deùle , et des rentes.

45. La Rondrie, à Hem, fief lige tenu par Jores de Buisnes. 8 bonniers tenant aux terres de Gui de Ghistelles à Tripret. Doit au seigneur de Roubaix un pourceau de 44 sous par an.

16. Lannoy, à Néchin, fief lige tenu par Jean d'Escamaing. 5 bonniers de terre et des rentes. |

17. (La Dime), à Néchin, fief lige tenu par Jean d’Avesnes, bourgeois de Tournai, consistant en la sixième partie de la grande dime de Néchin et en rentes sur un

demi-bonnier de pré au pont de Leers.

18, Jean-Dermin, fief lige tenu par demoiselle Agnès jadis veuve de Pierre d'Avesnes el à présent femme de Jean de le Motte. 2 bonniers 6 cents tenant au fief de Breghes et au fief Colard d’Avesnes, et des rentes.

19. Fief innommé à Leers lenant aux terres du Carnoy et du Pret.

20. Beaurieu, à Roubaix et Heu, fief lige tenu par Hugues Wafflars; 6 bonniers 414 cents tenant aux fiefs de la (Petite) Vigne et de la Haye, et des rentes.

24. Fief innommé tenant au précédent. 2 bonniers 3 quartiers et 47 verges.

22. La Poullerie , à Lys, fief lige tenu par Pierre Li Drus. & bonniers et 44 cents de terre tenant à la terre de Lespierre et aux chemin du bois du Tronquoy. (4) .

23. La Masure , à Roubaix, fief ligg tenu par Alart Li Feures. 3 bonniers 2 cents au hameau du Waut, et des rentes.’

(4) Voir pour la Poullerie, Poillerie, l'acte du mois de mai 1272 (no 114). D'après cet acte le fief de la Poillerie, tenu alors de la Salle de Lille, fut acquis de Jean de Walencamp par Jeanne de Montreul, dame du Fontenoÿ à Roubaix. Jeanne en échangea une partie contre une dîme sise à Gourguemez et aux environs, qu’elle voulait donner à l’abbaye de Flines et que lui céda Gérard de Fontenoit qui la tenait du seigneur de Roubaix. De sorte que cette partie du fief de la Poillerie, comprenant un manoir avec 4 bomiers et 14 cents de terre, fut désormais tenue du seigneur de Roubaix au même titre que la dîme échangée, le surplus ayant été réuni au Fontenoy, en accroissement de fief, par la comtesse Marguerite.

24. Le Petit Quesnoy , à Roubaix, fief lige, tenu par Catherine, fille de feu Huart de Lespierre, consistant en rentes sur des héritages sis près des terres de la Pontenerie.

26. Fief lige tenu par Jacques Trehous. 6 bonniers tenant au fief de le Rue. (1)

26. Le Rue, fief lige tenu par Jean de le Rue. 8 bonniers tenant au précédent et aux terres du sénéchal de Hainaut (Le Fontenoy). Ce fief devait au seigneur de Roubaix un pourceau de 14 sous. (2)

21. Fief innommé à Roubaix , tenu par Jean de Quartes. 3 bonniers 707 verges, tenant au hameau du Pire et aux terres de le Wassenie.

. 28. Le Verbois, à Vières en Hainaut, fief lige tenu par Jean de Verbois. 23 bonniers et des rentes.

Q9. Fief innommé à Roubaix. 2 bonniers 7 cents tenant au fief de la Bourde, aux terres du Bois Hermont et à celles de Jeanne de Courcelles (Le Pret).

30. (Millescamps), à Lys, fief lige tenu par M° Wattier. #4 bonniers et un quartier, tenant aux terres des Boues, au bois du Coulombier et aux terres de Carihem.

31. Le Pret, à Roubaix, fief lige tenu par demoiselle Jeanne de Courcelles. 6 bonniers et demi, des rentes et un terrage. (3)

32. La Couture du Triez, à Hem, tenue par la demoiselle d’Hem. 7 bonniers | sis au terroir de Zampepont ; fief lige devant au seigneur de Roubaix un demipourceau de rente ou 7 sous.

33. Fief démembré du précédent. 3 bonniers devant au seigneur de Roubaix, pour sa.part de pourceau, 5 sous 8 deniers. (Voir le n° 50).

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