LES CONCILES
Après l'Ecriture sainte et les Pères, nous n'avons point de monuments plus sacrés que les conciles généraux et particuliers.
La sainteté et le nombre de ceux qui ont assisté à ces augustes assemblées en rendent les décisions trés-yénérables.
Un conciFe est appelé général lorsque tous les prélats de la chrétienté y assistent et que, d'ailleurs, il réunit les autres conditions nécessaires. Par concile particulier on entend l'assemblée de plusieurs évêques, convoqués par celui d'entre eux qui a le pouvoir de le faire.
La pureté delà foi, l'intégrité des mœurs, le nerf de la discipline, sont établis et sauvegardés par les conciles. Les conciles œcuméniques qui ne sont que l'Eglise assemblée sont nécessaires à l'Eglise et à la religion, d'une utilité extrême pour la société et d'une importance vitale pour le monde.
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Quel spectacle que celui de tous les évêques du monde, assemblés pour rendre témoignage à la vérité, mais non pour la fabriquer! dit un grand théologien; car toute vérité révélée est en germe dans l'Ecriture ou dans la tradition; il suffît de Vy découvrir et de la déclarer; et voilà précisément en quoi consiste la mission testimoniale du concile.
Ce qu'il y a d'imposant, c'est que l'assemblée œcuménique est infaillible. Toute autre assemblée d'hommes sur terre peut se tromper; mais le concile, non. Ecoutez Jésus-Christ : Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles ; je vous assiste à tout instant : donc vous ne pouvez errer. Les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre mon Eglise. Je prierai mon Père et il vous donnera un autre Paraclet qui restera toujours avec vous. Quand cet Esprit de vérité viendra^ il vous enseignera toute vérité : donc point d'erreur. Saint Ambroise : Décréta conciliorum, hœreditaria signacida nidlius terneritate violanda. Saint Augustin : Donec plenario totim orbis concillo (Nicœno) quid sentiatur remotis dubitationihus firmaretur.
Célestin, pape, en parlant du concile d'Ephése : Spiritîim sanctum interesse concillo. Saint Léon le Grand : Regulam divinâ inspiratione prolatam oui nihil addi possit nec minui.
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Quand ces assemblées ont parlé, ont statué, ont décrété, c'est la vérité de la foi, la vérité des mœurs, la vérité de la discipline. Leurs décisions écrites, qui s'appellent canons, sont les régies de la religion desquelles on ne peut s'écarter sans s'exposer à la damnation. Toutes ces régies sont des monuments quelconques ou de foi, ou de morale ou de discipline ; elles sont recueillies et écrites et c'est ce qu'il faut étudier.
Le prédicateur appuiera donc ses propositions d'abord de VEcritiire, ensuite des Pères et enfin des conciles : les trois preuves les plus solides comme témoignages intrinsèques. Si vous pouvez donc vous procurer quelques sommes des conciles, faites-le. Au reste, leurs décisions principales se voutrent dans les bonnes et riches théologies; c'est là plutôt que l'on peut les apprendre. Le docteur évangélique doit se rendre infaillible en s'appuyant sur des autorités infaillibles.
Prêchez, guidés que vous serez par trois boussoles : la boussole de l'Ecriture, la boussole des Pérès et la boussole des conciles, et ces trois boussoles ne sont qu'une boussole : Dieu. Au lieu de vous arrêter aux petits bourbiers et aux raies crasseuses des champs, allez boire aux trois grand fleuves : au fleuve de la Bible, au fleuve des Pères et au fleuve des conciles, et vous donnerez de votre plénitude, et cette plénitude ne
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