‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 8 sur 21 · AO · texte numérisé non relu

AO

1850 , 11 novembre. — Jenn, seigneur de Werchin, recouvre Ia seignourie du Fontenoy.

Archives du Nord, /nventaire des titres et papiers concernant les biens de feu le prince d'Éspinoy dévolus à Sa Majesté par droit de confiscation, ancien 1, 46. — Extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ. 44.

« Lettre en latin faisant mention de la terre de Fontenoit que le roy Jean

rendit à Jean, seigneur de Werchin, fils de Gérard , séneschal de Haynnault, eu l'an 4350. » (1)

1352, 25 mai. — Arrèt dn Parlement en faveur des bourgeois de Lille, contre Jean de Luxembourg, chatelnin de Lille, Robert de Wavrin, seigneur de Lillers , Guillebert, seignenr de Roubaix, Jennne de In Haye , veuve de Mathicu de Saint-Vennnt ,et Jenn de Saint-Venant et d'Erquinghem , fils dudit feu Mathieu , qui s'étaient élevés contre le privilège de l’Arsin. (2)

Roisin, édition Brun-Lavainne, p. 393.

(4) M. Kervyn de Lettenhove qui rapporte aussi ce fait, écrit Fontenay ; je lui emprunte la date du

41 novembre que l'inventaire ne donne pas. (Œuvres de Froissart, T. 23, Table analytique des noms historiques; p. 284).

(2) On a vu par l'acte du 143 décembre 1348 que le seigneur de Roubaix , ainsi que les autres personnages cités dans l'arrêt ci-dessus, avaient traité avec la commune de Lille et qu'ils s'étaient successivement désistés de leur opposition.

Après 1352, on ne rencontre plus de document concernant Gilbert, Gillebert ou Guillebert de Roubaix ; je le suppose père d’Alart, deuxième du nom, qui va suivre, — L'obit de Mgr. Guillebert de Roubaix et de Madame sa compagne se célébrait en l'église de Saint-Martin , le 2 octobre de chaque année. En exétution des lettres de fondation laissées par ces illustres défunts , on faisait aux pauvres, après l'obit,

des distributions de toile, de souliers et d'argent. (Archives de Roubaix, Compte du receveur du Marquisat de Roubaix, CC. 175).

41355 et 1409. — Alnrd de Croix et N. de Croix; leur épitaphe dans l'église de Roubaix.

Recueil d'épitaphes avec blasons coloriés ; manuscrit de la fin du XVI: siècle. (4)

« Au cœur, dessoubz ung marbre bleu :

» Chy gist Allars de Crois lequel trespassa l'an M. {Ile LV, le XXIV° jour du moys de may. Priés pour s’ame. |

» Chygist demisiel........... de Crois du Drumez qui trespassa l’an M. IIIe et IX. » (Pas d’armoiries).

1361 (V.st.), 21 mars. — Alnrd, seigneur de Roubaix, chevalier, en procés avec Jenn, châtelnin de Dounti.

Archives nationales, Parlement de Paris : Lettres et arrêts ; registre X. 47, f 231, où le document est intitulé : « Znter Johannem , castellanum de Duaco , et Alardum, dominum de Robays, milites. »

« Auditis in curia nostra Johanne, castellano de Duaco, ex parte una, et Alardo, domino de Robaix, ex altera, militibus, seu procuratoribus ipsorum in causa appellationis ex parte dicti castellani ad curiam nostram interjecte ab audiencia superioris baillivi nostri Insulensis aut ejus locumtenentis pro eo quod dictus baillivus aut locumtenens in quadam certa causa coram eo interdictas partes pendente cerlam continuacionem a quadam certa die usque ad quindecim dies tunc futuros ex officio fecerat quo vis eidem facere hoc non liceret, ut dicebat

(4) Appartenant à M. de La Phalecque , membre de la Commission historique du Nord.

dictus appellans , consideratis que omnibus que curiam nostram movere potere poterant et debebant.

Per arrestum ipsum eurie dictum fuit dictum castellanum male appellasse et emandabit appellant. ipsum in expen. predicti Alardi condempnando, remittit que dicta curia partes predictas coram dicto baillivo aut ejus locumtenenté processur. ul fuerit racionis.

Pronunciatuin XXI: die marcit Lxi, litigando. » (1)

1362 (v. st.), 33 mars. — Les échevins de Lille rejettent In requète du seigneur de Roubaix demandant qne les Frères prècheurs pussent prendre leur habitation dans l'intérieur de la ville.

Roisin, édition Brun-Lavainne , p. 168.

Le sire de Roubays, ayant présenté requête aux échevins de Lille pour qu'ils voulussent hien consentir à ce que les Frères prêcheurs vinssent demeurer en cette ville dans une maison située à-l'entrée de la rue de la Hamerie et appartenant audit sergneur de Æoubais, les échevins décidèrent que l'objet de cette demande ne pouvait ètre accordé , et déclarèrent de plus que jamais lesdits Jacobins ne pourraient prendre leur habitation dans l’enclos de la ville , excepté seulement lorsqu'il y aurait nécessité, en temps de guerre , de leur accorder un refuge momentané. « Che fu fait le joesdi XXIIT° jours en march devant Pasques, l'an de grasce , MCCCLXII. » (2)

(4) Communiqué par M. Henri Frémaux , de Lille.

(2) Les Dominicains étaient venus à Lille en 1224 ; leur couvent, bâti hors des murs de la ville, à deux pas de la porte Saint-Pierre, s'était trouvé souvent exposé aux dévastations de l'ennemi, et pendant les guerres si fréquentes entre les rois de France et les Flamands il avait été ruiné jusqu’à cinq fois en moins d’un demi-siècle. Cependant le Magistrat de Lille, alléguant on ne sait quel « grant grief et » préjudisce », ne souffrit jamais que les Pères s’établissent dans l'intérieur de la ville, malgré la requête du sire de Roubaix, personnage puissant et considéré, qui avait disposé pour eux une maison dans la ruc de Tournai, et malgré les recommandations du connétable Robert de Fiennes, du roi charles V et même du pape Grégoire X[. Il ne cessa de s’y opposer que lors des troubles des Pays-Bas, vers la fin du XVIe siècle. (Histoire du couvent des Dominicains de Lille en Flandre, par le P. Charles-Louis Richard).

1365, 19 mai. — Les frères de la Fontaine et leurs parents , et Pierre de Roubaix et les siens , soumettent leur querelle an jugement du

comte de Flandre.

Archives du Nord, Sirième cartulaire de Flandre , f° 193 v°.

Mémoire que Jean de Fontaines, Gilles el Bertoul, ses frères, pour eux et pour Jacquemin et Pierret, leurs frères, et pour Jean Loste, à cause de sa femme, sœur desdits de Fontaines, ont soumis au comte de Flandre la rancune , action, demandes et débats qu'ils avaient contre Pierre de Robais et les siens.

1365, 20 juin. — Alard, seigneur de Ronbaix, chevalier, sontient, devant le Parlement de Paris, un long proces contre le chapitre de Tournai, au sujet d'une amende infligée par la cour de Roubaix aux agents dudit chapitre qui, contrairement aux prescriptions du ban d'août que ledit seigneur avaît fait publier en l'an 1363, avaient charrié les

dimes navant lc soleil levé et aprés le soleil conché.

Archives nationales, Parlement de Paris : Lettres et arrêts ; registre X. 20, f° 57 où le document est intitulé : « Znter Decanum et capitulum ecclesie Tornacensis, ex

una parte, el dominum de Robais, ex allera. »

En la cause pendante devant le Souverain Bailliage de Lille , entre le chapitre de Tournai et le seigneur de Roubaix , chevalier, au sujet du charriage des dîmes que ledit chapitre possédait sur le terriloire de Robais, le chapitre demandait à être ajournèé devant le Parlement de Paris, et le seigneur de Robais disait que, les lieux ct les choses en litige étant situés dans le ressort du Souverain Bailliage de Lille, le procès serait mieux et plus commodément jugé à ce siège. La cour du Parlement retient la cause. « Datum Parisiis in Parlemento nostro XX: junii anno Domini millesimo CCC° sexagesimo quinto et regni nostri secundo. » (4)

(1) Communiqué par M. H. Frémaux , de Lille.

418065, 31 août. — Accord ordonné par le comte de Flandre dans la querelle entre les frères de la Fontaine et Pierre de Roubaix, écuyer.

Archives du Nord , Sizième cartulaire de Flandre, f 129 v.

Lettres de l'accord fait et ordonné par le comte de Flandre entre Jean et Gilles de la Fontaine, frères, et leurs parents et amis, « à l'occoison de le bléchure et » mulilation que faite fu à Jaqueme de le Fontaine , leur père , » d’une part, et Pierre de Robays, écuyer, et ses parents d’autre part. — Le comte condamne Pierre de Robays à payer aux frères de la Fontaine 450 francs d’or au coin du Roi. — Ledit Pierre ira en pèlerinage à Saint-Nicolas de Warengeville. — Les lettres de congé de la cour de Parlement données par le Roi aux parties seront déposées à la trésorerie de Saint-Pierre à Lille. (4)

41367, 20 novembre. — Suite du procès soutenu par Alard , seigneur de Roubaix, chevalier, contre le chapitre de Tournai, au sujet du charriage des dimes avant le soleil levé et après le soleil couché.

Archives nationales, Parlement de Paris : Lettres et arréts ; registre X. 49, fes 222 et 224 où le document a pour titre : « Znter Decanum et capitulum ecclesie Tornacensis et Alardum , dominum de Robais, militem. »

« Cum lis mota fuisset in casu novitatis coram nostro gubernatore Insulensis inter decanum et capitulum Tornacensis ex una parte, et Alardum , dominum de Roubays, militem, ex altera, super eo quod dicti decanus et capitulum proponebant que decime quas habent in regno nostro de quibuscumque rebus ipsas

(1) Voir l'acte du 6 mars 1342 (V. st.).

percipiant sunt de patrimonio ecclesie Tornacensis easque tenent manu amortisata ad consèrvacionem juris ecclesie supradicte , necnon quod ipsis existentibus in possessione el saisina a tempore cujus contrarium in memoria non existit vel sufficit ad possessionem acquirandam, et ullimo quadrigandi dictas decimas quas habent in territorio de Roubays ante solis ortum et. post ejus occasum per se et censarios suos , eorumque servitores, per terram et decimarium de Roybays dicto milite sciente non obstante suis bannis , nichillominus dictus miles trahebat ad emendam sexaginta solidorum Johannem de Sasenghien et Jacobum de la Masure, alias le Mercier, dictorum decani et capituli servitores, ob hoc quod ipsi quadrigaverant diclas decimas ante solis orlum el post ejus occasum per terram de Roubayÿs , ipsos decanum et capitulum in eorum possessione et saisina indebite et de novo , ut dicebant, perturbando , propter quod ipsi decanus et capitulum queremoniam fecerant coram eorum gardiatore (1) contra quam se opposuerat dictus miles diesque coram Gubernatore fuerat assignala quare petebant dicti decanus et capitulum pronunciari se debile queremoniam fecisse dictum militem indebite se opposuisse , ipsumque succumbere in sua opposicione, nobisque et parti emendaret manusque nostra ad ipsorum decani et capituli utilitatem levaretur et tenerentur in eorum possessione et saïsina, dictusque miles condempnaretur in expensis. Dicto milite in contrario proponente quod queremonia facla fuerat per diclos decanum et capitulum coram eorum gardiatore , deducta que ad factum et integrata per unumque decani et capituli memoratorum procuratorem se dicebat, quodque die predicta assignata prefati decanus et capitulum procuratorem non exhibuerant virtute cujus se fundaverat dictus procurator dictam queremoniam integrando licet fuissent super hoc parte militis debite requisiti, dicebat eciam quod dictos Johannem et Jacobum trahebat ad emendam qui se non adjunxerant dictis decano et capitulo in queremonia supra dicta , quodque non fiet execucio in bonis decani et capituli ipsis Johanne et Jacobo condempnatis nec non quod ipsos trahebat in emendam per legem et judicium in sua querimonia de Roubays et secundum usum et consueludinem patrie novitas non habet locum, quociens quis alium per legem et judicium prosequitur ad emendam propter que debebant dicti decanus et capitulum ab eorum querimonia cadere secundum

(1) Protector, defensor.

consuetudinem patrie atque usum, dicebat insuper dictus miles quod erat in possessione el saisina a tempore sufficiente ad possessionem acquirendam et ultimo proclamandi mense avgusti, in sua terra de Roubays, quod nullus quadriget ibidem dicto mense ante solis ortum nec post ejus occasum sub pena sexaginta solidorum, ipsosque trahendi ad emendam prefaiam , eamque levandi et percipiandi ab ipsis qui contra bannum quadrigaverint supra diclum eciam si gentes fuerint vel servitores decani et capituli predictorum , quodque dicti Johannes et Jacobus quadrigaverant in dicla sua lerra dicto mense et post predictum bannum seu proclamacionem factam ante solis ortum et post ejus occasum anno Domini M° CCC’ sexagesimo tercio, et ob hoc ipsos in curia de Roubays dictus miles trahebat ad emendam supra dictam suas possessionem et saisinam continuando ; quare dicebat dictos decanum et capilulum eorum querimoniam indebite fecisse seque debite opposuisse, quodque debebant cadere ab eorum querimonia et novitate ; petebatque dictus miles.quod manus nostra ad sui utilitatem levaretur emendarentque decanus et capilulum novitatem, dictoque milili condempnarentur in expensis. Inquesta et igilur super hoc facta , et virtute quarumdem litterarum per decanum et capitulum memoratos a nobis impetratarum ad curiam nostram remissa , auditisque partbus, salvis reprobationibus traditis per decanum et capitulum memoratos, cum dictus miles suis reprobationibus renunciasset ad judicandum in statu quo erat recepla, ea visa et diligenter examinata reperto quod sine reprobationibus poterat judicari. Per judicium curie nostre dictum fuit dictos decanum et capitulum ab eorum querimonia et novitate cecidisse emendabuntque decanus et capitulum memorati emenda in curia dicli gubernatoris consuela, et per idem judicium dicta curia manum nostram in re contenciosa appositam ad ulilitatem dicti militis levavit et levat ipsos que decanum et capitulum in dicti militis expensis condempnavit et condempnat, earum taxacione curie. nostre reservala. Pronunciatum die XX novembris anno LXVII. » (1)

(4) Copie communiquée par M. H. Frémaux, de Lille.

1871, 30 août. — Suite du procès soutenu par Alard, seigneur de Roubalix, chevalier, contre le chapitre de Tournai, au sujet du charriage des dimes avant le soleil levé et après le soleil couché.

Archives nationales, Parlement de Paris : Lettres et arrêts ; registre X. 22, f° 247.

(La cause est ramenée à faits).

« Per arestum ejusdem curie nostre dictum fuit : quod dicta queremonia seu impetratio dictorum decani et capituli erat et est bene et debite formata, nec venerunt contra arrestum vel judicatum predictum, quo ad principale vero et eciam quo ad causam dictorum atteimptatorum et partes ipse non possunt sine factis expediri ; et idcirco facient facta sua , super quibus inquesta facta et eidem curie reportata fiet jus, expensis omnibus in diffinitiva reservatis. — Pronunciatum die XXX* augusti M CCC LXXI. » (1)

18332, 6 avril. — Rapport et dénombrement du fief de Fontenoy.

Archives du Nord , Répertoire des fiefs tenus de la Salle de Lille, f* AO. — Manuscrit de Jean Scapelinck, Recueil général des fiefs tenus de la Salle de Lille. — Archives de Roubaix , registre AA, 2, P 2.

« Rapport de Jean, sire de Werchin, senechau de Haynau, du 6 d'avril 4372, — f XXVI v° du pelit registre , — séant ès paroisses de Roubaix et Wattrelos, ès lieux qu'on dit au Iault Fontenois et à le Biecque , contenant en manoir, bois et terres hanables xLn Lbonniers d’héritage ou environ, 3 bonniers de rejects ; en rentes xIx Sols, x1 auwes, Li S., Ix razières de froment, xx11 chappons, n1 razières et demie de froment , xxvu sols, Lvi razières d'avoine ou environ ; — à dix livres de relief et à justice de vicomté. »

(4) Extrait communiqué par M. H. Frémaux , de Lille.

41872 (V. st.), 25 février. — Rapport et dénombrement de la seigneurie de Roubaix, par Alard II, sire de Roubaix.

Archives du Nord , Répertoire des fiefs tenus de la Salle de Lille, f° 100. — Maouscrit de Jean Scapelinck, Recueil général des fiefs tenus de la Salle de Lille. (1) — Archives de Roubaix, registre AA, 2, fo 4.

« Rapport d’Alars, sire de Roubaix, du 25 février 1372, — au petit registre fol. XVIII, — contenant vi‘ et v bonniers en diverses paroisses, xu1 muyds un havot de bled, xxvin muyds vi razières un havot d'avoine, 1x* vnr chappons, mr“ 1 poules , x sous louisiens, un pourcheau. Item le vinaige au lieu dé Fouckiencrois et au ponchiel en le cauchie de Roubaix ; (2) — à toute justice de vicomté. » oo | \

1877 (V. st.), 14 avril. — Suite du procès soutenu par Alard , seigneur de Roubaix , chevalier, contre le chapitre de Tournai, au sujet du charriage des dimes avant le soleil levé et après le soleil couché.

Archives nationales, Parlement de Paris : Lettres et arrêts, registre X. 27, f° 247. « Inler decanum et capitulum ecclesie Tornacensis ac procuratorem regis et dominum : Alardum de Robais, mililem. »

« Per judicium curie nostre dictum fuit quod dictus de Robais tenebitur et conservabitur in suis possessionibus et saisinis antedictis, impedimentaque per dictos de capitulo apposita eadem nostra curia amovit et amovet, et per idem

(1) Ces deux sources reportent au « petit registre fol. XVIII », lequel petit registre ne se trouve pas aux Archives du Nord.

(2) Rue Neuve, près de la rue actuelle des Fabricants.

judicium dicla curia nostra predictum militem ab impeticionibus attemptatorum predictorum absolvit, et in expensis hujus cause predictos de capitulo condemnawvit et condemnat, taxacione earundem eidem curie nostre reservata. — Pronunciatum die XIII aprilis anno LXXVII° ante Pascha. » (1)

41877 (V. st.), 14 avril. — Sentence du Parlement de Paris sur le procès iutenté par Alard, seigneur de Roubaix, chevalier, au chapitre de Tournai dont les agents, charriant les dimes , avalent détruit des barrieres et des fossés que ledit seigneur navaît fait établir.

Ârchives nationales, Parlement de Paris : Lettres et arrêts ; registre X. 27, f° 248.

« Lite mota in nostra Parlamenti curia inter Alardum dominum de Robais, militem , et proc@ratorem nostrum , in quantum quemlibet eorum tangere poterat, actores , ex parte una , et decanum et capitulum ecclesie Tornacensis , defensores, ex altera, super eo quod dicti actores proponebant quod licet dictus de Robais esset et fuisset in possessione et saisina libere construendi et construi faciendi factas (2) et fossata per lerram et decimagium de Robais tociens quociens sibi placebat , absque eo quod dicti de capitulo possent predictas factas seu fossata arrade vel destruere, scientibus dictis de capitulo et pacientibus a tanto tempore de cujus contrario memoria hominum nôn extabat vel saltem quod sufficiebat ad bonam possessionem retinendam , nichilominus predicti de capitulo nonnullas factas et fossata per dictum de Robaïs constructas destrui fecerant, dictum militem in suis possessione et saisina indebite et de novo perturbando, ac eciam certo processu pendente inter partes predictas coram suppremo baillive Insule et Tornacesii super quadrigagio decimarum dictorum de capitulo ante solis ortum vel post ejus occasum , manuque nostra super re contenciosa propter debatum.

(4) Communiqué par M. H. Frémaux , de Lille.

(2) Je n'ai pas trouvé ce mot dans Du Cange ; il paraît avoir la signification de barrières.

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