‹ Sources des idées médicalesChapitre 5 sur 12 · JEAN-CHARLES DES-ESSARTZ · texte numérisé non relu

JEAN-CHARLES DES-ESSARTZ

Jean-Charles Des-Essartz, fils d’un officier de génie très distingué, était né en 1792 à Bragelone, à quatre lieues de Bar-sur-Seine, en Champagne.

Ilcommença ses humanités à Tonnerre et les acheva ainsi que sa philosophie au collège de Beauvais à Paris.

Les Jésuites désirèrent l’attirer dans leur ordre. N'ayant pas de goût pour la théologie et ne voulant point sacrifier sa volonté, il donna la préférence à la médecine et se livra avec ardeur à l'étude de cette science. |

Poursuppléer à la modicité de sa fortune, il donna des leçons de mathématiques : et la Faculté de Paris exigeant alors des frais considérables, il alla prendre le doctorat à l’Université de Reims.

Après avoir rempli cette formalité, Des-Essartz s'établit d’abord à Villers-Cotterets avec le titre de médecin du duc d’Orléans,puis à Noyon.

Le zèle éclairé qu’il montra dans le traitement de diverses épidémies, les mémoires intéressants qu’il eut soin de communiquer à la Faculté: de: Paris obtinrent le suffrage de cette Société savante ; elle

témoigna le désir de voir ce médecin habile exercer ses talents sur un plus grand théâtre.

Flatté de ce témoignage d'estime, Des-Essartz revint dans une ville qu'il n’avait quittée qu'à regret. Admis au doctorat en 1969, il fut nommé professeur de chirurgie en 1770, professeur de pharmacie en 1775, doyen en 1776.

Il exerçait ses honorables fonctions, lorsque Lassonne et Vicq d’Azyr sollicitèrent et obtinrent la fondation d’une Société royale de médecine. Des- Essar1z fit des efforts aussi pressants qu’inutiles pour empêcher la formation de ce nouveau corps académique dans lequel il voyait un foyer de haine, de, dissensions et de rivalités nuisibles aux progrès de Vart. Heureusement ses craintes ne se réalisèrent point. |

La Faculté continua de répandre l'instruction el la Société royale de médecine publia des mémoires du plus haut intérêt.

Quand l’Institut remplaça les académies que la Révolution avait détruites Des-Essariz y fut admis un des premiers et se montra constamment un des membres les plus zélés de ce corps illustre.

Il succomba à l’âge de 81 ans, le 13 avril 1811, à la suite d’un catarrhe pulmonaire.

Cuvier a prononcé à l’Institut l’éloge de Des- Essartz. |

Louis a lu à la Société médicale d’énulation et publié dans son bulletin une biographie de ce médecin.

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Une pratique très étendue et généralement heureuse ne laissa à Des-Essartz qu’un temps fort limité pour les travaux de cabinet. Ses écrits ne sont, en effet, ni aussi nombreux ni aussi considérables qu’on pourrait le penser d’après la longue carrière qu'il a parcourue et l’époque à laquelle parut son premier ouvrage.

En 1760, il publie la première édition de son Traité de l'Éducation corporelle des enfants en bas âge ou réflexions pratiques pour procurer une meilleure constitution aux citoyens. En 1800, il y eutune deuxième édition augmentée d’un avertissement et d’un sup- plément. La première édition avait été traduite en allemand par Krünitz, en 1963.

En 1811, parut un Recueil de discours, mémoires observations de médecine clinique où se trouvent réunis les divers opuscules publiés partiellement par l’auteur. On y distingue un mémoire curieux sur les propriétés médicales de la musique, un discours sur les inhumations précipitées, un essai sur la topographie médicale du canton de Paris, une lettre sur le salep.

On doit encore à Des-Essartz une édition de la matière médicale de Jean Frédéric Cartheuser : Fondamenta materiae medicaae. Et il y a joint des notes. ‘

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